RENNES (35)

La preuve par l’image ?

Brève
07/10/2019

La Direction de l’usine PSA de la Janais se vante d’avoir embauché 31 travailleurs en CDI cette année. Autant dire quasiment rien par rapport au millier d’intérimaires qui fait tourner l’usine.

Sans avoir peur du ridicule, elle a publié des photos des « cérémonies d’accueil » des nouveaux embauchés.

Ils sont si peu nombreux qu’il y a plus de chefs que d’embauchés sur les photos !

Rennes (Ille et Vilaine)

À Rennes, Lutte ouvrière réunit « le camp des travailleurs » pour sa fête annuelle

source : Ouest France

Brève
06/10/2019

Des centaines de sympathisants ont suivi débats, conférence scientifique, l'allocation politique et concert

Jusqu’à minuit, samedi 5 octobre, Lutte ouvrière a tenu sa fête annuelle. Au centre social Carrefour 18, l’humeur est légère. Le discours est lui plein de gravité. Le parti trotskiste assure au passage qu’il présentera bien une liste à l’élection municipale de Rennes.

Au centre social Carrefour 18, situé 7, rue d’Espagne, des gamins s’amusent autour d’un stand de maquillage ou à la pêche aux canards. Des sympathisants de Lutte ouvrière s’occupent au troc de livres. D’autres préfèrent assister à la conférence scientifique ou au concert sur lequel l’effigie de Trotsky veille.

L’humeur est légère. Le discours des porte-paroles de Lutte ouvrière, Fabrice Lucas, Valérie Hamon et Florence Defrance, se montre, lui, plus grave.

Dénonçant une « exploitation des travailleurs de plus en plus féroce » sur fond de « crise écologique qui s’approfondit » et de « montée de l’obscurantisme avec l’extrême droite », « on se rend compte que beaucoup de travailleurs se posent aujourd’hui des questions », estime Valérie Hamon qui a notamment représenté le parti lors de l’élection municipale de 2014 (1,69 % des voix).

Une liste Lutte ouvrière aux municipales

Voyant dans le mouvement des Gilets jaunes un motif d’espoir, Florence Defrance a le sentiment qu’une « prise de conscience est en cours. Il faut aussi que le camp des travailleurs prenne conscience de sa force. »

Puis de décrire une société qui « craque de partout », avec la crise des hôpitaux, l’incendie de l’usine de Rouen symbole d’un capitalisme destructeur ou même avec, plus localement, « PSA. Il y a 15 ans, nous étions 12 000 travailleurs. Aujourd’hui nous sommes moins de 2000 en CDI. Les autres ont des statuts précaires », affirme Fabrice Lucas, élu au conseil municipal de Saint-Jacques et par ailleurs employé à PSA et syndiqué CGT.

Lutte ouvrière défendra-t-il ses couleurs à l’élection municipale de Rennes ? « Bien sûr que nous défendrons nos idées et que nous serons présents à l’élection, indique Valérie Hamon. Et contrairement à d’autres partis, nous, nous serons clairs. Nous sommes le camp des travailleurs. »

Bretagne

Racket sur les légumes

Brève
30/09/2019

La Centrale coopérative agricole bretonne (Cecab, groupe d’Aucy) vient d’être condamnée à une amende de 18 millions d’euros pour entendue avec d’autres groupes industriels pendant 13 ans sur un partage du marché des légumes en conserve aux dépens des consommateurs.

Le groupe Bonduel a lui aussi participé à ce racket mais est exonéré d’amende car c’est lui qui a révélé l’arnaque…

Selon la Cecab, cette amende ne mettra pas à mal sa santé financière : en effet les amendes infligées par la Commission Européenne sont bien inférieures aux profits réalisés durant les ententes.

Rennes (35)

Non aux violences faites aux femmes

Brève
30/09/2019

150 personnes se sont rassemblées vendredi 27 septembre à Rennes pour protester contre le manque de moyens du plan d’action du gouvernement contre les violences faites aux femmes.

Alors que 220 000 femmes sont victimes de violences conjugales et que 106 femmes ont perdu la vie sous les coups de leurs conjoints depuis le premier janvier, les six millions du plan d’action du gouvernement apparaissent comme dérisoires.

Le Rheu (35)

Le profit n’a pas d’odeur

Brève
30/09/2019

Le groupe Paprec a remporté le marché du tri des déchets recyclables de Rennes Métropole en 2015. Il s’enorgueillit d’avoir investi 23 millions d’euros dans une usine de tri, ouverte au Rheu en juillet 2016, qui compte 100 travailleurs.

Si le directeur de production délivre ses conseils pour que la population respecte mieux le tri ménager, il se garde bien de nous indiquer les bénéfices réalisés par ce groupe privé.

Et oui, les déchets, ça rapporte…