La Gacilly (Morbihan)

Mort d'un philanthrope

Brève
31/12/2009

Vous revendiquez, je ferme !

Yves Rocher, PDG d'une multinationale de la cosmétique, a été enterré en grandes pompes dans le village où il possédait son entreprise principale et où il avait été maire pendant 40 ans.

Qui se souvient que ce philanthrope avait, en 2005, licencié 133 ouvrières à Ouagadougou, au Burkina Faso, et mis la clé sous la porte d'une des usines qu'il possédait en Afrique, au prétexte qu'elles revendiquaient de meilleures conditions de travail et des salaires corrects ?

Installées, par plus de 40°, dans un hangar sans aération et mal éclairé, elles travaillaient 10 heures par jour, assises sur des bancs, avec interdiction de parler et de se lever pour se dégourdir les jambes. Elles ne bénéficiaient ni de visites médicales ni de congés maternités...

Obligées de fournir parfois en deux mois la production exigée auparavant en six, et mises par contre en chômage technique sans rémunération...

Et cela pour un salaire de 15 € par mois, le tiers du salaire local, payées à l'heure et non au mois...

Encore un bienfaiteur de l'humanité qui s'en va !

Saint-Brieuc - (Côtes d'Armor)

Ras-le-bol à Carrefour

Brève
28/12/2009

Coup de colère, lundi dernier à l'hypermarché de Saint-Brieuc : Carrefour bloqué pendant 5 heures

La quasi totalité du personnel a débrayé pendant 5 heures, bloquant les portes du magasin, le temps que les syndicats obtiennent de la direction de l'établissement quelques promesses concernant « l'adaptation ponctuelle des effectifs au pic du chiffre d'affaires du magasin jusqu'à la fin de l'année » et la mise en place de groupes de travail afin « d'améliorer la communication et le dialogue social au sein du magasin ».

Sous effectifs, suppression de personnel, charge de travail toujours en augmentation, pressions incessantes de l'encadrement... il fallait bien qu'un jour ou l'autre le ras le bol s'exprime.

Voilà qui est fait, la direction sait maintenant que les salariés sont capables de réagir fermement à ses provocations.

Rennes (Ille-et-Vilaine)

Legris, une des plus grosses fortunes de Bretagne, a "des difficultés"!

Brève
06/11/2009

Plusieurs centaines de salariés appartenant à l'entreprise Keyria, filiale du groupe Legris (2800 salariés) ont manifesté le 4 novembre devant le siège social du groupe à Rennes.

Keyria se présente comme « le leader mondial de l'ingénierie des matériaux de construction ». Huit de ses filiales ont été récemment mises en redressement judiciaire suite à une soi-disant baisse des carnets de commandes. Les salariés sont donc inquiets des éventuelles conséquences sur leur emploi.

Pourtant, le groupe Legris a réalisé un résultat net de 226 millions d'euros en 2008. Ce résultat s'explique en partie par la revente en juin 2008 de la Division Legris cédée à l'américain Parker Hannifin, division qui comptait plus de 1800 salariés.

Enfin, Keyria a profité de prêts de l'État pour faire face à ses « difficultés »...

Bref, les propriétaires du groupe sont pleins aux as et auraient largement les moyens de maintenir les emplois en prenant sur leurs profits.

Ces travailleurs dispersés dans les 8 filiales de Keyria ont su ensemble exprimer leur colère aux ras des moustaches du vrai responsable : ils ne se sont pas trompés de cible !

Rennes (Ille-et-Vilaine)

Faut pas compter sur les patrons

Brève
24/10/2009

Régulièrement, PSA se vante de se préoccuper du sort des travailleurs handicapés en fournissant du travail à Bretagne Ateliers, une entreprise qui emploie essentiellement des travailleurs handicapés.

Mais cette année, avec la baisse des commandes de PSA, c'est l'État qui a dû aider Bretagne Ateliers avec une subvention de 500 000 euros pour éviter les licenciements.

Quand leur travail ne rapporte pas assez, PSA est beaucoup moins soucieux des travailleurs handicapés...

Rennes (Ille-et-Vilaine)

Grève à TDF : les salariés ne veulent pas payer pour les banques et les actionnaires

Brève
28/06/2009

La direction de TDF a annoncé un plan de suppression de 550 postes sur toute la France, soit le quart du personnel. Les patrons prétextent l'endettement de TDF, et une baisse du chiffre d'affaire due à la chute des recettes pour la technologie analogique.

TDF, anciennement ORTF, a d'abord été revendue à France Telecom, qui l'a ensuite vendue en 2002 pour partie à des fonds d'investissements, à AXA et à la Caisse des dépôts. Pour ces fonds d'investissements, la manipulation financière a consisté à racheter une partie de l'entreprise en empruntant aux banques ,et c'est maintenant aux salariés que les actionnaires présentent la note !

80% des salariés de TDF étaient donc en grève les 22 et 23 juin pour protester contre le plan de suppressions d'emplois. Ils ont tenu à dire lors du Comité central d'Entreprise qu'ils ne voulaient pas payer pour les banques et les actionnaires, et que la chute des recettes de l'analogique était non seulement prévisible, mais largement compensée par les autres revenus de l'entreprise !

Le 23 juin, tout en maintenant un piquet de grève devant l'entrée du site de Rennes-Atalante, la plupart d'entre eux sont partis manifester à Paris et se sont retouvés avec leurs collègues de tout le pays à 700 au pied de la Tour Eiffel. Ils ont aussi occupé le siège de l'entreprise et demandé des comptes à leur PDG en le retenant quelques temps avec eux...

Cette forte mobilisation, du "jamais vu" de l'avis de tous, les a encouragés à continuer de mettre la pression sur leur direction à la rentrée prochaine.