Lorient (Morbihan) :  Echos de l'Arsenal

Echo d'entreprise
27/04/2020

PAUVRE MARIN, PAUVRE MISERE

                Naval Group parait bien pressé de livrer sa prochaine frégate. Les marins eux préféreront attendre à terre, l’aventure du Charles De Gaulle a dû en refroidir plus d’un. Rien ne presse en effet, pour nous non plus. Comme disent les soignants : « restez chez vous » …Écoutons les gens compétents.

C’EST DEJA TROP

                La direction n’arrête pas de pleurer sur les chantiers arrêtés depuis le 17 mars. Pourtant, elle n’a pas à se plaindre, puisque d’après elle il y a quand même 35% d’activité sur le groupe. En période de confinement, cela devrait normalement être zéro activité.

UNE REPRISE MASQUEE ?

                Pour la reprise, la direction nous garantit la distanciation sociale, avec tout ce qui va avec : gel, masques, etc. Au fait, les masques, ce n’est pas censé être donné en priorité au personnel soignant ? Naval Group l’aurait-elle oublié ?

 

Rennes (35) :  Technicolor

Echo d'entreprise
22/04/2020

À votre bon cœur

À Technicolor, la direction lance un appel au volontariat parmi les salariés pour baisser son salaire de 10%.

Trois formules sont possibles : soit un temps partiel, soit des jours sans solde, soit juste 10% de salaire en moins.

Pas sûr qu’elle trouve beaucoup de volontaires pour ce genre de bonnes œuvres.

 

 

La bonne blague

Pour donner l’exemple, le patron baisse son salaire de 25%. Il lui en reste donc 75%.

Pense-t-il vraiment que nous ne savons pas compter ? Nous sommes tous volontaires pour ne toucher que 75% du salaire du patron.

Rennes (35) :  Barre Thomas

Echo d'entreprise
22/04/2020

FORCÉS

La direction a fait redémarrer un petit peu de la production de l’usine  la semaine dernière.

Elle a téléphoné aux quelques dizaines de travailleurs concernés pour qu'ils reviennent en leur faisant bien sentir qu'ils n'avaient pas le choix.

LE FRIC AVANT TOUT

La production a repris pour écouler de la marchandise qui, selon la direction, allait perdre.

C'est sûr que ce que nous fabriquons pour PSA est vital en pleine crise sanitaire !

Pour ne pas perdre quelques dizaines de milliers d'euros, les actionnaires nous font prendre des risques.

Comme d’habitude, ce sont « mes profits avant votre santé ».

LA DICTATURE DES ACTIONNAIRES

La direction a mis en place des mesures sanitaires pour nous obliger à remettre les pieds dans son usine.

Oh juste les recommandations légales pour avoir le feu vert.

Elle ne veut surtout pas être accusée d'être la cause de contaminations possibles.

Le plus sûr pour ne pas attraper ce sale virus aurait été de nous laisser à la maison.

Mais pas dans ce monde où les actionnaires ont un droit de vie ou de mort sur nos vies.

 

Rennes (35) :  CHU

Echo d'entreprise
21/04/2020

UN VRAI PERROQUET

    Depuis le début de l’épidémie, la direction calque son argumentation sur celle du gouvernement.

    Hier, il n’était pas nécessaire que nous mettions des masques, aujourd’hui c’est obligatoire.

    Actuellement, elle limite dangereusement les tests… jusqu’à ce que ça change ?

    Pour elle, contribuer à masquer l’incurie de ce gouvernement, et des précédents, est plus important que notre sécurité.

 

MAL MASQUÉS

    Le nombre de masques est toujours limité à deux par jour. Porter le masque chirurgical dans les conditions exigées, n’autorise pas à boire, ni à se gratter le nez pendant 4 heures.

    Il en faudrait plus mais ils sont distribués au compte-goutte pour masquer la pénurie.

 

INDÉCENT !

    64 collègues étaient positifs au covid-19 au 15 avril.

    La direction persiste à vouloir nous culpabiliser au sujet de son augmentation (+11 en une semaine).

    Elle prétend n’y être pour rien et nous reproche de ne pas garder les distances entre nous lors des pauses !

    Elle va finir par devenir plus insupportable que le coronavirus !

 

ATTENTION DANGER

    Il n’y a pas que le coronavirus qui nous menace. Il y a aussi la volonté de la direction de faire des économies sur notre dos, y compris pour compenser les pertes de recettes dues au covid - 19.

    Elle est à l’offensive pour tirer les effectifs vers le bas, pour limiter les remplacements d’absences, etc…

    Au moins, face à ce danger-là, le traitement est connu : c’est la lutte !

 

LE CAPITALISME À L’OEUVRE

    La direction générale du CHU, avec le fonds Nominoë, pleure « du soutien financier pour alimenter un fonds d’urgence permettant de protéger les soignants et de faire avancer la recherche ».

    Que la sixième puissance économique mondiale fasse appel à des dons pour soigner les patients montre à quel point nous sommes dans un système de fous.

 

Ille-et-Vilaine :  PSA LA JANAIS RENNES

Echo d'entreprise
21/04/2020

RESTONS CHEZ NOUS

La direction ne donne aucune date de reprise, mais les chefs nous appellent pour nous demander si nous serions volontaires pour aller à l’usine à partir du 27 avril…

Le confinement a été prolongé jusqu’au 11 mai et les médecins implorent de le respecter le plus strictement possible.

Pour notre santé et celle de tout le monde, refusons de retourner travailler avant la fin du confinement.

LA VRAIE MESURE

La direction fait beaucoup d’effort pour montrer qu’elle met tous les moyens afin de nous faire travailler en sécurité.

Cela démontre surtout son empressement à vouloir nous faire reprendre le plus tôt qu’elle le pourra.

Mais pour notre santé et celle de notre famille, refusons de reprendre avant le déconfinement.

RIEN NE PRESSE

Le 30 mars, Tavarès déclarait que PSA était en mesure de rouvrir ses usines. Le 8 avril, devant 700 cadres en vidéoconférence, il déclarait que le travail devait repartir partout dès la mi-avril. Ce n’est pas le cas.

Tavarès est, parait-il, pilote de voitures de courses. Il aurait aimé que le travail redémarre sur les chapeaux de roues. Pour le moment, il ronge son frein. Qu’il continue.

Rennes :  Echos de la Sécurité Sociale

Echo d'entreprise
20/04/2020

NOTRE ARGENT LES INTÉRESSE !

La prime d’intéressement versée en mai va directement dans les coffres d’Amundi…qui se vante de gérer plus de 1 400 milliards d’euros d’actifs… à moins de se faire connaître comme voulant la récupérer immédiatement. Qui n’en n’a pas besoin ?

PROCÉDURIER AU POSSIBLE

Au début, c’est la caisse qui se chargeait elle-même des déclarations d’intention et de la suite à donner. Maintenant certaines caisses nous demandent de faire le nécessaire nous-mêmes sur Internet. Sinon, Amundi garde l’argent !

IL FAUT AUGMENTER NOS SALAIRES !

Cette prime, on ne va pas la leur laisser. Mais il y a du trompe-l’œil. Car elle ne donne aucun droit ni pour la retraite et même ne compte pas dans le calcul de la pension d’invalidité. Elle ne peut pas faire oublier le blocage du point UCANSS. Alors ça ne satisfait pas du tout notre exigence d’une augmentation des salaires.

GRIPPE-SOUS

La Caisse nationale d’allocations familiales a créé une aide financière d’urgence dotée d’un fonds de… 50 millions d’euros pour les familles en difficulté. Mais il faut encore qu’elles puissent y avoir droit. Ça dépend des conditions mises. Ainsi en Meurthe-et-Moselle, sur les 100 premières familles à se manifester, une majorité s’est vu rejeter sa demande !

LES UNS ET… LES AUTRES

Comme d’habitude, il ne suffit pas de se manifester pour avoir droit à cette aide. Dans le même temps, l’entreprise Total vient de verser 1,8 milliard d’euros de dividendes à ses actionnaires. Cherchez l’erreur !

Chez Orange :  Rennes (Ille-et-Vilaine)

Echo d'entreprise
20/04/2020

Tant pis pour les objectifs

Dans beaucoup d’équipes d’OBS, la charge de travail après le confinement n’a pas diminué et a même augmenté, contrairement au prétexte avancé par Stéphane Richard pour imposer 6 RTT en avril.

Le travail ne sera donc pas fait dans les délais prévus, et la direction en est seule responsable.

 

Jamais aussi bien servis que par eux-mêmes

Avec ces jours imposés en avril, parfois cumulés avec des congés 2019, certains chefs font pression pour que nous occupions ces journées de repos à travailler quand même.

Pas question de céder. Qu’ils s’y mettent donc nuit et jour, s’ils n’ont que ça à faire !

 

Ne tombons pas dans le panneau.

La direction a promis une prime de 1000 euros à certains collègues qui, selon des critères connus d’elle seule, font un travail essentiel à la continuité de l’activité l’entreprise.

Cette prime est évidemment bienvenue pour ceux qui pourront en bénéficier.

Mais c’est le travail de tous qui fait tourner la boutique.

La direction le sait bien, mais, comme d’habitude, elle ne rate aucune occasion de tenter de nous diviser.

Rennes (35) :  Dans les centres de Sécurité Sociale

Echo d'entreprise
15/04/2020

CA RAME !

Le serveur installé fin mars par la Caisse Nationale d’allocations familiales a lâché en moins d’une semaine. Dans les CPAM, il y a eu aussi des heures voire des journées sans connexion. Il ne suffit pas d’avoir un Plan de Continuité d’Activités, encore faut-il qu’il soit suffisamment préparé.

ILS NOUS CHERCHENT QUERELLE ?

Certains chefs ont demandé un décompte des heures de connexion réussie. Veulent-ils des statistiques sur la qualité de leur système ? En tous cas, pas question d’être sanctionnés, d’une façon ou d’un autre !

CONFINÉS ET PÉNALISÉS ?

Pour ceux d’entre nous qui ne peuvent pas faire de télétravail, il est question que cette période soit considérée comme « absence pénalisante » au moins pour les jours de RTT. Mais ce n’est pas un choix de notre part. Nous ne sommes nullement responsables. Nous n’avons pas à être pénalisés !

Rennes (35) :  CHU de Rennes

Echo d'entreprise
15/04/2020

ODIEUX !

    Au 11 avril, il y avait 59 agents du CHU à avoir été contaminés par le coronavirus.

    Au lieu de s’excuser de ne pas nous avoir fourni suffisamment de protections, la direction nous fait la morale et nous accuse de « relâchement » dans le respect des mesures barrières !

      Elle a été incapable de nous fournir des masques chirurgicaux dès le début de l’épidémie. Actuellement, elle ne fournit pas autant de masques FFP2 qu’il faudrait !

    Et elle voudrait nous faire croire qu’on se contamine entre nous lors des pauses et surtout pas avec les patients !

    Elle bat un nouveau record dans le mépris.

 

SCANDALEUX !

    Quand nous réclamons du personnel, la direction a l’habitude de dire qu’elle ne trouve pas d’infirmières ou d’aides-soignantes à embaucher.

    Aujourd’hui, même lorsque la charge de travail est très lourde, elle demande à des collègues de rester chez eux.

    Même quand elle le peut, elle refuse de nous donner les effectifs suffisants.

 

RIEN NE CHANGERA SANS LES CONTRAINDRE

    Pour expliquer qu’ils demandent à des agents de rester chez eux, alors que les collègues croulent sous le travail, les cadres disent qu’ils doivent respecter les ratios de la direction.

    La gestion des hôpitaux, avec des ratios mis en place pour faire des économies, a conduit à la situation actuelle.

    Mais pour nos directeurs rien ne doit changer !

 

IL A PARLÉ TROP VITE !

    Le directeur de l’ARS du Grand Est a été limogé. En pleine crise sanitaire, il a déclaré qu’il n’y avait « pas de raison de remettre en cause » le plan de suppression de 174 lits et de 598 postes prévu au CHU de Nancy.

    Cet ancien conseiller de Marysol Touraine, ministre socialiste de la Santé, n’a pas compris qu’il fallait continuer les attaques contre les hôpitaux, mais discrètement.

 

40 ANS DE DÉGRADATION ORGANISÉE

    À l’occasion du covid-19, la presse est revenue sur les différentes réformes des hôpitaux, commencée dans les années 80 qui « ont toutes contribué à créer un hôpital-entreprise qui pense en termes de prises en charge rentables… ».

    Les gouvernements de gauche et de droite ont organisé les dégradations successives du système de santé.

Ille-et-Vilaine :  A la PIC (centre de distribution du courrier) de Noyal-Chatillon

Echo d'entreprise
14/04/2020

POUR LES PATRONS DU COLIS, C’EST NOËL

Nos collègues de la Plate-forme Colis du Rheu, croulent en ce moment sous les colis. Le confinement a pour effet d’augmenter les commandes en ligne et le nombre de colis traités et distribués est équivalent à celui d’une période de Noël.

La Poste n’a pas organisé un service minimum pour privilégier les envois de produits utiles (produits désinfectants, para médicaux, ou autres...).

Elle entend bien profiter d’une situation qui peut lui rapporter gros.

SUR LE DOS DES TRAVAILLEURS

Plusieurs Postiers de la Plate-Forme Colis dénoncent une véritable mise en danger des salariés et font valoir leur droit de retrait.

Ils ont raison même si les patrons les considèrent comme en absence injustifiée en ponctionnant leurs salaires.

ET LES DISTANCES !

Des dizaines d’intérimaires ont été rappelés en renfort par la Plate-Forme colis. Ils ne reçoivent pas les formations minimum de sécurité pour l’emploi des machines.

Les distances de sécurité entre travailleurs pour éviter la propagation du COVID 19 ne peuvent même pas être respectées, particulièrement sur les chantiers manuels.

Les chefs sont plus préoccupés par la productivité dans la période que par le respect des règles de vigilance.

Pour préserver ses profits, la Poste joue avec la peau des travailleurs !