Rennes (35) :  Plateforme industrielle de courrier - Rennes Armorique

Echo d'entreprise
02/04/2020

NOTRE VIE D’ABORD

Alors que le gouvernement avait dans un premier temps  prôné le confinement absolu avec un contrôle strict de la circulation dans les quartiers et sur la route, les travailleurs de la majeure partie des activités industrielles ont très vite reçu l’ordre de reprendre le boulot, partiellement ou pas !

Les patrons de la  Poste viennent eux  de se rappeler que nous serions un service public indispensable…

Et bien nous sommes nombreux à penser que notre vie vaut plus que ses profits.

SERVICE  INDISPENSABLE ?

La Poste dit défendre une continuité de service indispensable. Mais qu’est ce qui est indispensable dans le courrier ?

Au début de la crise la direction de la PIC a tout fait pour nous faire trier et envoyé un maximum de courrier. On se rappelle au début de la semaine du 16 Mars, avoir traité des pubs pour shampoing ou cosmétiques, ou  des promotions pour les enseignes commerciales…

Depuis on nous a assuré que seul le courrier prioritaire devait être trié. Et bien regardons bien dans les bacs et caissettes !

Rennes (35) :  Aux actionnaires de payer !

Echo d'entreprise
02/04/2020

À l’usine Continental de la Barre Thomas, les patrons ont fait arrêter la production plusieurs jours après que le gouvernement eut déclaré le confinement.
Depuis, les travailleurs sont en chômage partiel payé par l'État et perdent 16 % de leurs salaires chaque jour.

Le chantage patronal auquel sont confrontés les travailleurs de cette usine comme tous ceux qui n’ont que leur travail pour vivre, c’est aujourd’hui perdre de l'argent avec le confinement ou risquer d’attraper le coronavirus en remettant les pieds à l'usine car les patrons voudraient bien que la production reparte au plus vite.

Il faut que Continental paye de sa poche à 100 % les travailleurs à la maison tant que la menace de l’épidémie est là. Il en va de la santé de tous !

Rennes (35) :  Infos du CHU

Echo d'entreprise
01/04/2020

Une triste mascarade !

    Au CHU de Rennes, le port de masques est devenu obligatoire pour les soignants et tous ceux qui sont en lien avec les patients à compter du 27 mars.

    Depuis des semaines, malgré les demandes insistantes du personnel, la direction refusait que tout le monde en ait et expliquait qu’il n’était pas nécessaire d’en porter.

    Il a fallu attendre que les stocks du CHU soient partiellement approvisionnés pour qu’elle change complètement d’attitude et de discours !

    Elle confirme ainsi qu’elle a dit n’importe quoi pour justifier la pénurie de masques. Ce que tout le monde savait déjà !

 

La Com et la réalité

    La direction a annoncé que les stocks du CHU sont désormais fournis. C’est peut-être vrai pour les masques chirurgicaux, mais il manque cruellement de masques FFP2, de tenues de protection, de solutions hydroalcooliques, voire même de gants.

    L’expérience montre que les paroles de la direction, il vaut mieux s’en méfier.

 

Une situation qui ne doit rien au hasard

    Le gouvernement et ses représentants locaux multiplient les opérations de communication pour tenter de faire oublier leurs responsabilités dans la pénurie qui touche cruellement les hôpitaux.

    Alors, les médias sont informés des livraisons de masques, les transferts de patients passent à la télévision, les hospitaliers sont qualifiés de « héros », etc.

    Mais, pourquoi les stocks sont-ils vides, pourquoi les lits manquent, pourquoi les effectifs sont insuffisants à longueur d’année si ce n’est parce que les gouvernants d’hier et d’aujourd’hui ont réduit les moyens des hôpitaux pour favoriser la finance et les actionnaires ?

PSA la Janais -Rennes :  Masques pour l'hosto, pas pour les autos

Echo d'entreprise
31/03/2020

La direction dit qu'elle fournira deux masques par jour à chaque ouvrier et deux de plus pour ceux qui viennent en co-voiturage.

Rien que pour la Janais, ça ferait au moins 1 500 masques par équipe et par jour. Pour toutes les usines PSA, ce sont plusieurs dizaines de milliers de masques par jour pour fabriquer des voitures.

Tout ça alors que les masques manquent dramatiquement dans les hôpitaux, pour les aides à domicile et dans tous les services utiles à la population.

PSA Rennes (35) :  Attention, coup de com'

Echo d'entreprise
31/03/2020

La direction annonce, à grand renfort de publicité, qu’à Poissy un atelier de 100 personnes va assembler des pièces de respirateurs médicaux. Dans le même temps PSA prépare la réouverture de toutes ses usines.

Aider à fabriquer des respirateurs médicaux avec un maximum de sécurité pour nous, oui.

Fabriquer des voitures, pas question !

Rennes (35) :  CHU de Rennes

Echo d'entreprise
25/03/2020

ÉCOEURANT !

     Il y avait de quoi être écœuré en entendant, jeudi 12 mars, le président rendre hommage au personnel hospitalier.

    Depuis des années, nous nous mobilisons pour dire que nous manquons de moyens et que l’hôpital est au bord de la rupture.

    Au lieu de répondre aux demandes, le gouvernement, comme ses prédécesseurs, a continué à faire des économies sur la santé et a multiplié les fermetures de lits sous prétexte de « réorganisation ».

      Aujourd’hui, il prétend nous rendre hommage et il nous traite de « héros ». Il se moque du monde !

     Ce n’est pas de flatterie dont nous avons besoin, ce sont des effectifs, du matériel, des lits en quantité suffisante !

 

UNE PÉNURIE DE MASQUES SCANDALEUSE

    Depuis le début de la crise du coronavirus, c’est la course pour avoir des masques.

    Ils sont distribués au compte-gouttes, quand il y en a !

    Certains cadres les ont même mis sous clé pour qu’ils ne partent pas trop vite !

     C’est le personnel qu’il faut protéger, pas les masques !

 

POUR MASQUER LEURS RESPONSABILITÉS

    Tout le monde est inquiet devant les risques de contamination. Quand nous demandons des masques, les arguments avancés pour les refuser ne tiennent visiblement pas la route.

    Les ministres et les « experts » qui interviennent dans la presse cherchent à rassurer et à masquer que ce sont les économies sur la santé qui font que nous nous retrouvons aujourd’hui dans une situation aussi intenable et dangereuse.

 

BIENTÔT DU GEL CHANEL OU RICARD ?

    Plusieurs entreprises de parfumerie et d’alcool ont annoncé qu’elles allaient se mettre à faire du gel hydroalcoolique.

    Elles ont mis du temps avant de s’y mettre, alors qu’il en manque depuis des semaines.

    Leurs services de communication ont tardé à comprendre que même le coronavirus pouvait être l’occasion de faire de la pub à bon compte !

Rennes (35) :  Echos de PSA (La Janais)

Echo d'entreprise
24/03/2020

 

ÇA DÉPEND DU STOCK

Pour la direction, dans la matinée de lundi dernier, il n'était pas question d'arrêter la production.

Selon elle, toutes les précautions sanitaires étaient respectées dans les ateliers alors que nous y travaillons les uns sur les autres, sans possibilité de se laver les mains régulièrement.

À midi, changement de ton. La direction annonçait l'arrêt de la production pour le lendemain, mardi à 21h33.

Avait-elle pris conscience de son irresponsabilité ? Non ! C'est simplement parce que les fournisseurs n'arrivaient plus à produire les pièces et que le stock allait être épuisé le mardi soir.

STOCK DE VOITURE

Avant de fermer l’usine, la direction a cherché à se débarrasser des stocks de voitures sur le dos des concessionnaires.

Les camions sont partis chargés de voitures vers les concessions et sont revenus à l’usine tout aussi chargés des mêmes voitures dont les concessionnaires n’avaient pas envie de se charger à sa place.

 

Rennes (35) :  Marre d’être formidables

Echo d'entreprise
23/03/2020

À Orange Business Services, la partie du groupe Orange qui gère les services liés aux réseaux de données pour les entreprises, beaucoup de collègues sont en télétravail chez eux. Les journées sont très longues, entre les sollicitations des clients qui s’accumulent et les réunions qui s’enchaînent.

Beaucoup mangent le midi avec la fourchette dans une main et la souris dans l’autre.

Les directeurs ne sont pas  avares de mails de remerciements, il parait que les collègues sont formidables !

D’autant plus formidables que les effectifs diminuent d’année en année, et ne permettaient déjà pas auparavant de faire le travail habituel dans des conditions correctes.

Tout ça pour assurer la continuité du business, comme ils disent, c’est à dire des profits, qui ont augmenté de plus de 50% l’an dernier.

Rennes (35) :  Marre des sacrifices

Echo d'entreprise
23/03/2020

À Orange Business Services, les collègues sont nombreux  à souhaiter annuler ou reporter les congés ou RTT déjà posés, pour pouvoir les prendre après le confinement.

Mais la direction a donné des instructions aux chefs de ne pas accepter les demandes en ce sens, expliquant qu’elle attend d’être fixée sur les nouveaux décrets du gouvernement.

C’est déjà un aveu qu’elle va chercher, comme toutes les grandes entreprises, à profiter au maximum de l’aubaine pour nous imposer d’être absents quand ça l’arrange, voire de nous supprimer certains jours que nous n’aurions pas pu prendre avant le confinement.

Cela permet de juger à leur juste valeur les remerciements hypocrites des directeurs.

 

Rennes (35) :  Les rats masqués

Echo d'entreprise
19/03/2020

Comme dans tous les hôpitaux du pays, le personnel manque de masque à l’hôpital psychiatrique de Rennes (CHGR). Résultat : la direction fait le tri entre les personnels qui y ont droit en fonction de leur lieu d’habitation et demande de porter les masques pendant huit heures (au lieu de quatre comme c’est recommandé).

La direction avait pourtant fait des stocks de masques lors de l’épidémie de H1N1… mais ces masques sont inutilisables. Ils avaient été entreposés dans une salle mal isolée et ont moisi ou ont servi de nid pour les souris.