Rennes (35) :  PSA la Janais

Echo d'entreprise
12/05/2020

AUCUNE CONFIANCE

La direction prévoit la reprise du travail à partir du 18 mai. Elle prétend qu’elle a tout prévu pour qu'on travaille en sécurité et sans risque de contamination par le virus.

De la théorie à la réalité, il y a souvent un gouffre.

Ce sera chacun d’entre nous qui pourra juger sur son poste de travail.

Pas question de travailler dans de mauvaises conditions.

 

 

LE BON RYTHME ?

La direction dit que la reprise se fera en douceur.

Mais, on peut être sûr que rapidement elle voudra augmenter la production quelles que soient nos conditions de travail.

Ne nous laissons pas entraîner dans sa folie.

 

 

ÇA, C'EST SIGNÉ

Avec le déconfinement, c’est l’avalanche de consignes sanitaires pour tous les lieux de travail. C'est soi-disant pour prendre toutes les précautions.

En fait, en cas de virus attrapé sur le lieu de travail, les patrons, y compris PSA, cherchent à faire porter le chapeau aux travailleurs.

S’ils commencent à faire la morale à coup de règlement intérieur ou de fiche verte, comme d’habitude, il faudra leur rappeler qu'ils sont les premiers responsables des risques qu'ils nous font prendre.

Rennes (35) :  Sécurité Sociale

Echo d'entreprise
12/05/2020

DÉCONFITS

Pour beaucoup d’entre nous, le retour sur site ne devrait pas se faire avant un moment.

Que l’on veuille revenir ou pas sur site, notre priorité est un maximum de sécurité sanitaire pour tous.

 

DIRECTION PAS PRESSÉE NON PLUS

A l’URSSAF, le directeur s’est adressé au personnel, par webinaire. Ce qui en ressort,  c’est que le télétravail va continuer. Même si on a le choix de revenir au bureau, il ne faudrait pas que nous soyons nombreux.

Il faudrait réaménager les espaces de travail…des travaux en perspective.

 

TELETRAVAIL SOUDAIN ACCESSIBLE

Le passage au télétravail chichement accordé auparavant est devenu la règle.

Comme quoi rien n’est impossible !

 

PROTÉGEONS NOS CONDITIONS DE TRAVAIL

Il a fallu se débrouiller, pour certains s’occuper des enfants. Il n’y avait pas toujours de pièce adaptée, voire  séparée pour délimiter l’espace de télétravail, de siège conforme au travail sur écran. Les connexions laissent parfois à désirer…

A domicile, comme au bureau, faisons-nous entendre ! Mettons en place notre propre réseau d’expression !

 

UN NICOLAS REVEL AUX ORDRES

Le directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie n’a eu, semble-t-il, aucune hésitation pour décider de mettre à disposition du gouvernement entre 3 à 4 000 agents des CPAM pour le « contact tracing » sanitaire.

Alors que des milliers de postes ont été supprimés dans les caisses de Sécu, voilà soudain des milliers de postes encore disponibles, étonnant non !

 

SÉCUOUTAI

La Sécurité sociale a lancé une opération de communication baptisée #LaSécuEstLà sur les réseaux sociaux, pour témoigner de son engagement de service public pendant l’épidémie.

Et quand elle supprime des postes, bloque les salaires et ferme des accueils, elle est où la Sécu ?

 

Rennes :  La situation au CHU

Echo d'entreprise
05/05/2020

UNE INCURIE CRIMINELLE

Plusieurs enquêtes et études montrent que le personnel soignant a été particulièrement touché par le covid-19. Il aurait été dix fois plus contaminé que la population en générale.

Cela n’est pas étonnant quand on sait combien il a manqué de matériel de protection dans les hôpitaux, mais aussi dans tous les secteurs de la santé.

 

PAS DE BARATIN : UN VRAI SALAIRE

Les conditions d’attribution de la « prime covid-19 » ne sont pas encore connues. Mais tout laisse à penser que le gouvernement va pinailler pour nous donner le minimum.

Pour lui, quand il s’agit d’affronter le virus, nous sommes des « héros », mais pour une réelle et conséquente augmentation de salaire, nous ne sommes plus rien !

 

PROTÉGEONS NOS CONDITIONS DE TRAVAIL

Pendant cette période covid-19, les effectifs ont parfois été renforcés dans certains services.

Dans d’autres, la baisse d’activité a permis de travailler dans des conditions normales.

Avec la reprise de l’activité habituelle, la direction voudra revenir à des ratios plus serrés. Il ne faudra pas la laisser faire.

 

UNE CONTAGION À ENCOURAGER

Nos collègues de l’hôpital de Guingamp se mobilisent contre leur direction qui leur impose de prendre des RTT ou des récupérations d’heures supplémentaires, au lieu de les mettre en absences rémunérées quand elle n’a pas besoin d’eux à cause du coronavirus.

Ils ont raison de ne pas se laisser faire. Partout les directions sont à l’offensive contre les salariés.

Il faut une épidémie de luttes, plus virulente encore que celle du covid-19.

 

 

Lorient (Morbihan) :  Echos de l'Arsenal

Echo d'entreprise
05/05/2020

L’IDOLE DES JEÛNE(S)

Pour la reprise, tout semble avoir été prévu : le travail en bordée, par équipes dès 6h jusqu’à 12h et de 13h à 19h. Pour la restauration par contre, rien de prévu, il faudra manger avant ou après le boulot. Entre le lever et le retour à la maison, ça fera pas de loin 8 heures sans manger.

La direction veut-elle nous faire perdre les kilos que nous aurions pris pendant le confinement ?

LES ACQUIS, ILS SONT À NOUS

Sur le site de Lorient, la direction prévoit une reprise en 2X6, voire en 3X6 comme au hall préfabrication. Tout ça sans aucune prime d’équipe.

En fait elle profite de la situation pour rogner sur nos acquis !

ILS PARTAGENT

La participation et l’intéressement sont tombés. Ça n’a pas fait un grand plouf. Les ouvriers d’Etat ne seront pas trop éclaboussés, ils ne toucheront que l’intéressement, et encore moins les sous-traitants, qui eux sont exclus de ces versements.

Tous dans le même bateau pour le construire, mais beaucoup restent à quai le jour du partage de la godaille.

À NOUS DE CHOISIR

Avant même de savoir comment se fera la reprise, s’il y aura nécessité ou pas de faire faire des heures supplémentaires, la direction a prévu d’en faire passer le contingent de 180 à 220 heures annuelles. Elle profite encore une fois de la situation pour avoir le maximum de possibilités de nous faire travailler plus.

Alors, tout dépend de nous. Rien ne nous oblige à accepter de travailler davantage.

LE POGNON…

Naval Group prévoit le gel des embauches, l’arrêt de l’intérim et des CDD. Pourtant, même certains dirigeants de sites savent qu’ils auront besoin d’embauches pour faire face à la charge de travail. Mais pour les sphères dirigeantes, il faut faire des économies.

Ce qu’on leur propose pour en faire, c’est de rogner sur les dividendes des actionnaires, et surtout faire payer les propriétaires de Thalès et compagnie.

C’EST HYDR…IOT

Pour rentrer sur le site, le premier geste que nous demande la direction à la barrière, c’est de mettre notre badge sur le pare-brise et baisser le masque si l’on en porte un. Deuxième geste barrière nécessaire donc : avant de baisser le masque, il faut se désinfecter les mains, et recommencer avant de le remonter.

Ne serait-il pas aussi simple finalement de nous refaire la photo du badge avec un masque ?

LES CONGÉS, C’EST SACRÉ

Pour cet été, la direction voudrait planifier une partie de nos congés. Nous ne pourrions prendre que 15 jours ouvrés de vacances maximum entre le 1er juin et le 1er septembre.

Pour ceux d’entre nous qui avons pris des locations ou prévu des voyages beaucoup plus longs, on ferait comment ? Naval Group prévoit-elle de prendre en charge les acomptes ou les arrhes que nous avons déjà payés ?

Pour nous, il n’y a aucune raison de ne pas partir en vacances comme prévu, sauf en cas de mesure sanitaire bien entendu. Mais le boulot peut bien attendre, on a trop besoin de se changer les idées.

PSA :  A l'usine de La Janais (Ille-et-Vilaine)

Echo d'entreprise
04/05/2020

RIEN NE SERT DE COURIR

Après avoir voulu redémarrer les usines le 6, puis le 27 avril, ce serait maintenant en mai… peut-être.

Tavares a fait tourner les usines au maximum jusqu’au confinement et maintenant il se plaint d’avoir des centaines de milliers de voitures en stock à écouler avant de relancer la production ?

Il n’a qu’à s’en prendre qu'à lui-même. Nous, on n’est pas pressé de retourner à l’usine.

LICENCIEMENTS EN SILENCE

Des centaines d’ouvriers en contrats d’intérim ne vont pas être repris à la Janais.

À l'échelle du groupe PSA, ce sont des milliers de travailleurs qui sont renvoyés au chômage.

PSA licencie à grande échelle.

 

Rennes (35) :  Technicolor

Echo d'entreprise
04/05/2020

Il n’y a pas de petits profits

Après avoir pris l’initiative de demander au personnel de réduire volontairement son salaire de 10%, la direction de Technicolor lorgne maintenant sur les réserves de la mutuelle du groupe. Elle aimerait bien suspendre le paiement de ses cotisations à la mutuelle pendant quelques mois et que la mutuelle puise dans ses réserves pour compenser cette suspension.

Même si cela ne concerne que quelques centaines de milliers d’euros, voilà qui montre que les patrons se donnent le droit de  faire les poches des autres quand cela les arrange.

 

Veille recette d’exploiteur

Technicolor vient de licencier une centaine de travailleurs à Pékin et à Lawrenceville près d’Atlanta. Conséquence, une partie du travail effectué là-bas doit maintenant être fait ici à Rennes. Et comme ici, la charge de travail est déjà bien lourde, nous sommes nombreux à nous dire que ce surcroit de travail attendra.

Nous n’avons aucune raison de nous tuer à la tâche alors que nos collègues chinois ou américains sont au chômage.

Orange - Rennes (35) :  Discours et réalité

Echo d'entreprise
04/05/2020

La direction répète que notre santé lui importe avant tout.

Le télétravail, que nous sommes très nombreux à devoir pratiquer, se fait cependant le plus souvent avec les moyens du bord. En effet, pour ceux qui n’en faisaient pas auparavant et n’avaient donc pas le nécessaire à la maison, ça se passe le plus souvent sur l’ordinateur portable, sans autre écran et sur une chaise de la salle à manger.

Pour l’autorisation de revenir au bureau chercher ce qui nous manque, la direction réfléchit et pense proposer une procédure pour le 11 mai.

Elle a été plus rapide pour nous imposer de prendre nos RTT quand ça l’arrangeait.

 

 

La Poste (Ille-et-Vilaine) :  A la PIC de Noyal-Chatillon

Echo d'entreprise
29/04/2020

SERVICE PUBLIC ? MON ŒIL !

Au début de la crise, le discours de La Poste c’était : la défense d’un service public ; conserver la continuité de service pour acheminer les courriers utiles aux usagers….

Aujourd’hui on nous fait trier des millions de courriers publicitaires tels que des pubs pour chocolats de pâques dépassées, des promotions pour surgelés, des promotions pour supermarchés.

Par contre on voit bien les milliers de recommandés stockés au Manuel sans être triés, que les usagers ont payé, et qu’ils attendent toujours.

LES REMERCIEMENTS…

Sur écrans, ou par affichage dans la PIC, les directions de La Poste nous remercient pour « notre engagement au travail » dans cette période de crise.

Nous on sait que les remerciements ça ne leur coûte pas cher, et que dans la galère c’est toujours les mêmes qui rament !

LA THÉORIE ET LA PRATIQUE

Des colis on en voit de plus en plus. Au chantier « hors normes », pour soulever certains d’entre eux, on est obligé de s’y mettre à deux.

Et, bizarrement, rien n’est écrit sur les distances barrières dans ce cas-là.

Rennes :  Au CHU

Echo d'entreprise
28/04/2020

ENCORE UN TOUR DE GIROUETTE

    La direction nous précise qu’il ne faut pas venir travailler aux moindres symptômes évoquant le covid-19 et nous invite à contacter « précocement » la médecine du travail pour se faire dépister.

    Maintenant que le CHU peut tester plus largement, elle découvre l’importance du dépistage… qu’elle niait il n’y a pas si longtemps.

 

ET POUR LES AUTRES MALADIES ?

    Avec le covid-19, la pression change lorsque nous sommes malades. Nous ne devons surtout pas venir, à cause du risque de contaminer tout le monde.

    D’habitude, c’est surtout l’inverse. Pourtant le risque de contagion, en cas de grippe par exemple, est également important !

    Dans l’avenir, il faudra savoir lui rappeler les barrières de protection.

 

À N’Y RIEN COMPRENDRE

    Selon la direction, l’état des stocks serait suffisant. Pourtant les masques sont toujours distribués au compte-gouttes.

     Veut-elle les garder pour la prochaine pandémie ou continue-t-elle de nous baratiner sur la réalité des stocks ?

 

HEUREUSEMENT QUE LE RIDICULE NE TUE PAS

    La direction persiste à dire que si nous sommes contaminés par le covid, ce serait de notre faute car nous ne respecterions pas les gestes barrière.

    Mais, c’est bien sûr ! D’ailleurs, si le CHU a longtemps manqué de masques, c’est certainement parce que le personnel s’en sert tous les ans pour le carnaval !

 

À VOT BON CŒUR !

    La Préfecture des Côtes d’Armor a lancé un appel car le personnel de santé manque de matériel de protection : blouses, surblouses, gants, charlottes, lunettes de protection, etc...

    Alors, face à cette pénurie, elle « fait appel aux dons auprès des institutions, des entreprises et de toute autre bonne volonté disposant d’un stock significatif... ».

    Une façon comme une autre de reconnaitre l’incurie criminelle de l’État dans ce domaine.

Rennes (35) :  Sécurité Sociale

Echo d'entreprise
27/04/2020

UNE ALOUETTE POUR LES TRAVAILLEURS, UN CHEVAL POUR LE PATRONAT

L’Ucanss a décidé une indemnité exceptionnelle pour la prise en compte des frais professionnels versée à tous les salariés en situation de télétravail jusqu’à la fin de la crise sanitaire. Elle sera de 52 € par mois pour un temps plein, proratisée en fonction du nombre de jours travaillés.

Pas de quoi grimper aux arbres.

 

 

FAIRE LEURS POCHES

Des milliards d’euros n’ont pas été encaissés dans les caisses de la Sécu lors des dernières échéances, à cause du non versement des cotisations par des milliers d’entreprises.

Sans vergogne, le grand patronat se sert des caisses de la Sécu pour garantir ses profits, avec la complicité active du gouvernement.

 

 

A EUX DE PAYER

Pour renflouer les caisses, le gouvernement pleurera sur le trou de la Sécu. Le grand patronat plaidera ses difficultés de redémarrage de l’économie, en cachant ses dividendes.

Aucune raison que nous payions pour lui. Préparons-nous à aller chercher l’argent dans la poche des actionnaires.