Rennes (Ille-et-Vilaine)

Grève à TDF : les salariés ne veulent pas payer pour les banques et les actionnaires

Brève
28/06/2009

La direction de TDF a annoncé un plan de suppression de 550 postes sur toute la France, soit le quart du personnel. Les patrons prétextent l'endettement de TDF, et une baisse du chiffre d'affaire due à la chute des recettes pour la technologie analogique.

TDF, anciennement ORTF, a d'abord été revendue à France Telecom, qui l'a ensuite vendue en 2002 pour partie à des fonds d'investissements, à AXA et à la Caisse des dépôts. Pour ces fonds d'investissements, la manipulation financière a consisté à racheter une partie de l'entreprise en empruntant aux banques ,et c'est maintenant aux salariés que les actionnaires présentent la note !

80% des salariés de TDF étaient donc en grève les 22 et 23 juin pour protester contre le plan de suppressions d'emplois. Ils ont tenu à dire lors du Comité central d'Entreprise qu'ils ne voulaient pas payer pour les banques et les actionnaires, et que la chute des recettes de l'analogique était non seulement prévisible, mais largement compensée par les autres revenus de l'entreprise !

Le 23 juin, tout en maintenant un piquet de grève devant l'entrée du site de Rennes-Atalante, la plupart d'entre eux sont partis manifester à Paris et se sont retouvés avec leurs collègues de tout le pays à 700 au pied de la Tour Eiffel. Ils ont aussi occupé le siège de l'entreprise et demandé des comptes à leur PDG en le retenant quelques temps avec eux...

Cette forte mobilisation, du "jamais vu" de l'avis de tous, les a encouragés à continuer de mettre la pression sur leur direction à la rentrée prochaine.

Saint-Brieuc (Côtes d'Armor)

Chaffoteaux : non aux licenciements

Brève
19/06/2009

Après avoir fait main basse il y a 8 ans sur l'entreprise Chaffoteaux qui comportait encore 870 salariés, l'avoir dépouillé progressivement de ses machines et de la plupart de ses salariés au travers de plans successifs de suppressions d'emplois, et ces derniers mois en ayant recours au chômage partiel, le groupe MTS termine aujourd'hui son sale boulot en annonçant aux 250 travailleurs demeurant à l'usine 207 licenciements, voire 149 « seulement » mais à condition d'être, entre autres conditions, exonéré de taxes professionnelle et foncière pendant 4 ans... Un chantage que tout le monde trouve évidemment inacceptable.

Le cynisme avec lequel les dirigeants de MTS, après bien d'autres, se débarrassent des travailleurs, conforme à l'image de ces patrons où seul le profit réalisé avec la sueur et le sang de ceux qu'ils exploitent compte, est sans borne.

Quand ils considèrent que cela ne suffit plus, ils ferment, sans états d'âme, quitte à plonger dans la détresse des familles entières.

Mais les travailleurs de Chaffoteaux ne se laisseront pas mettre dehors sans réagir. Ils en ont les moyens, et surtout des alliés parmi les autres travailleurs de la région. Car personne, aujourd'hui n'est à l'abri de la cupidité des patrons.

Rennes (Ille et Vilaine).

Mobilisation contre une suppression de poste

Brève
17/05/2009

Des enseignants, des élèves et des parents d'élèves du lycée Jean Macé se mobilisent contre la suppression d'un poste de CPE (Conseiller Principal d'Education). Le lycée en comptait 4, il y a quelques années. Il n'en resterait plus que 2. En Ille-et-Vilaine, ce seront même 3 postes de CPE au total qui disparaîtront.

Cette suppression de poste choque d'autant plus, que ce lycée est montré en exemple pour sa mise en oeuvre de l'aide individualisée en seconde. Or, c'est justement le poste du CPE chargé de ce travail qui est supprimé.

Face aux économies, les grands discours sur la pédagogie ne pèsent pas lourd.

Pont-de-Buis (29)

Les patrons de Livbag « tuent des emplois »

Brève
17/05/2009

Les 950 salariés de l'entreprise Livbag à Pont-De-Buis ont appris la semaine dernière que la direction envisageait un plan de 133 suppressions d'emplois, en plus des dizaines d'intérimaires qui ont déjà été mis à la porte.

Les travailleurs de cette usine fabriquent des générateurs de gaz pour airbags.

Même si l'entreprise a vu ses ventes diminuer cette année, elle fait des bénéfices depuis des années. Et depuis 2000, cette usine est une filiale du géant suédois Autoliv, le numéro 1 mondial de l'équipement de sécurité automobile (ceintures, airbags) qui emploie 40000 travailleurs dans le monde. Un groupe qui a largement de quoi maintenir les emplois. Rien qu'au second trimestre 2008, le bénéfice du groupe Autoliv avait bondi de 57%. Ce qui ne l'avait pas empêché d'annoncer "un plan d'économie" menaçant ainsi 3000 emplois.

Pour les salariés de Livbag à Pont-De-Buis, 133 suppressions d'emplois supplémentaires cela voudrait dire des cadences encore en augmentation, avec moins de monde sur les lignes.

Et ce serait 133 chômeurs en plus, alors que rien que dans cette petite commune de 3600 habitants, l'entreprise en électronique Novatech a supprimé 66 emplois en janvier dernier.

Comme toutes les grandes entreprises, qui voient leur production baisser ou pas, la priorité pour elles, c est de maintenir les bénéfices pour les actionnaires et de faire payer la note aux travailleurs.

C'est inacceptable !

Finistère

Doux : dur à la détente

Brève
17/05/2009

"500 euros tout de suite et vous retirez votre recours aux prud'hommes". Voilà ce que se sont vu proposer les 300 salariés de l'usine Père Dodu de Quimper par leur Direction.

Depuis des années, le patron ne paye pas le temps de pause et économise ainsi des milliers d'euros sur le dos des salariés. C'est pour cette raison que des centaines de travailleurs de l'usine de Quimper, mais aussi ceux de l'usine de Châteaulin du même groupe, le groupe Doux, ont attaqué le patron en justice. L'affaire concerne les 1200 salariés du groupe agro-alimentaire, et elle traîne devant les tribunaux depuis 5 ans. Les patrons de Doux comptent sûrement sur la lenteur de la justice bourgeoise en espérant que les travailleurs retirent leur plainte.

Mais il est moins sûr que les 500 euros proposés par le patron suffiront.