Agglomération de Rennes :  A l'usine PSA de la Janais

Echo d'entreprise
14/04/2020

ON NE VEUT PAS RISQUER NOTRE PEAU

Pour tenter de faire passer l'idée de la reprise, la direction explique que ça serait progressif et au volontariat. Bien sûr, elle ne dit pas aux volontaires qui travailleraient pendant le chômage partiel qu’ils ne gagneraient rien de plus que s’ils étaient à la maison.

Vu les conditions, on est surtout volontaires pour rester confinés à la maison.

USINE SAUNA

Un masque, des lunettes de sécurité, une casquette avec visière, sans parler des bouchons d'oreille et du reste : c'est l'attirail que la direction veut nous voir porter pour reprendre le travail. Et avec la chaleur qui arrive, tout ça se transformera en étuve.

Toutes les conditions sont réunies pour qu'on n'ait aucune envie d'y retourner.

SOLUTIONS DE BOUT DE FICELLE

Pour nous faire reprendre le plus vite possible, la direction tente de nous rassurer.

Mais ce n’est pas en mettant du scotch au sol ou en rallongeant les pauses de quelques minutes qu’elle y arrivera.

Comment faire du covoiturage, se changer aller aux toilettes, en pause ou manger sans être les uns à côté des autres !

Lorient :  pour consulter le bulletin Lutte Ouvrière Arsenal

Echo d'entreprise
14/04/2020

Echos d'entreprise du 6 avril 2020

LA DIRECTION DANS LES STARTING-BLOCKS

Naval Group espère que le boulot reprenne la semaine 18, soit le 27 avril. Personne ne sait comment se fera le déconfinement, mais notre direction a déjà des idées. Peut-être une reprise par étapes, par secteurs, etc… Comme bon nombre de patrons, Naval Group est déjà dans les starting-blocks, et dès qu’elle aura le feu vert, elle va courir pour nous faire marner. Son objectif : rattraper les semaines sans production, avec des heures supplémentaires, des semaines à rallonge, les congés payés pris pour compenser le chômage… elle ne va pas manquer d’idées. Alors profitons du confinement pour reprendre des forces, car après le virus Covid 19, il va y avoir la fièvre patronale pour nous faire trimer. Après le covid 19, le co-avide de profits ! Préparons-nous à lui tenir tête.

UNE OBSESSION : LA REPRISE

Décidément, comme beaucoup de patrons, la direction de Naval Group aimerait faire reprendre la production. Alors elle y va par petites touches, et aimerait que dès le 8 avril une petite cinquantaine de collègues reprennent le chemin du boulot. Oh ! Des prétextes, elle en a : livraison hyper importante de la Fremm 9, fourniture de pièces en composite … Mais pour nous, rien ne justifie que des collègues retournent au boulot, même sur la base du volontariat. On nous explique à longueur de journée que la seule attitude à avoir pour conjurer la pandémie, c’est le confinement. Alors pas question de risquer notre peau ou celle de notre entourage pour faire des bateaux, ça peut très bien attendre.

BAS LES MASQUES

Naval Group a généreusement offert des masques FFP2 aux soignants de l’hôpital du Scorff. Rappelons tout de même que ce geste a été fait par l’Arsenal sur injonction du gouvernement, ça n’a pas été spontané. La direction a quand même gardé plusieurs centaines de masques pour son usage. Mais surtout, ce qui est le plus inadmissible dans la situation que nous connaissons, c’est que la direction du site s’est gardé tous les masques FFP3, dont le personnel soignant aurait bien besoin pour se protéger. Ce n’est pas seulement mesquin, c’est criminel.

LE TRAVAIL PEUT ATTENDRE

En ce qui concerne le chômage partiel, Naval Group a tout prévu… pour elle, en se laissant la possibilité de nous prendre des congés et 10 jours de RTT. Ce n’est pas pour faire faire des économies aux finances publiques en soulageant la note salée du chômage partiel. Non, le but du gouvernement et des patrons, c’est de nous piquer le maximum de RTT ou de congés pour nous faire bosser à fond dès que la reprise se fera, sans vacances pour que la production tourne sans accroc. D’ailleurs le message est clair : les deux semaines de fermeture de l’été sont annulées, ainsi que la semaine de fermeture à la fin de l’année. Tout est prévu pour que l’on bosse comme des malades. Mais tout cela ne peut marcher que si on est d’accord pour participer à cette folie.

IL NOUS PREND POUR DES CLOCHES 

Le directeur du site souhaiterait que tous les collègues en télétravail se reposent la semaine de Pâques. Pour lui, il faut que l’on en profite pour faire un break et se déconnecter du boulot. Nous voudrait-il du bien ? Pas tant que ça, car pour nous soulager du télétravail, il propose de nous piquer 4 jours de RTT. On savait déjà qu’à Pâques il n’y a pas de Père Noël.

Rennes (35) :  Orange

Echo d'entreprise
09/04/2020

Aucune solidarité avec les actionnaires !

 À Orange maison mère, au nom de la solidarité, la direction nous impose 6 jours de RTT en avril et veut limiter nos congés après le confinement.

Beaucoup de collègues sont en colère et le font savoir par des pétitions.

En effet, pour les actionnaires, aucune limitation n’est prévue sur les deux milliards que la direction leur a promis en juin et en décembre. 

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Hypocrisie non confinée 

La direction d'Orange a été obligée d’annoncer les restrictions dans une réunion téléphonique avec tous les salariés.

Avant d’annoncer ces mesures, elle a jugé utile de nous abreuver de remerciements et de conseils médicaux destinés à montrer combien elle se souciait de notre santé. Et pour finir, la présentation sur les écrans d’ordinateurs affichait un cœur.

Autant d’amour et si peu de reconnaissance...

Morbihan :  Arsenal de Lorient

Echo d'entreprise
08/04/2020

LA DIRECTION DANS LES STARTING-BLOCKS

               Naval Group espère que le boulot reprenne la semaine 18, soit le 27 avril. Personne ne sait comment se fera le déconfinement, mais notre direction a déjà des idées. Peut-être une reprise par étapes, par secteurs, etc…

               Comme bon nombre de patrons, Naval Group est déjà dans les starting-blocks, et dès qu’elle aura le feu vert, elle va courir pour nous faire marner. Son objectif : rattraper les semaines sans production, avec des heures supplémentaires, des semaines à rallonge, les congés payés pris pour compenser le chômage… elle ne va pas manquer d’idées.

               Alors profitons du confinement pour reprendre des forces, car après le virus Covid 19, il va y avoir la fièvre patronale pour nous faire trimer. Après le covid 19, le co-avide de profits ! Préparons-nous à lui tenir tête.

 UNE OBSESSION : LA REPRISE

               Décidément, comme beaucoup de patrons, la direction de Naval Group aimerait faire reprendre la production. Alors elle y va par petites touches, et aimerait que dès le 8 avril une petite cinquantaine de collègues reprennent le chemin du boulot.

               Oh ! Des prétextes, elle en a : livraison hyper importante de la Fremm 9, fourniture de pièces en composite … Mais pour nous, rien ne justifie que des collègues retournent au boulot, même sur la base du volontariat.

               On nous explique à longueur de journée que la seule attitude à avoir pour conjurer la pandémie, c’est le confinement. Alors pas question de risquer notre peau ou celle de notre entourage pour faire des bateaux, ça peut très bien attendre.

Ille-et-Vilaine :  Au CHU de Rennes

Echo d'entreprise
07/04/2020

PUISQU’ELLE LE DIT
    La direction annonce que le CHU dispose d’un stock suffisant en masques, blouses, gel, etc.

    Elle voudrait peut-être qu’on la croie comme, lorsqu’il y a peu, elle affirmait que nous n’avions pas besoin de porter de masques ?

 

ÇA SUINTE LE MÉPRIS

     Les directeurs demandent aux cadres de distribuer les masques au compte-gouttes.

     Au début de sa semaine, chacun reçoit un petit sachet personnalisé avec deux masques par jour de travail !

    Ils croient peut-être que, sinon, on irait les vendre à la sauvette ?

 

ILS S’EN LAVENT LES MAINS

    Certains gels hydroalcooliques distribués ces derniers temps sont agressifs pour les mains.

    Bien sûr, on était content de les avoir faute de mieux. Mais il est scandaleux que, deux mois après le début de l’épidémie en France, il en manque toujours !

 

IL FAUT ÊTRE AUX ORDRES

    Une infirmière contractuelle s’est retrouvée virée du CHU de Brest pour être spontanément montée à Paris aider les hôpitaux surchargés.

    À noter que ce même CHU avait pourtant fait appel aux volontaires.

    C’est la mobilisation de ses collègues de travail, avec une pétition recueillant près de 3000 signatures qui a fait reculer la direction.

 

ON A LES MÊMES ICI

    Cette attitude de la direction de Brest illustre comment les dirigeants d’hôpitaux voudraient nous mater, nous empêcher de prendre des initiatives et nous contraindre à n’exécuter que ce qu’ils décident.

    Affirmer leur autorité pour imposer au personnel toujours plus de sacrifices, c’est ce qu’ils préparent derrière leur baratin sur notre dévouement.

 

CRIMINELS RÉCIDIVISTES

    Alors que le CHU de Nancy est au cœur de la crise du covid 19 avec plus de 60 soignants contaminés, le directeur de l’ARS Grand Est a déclaré qu’il n’y avait « pas de raison de remettre en cause » le plan de suppression de 174 lits et de 598 postes dans cet hôpital.

    Derrière les discours doucereux envers « les soignants, ces héros », l’offensive pour réduire les moyens pour la santé continue.

    Elle ne s’arrêtera que devant la colère des travailleurs.

PSA La Janais (Rennes) :  Echos de l'usine

Echo d'entreprise
07/04/2020

RESTONS CHEZ NOUS !

La direction se prépare doucement mais sûrement à la reprise du travail bien avant la fin du confinement.

Le projet de le faire le 6 avril ayant provoqué un tollé, elle parle du 14 avril. Elle veut refaire les stocks chez les concessionnaires encore fermés et remplir les parcs.

Tant que le confinement n'est pas levé, tant qu’on nous fait la morale tous les soirs à la télé sur le fait qu’il ne faut pas sortir, on reste chez nous.

Téléphonons à tous les copains, faisons passer le message le plus largement possible : on ne va pas risquer notre peau fabriquer des automobiles.

HOLD-UP SUR NOS CONGÉS

Le patron veut faire tourner ses usines à fond cet été car il espère que les ventes de voitures repartiront après la crise du coronavirus.

Pour cela il est prêt à sacrifier nos trois semaines de congés déjà accordées en juillet/août et nous permettre de n'en prendre que deux en septembre ou à la Saint Glinglin.

Qu’il embauche pour faire tourner pendant les vacances plutôt que de gâcher les nôtres.

Rennes (35) :  Plateforme industrielle de courrier - Rennes Armorique

Echo d'entreprise
02/04/2020

NOTRE VIE D’ABORD

Alors que le gouvernement avait dans un premier temps  prôné le confinement absolu avec un contrôle strict de la circulation dans les quartiers et sur la route, les travailleurs de la majeure partie des activités industrielles ont très vite reçu l’ordre de reprendre le boulot, partiellement ou pas !

Les patrons de la  Poste viennent eux  de se rappeler que nous serions un service public indispensable…

Et bien nous sommes nombreux à penser que notre vie vaut plus que ses profits.

SERVICE  INDISPENSABLE ?

La Poste dit défendre une continuité de service indispensable. Mais qu’est ce qui est indispensable dans le courrier ?

Au début de la crise la direction de la PIC a tout fait pour nous faire trier et envoyé un maximum de courrier. On se rappelle au début de la semaine du 16 Mars, avoir traité des pubs pour shampoing ou cosmétiques, ou  des promotions pour les enseignes commerciales…

Depuis on nous a assuré que seul le courrier prioritaire devait être trié. Et bien regardons bien dans les bacs et caissettes !

Rennes (35) :  Aux actionnaires de payer !

Echo d'entreprise
02/04/2020

À l’usine Continental de la Barre Thomas, les patrons ont fait arrêter la production plusieurs jours après que le gouvernement eut déclaré le confinement.
Depuis, les travailleurs sont en chômage partiel payé par l'État et perdent 16 % de leurs salaires chaque jour.

Le chantage patronal auquel sont confrontés les travailleurs de cette usine comme tous ceux qui n’ont que leur travail pour vivre, c’est aujourd’hui perdre de l'argent avec le confinement ou risquer d’attraper le coronavirus en remettant les pieds à l'usine car les patrons voudraient bien que la production reparte au plus vite.

Il faut que Continental paye de sa poche à 100 % les travailleurs à la maison tant que la menace de l’épidémie est là. Il en va de la santé de tous !

Rennes (35) :  Infos du CHU

Echo d'entreprise
01/04/2020

Une triste mascarade !

    Au CHU de Rennes, le port de masques est devenu obligatoire pour les soignants et tous ceux qui sont en lien avec les patients à compter du 27 mars.

    Depuis des semaines, malgré les demandes insistantes du personnel, la direction refusait que tout le monde en ait et expliquait qu’il n’était pas nécessaire d’en porter.

    Il a fallu attendre que les stocks du CHU soient partiellement approvisionnés pour qu’elle change complètement d’attitude et de discours !

    Elle confirme ainsi qu’elle a dit n’importe quoi pour justifier la pénurie de masques. Ce que tout le monde savait déjà !

 

La Com et la réalité

    La direction a annoncé que les stocks du CHU sont désormais fournis. C’est peut-être vrai pour les masques chirurgicaux, mais il manque cruellement de masques FFP2, de tenues de protection, de solutions hydroalcooliques, voire même de gants.

    L’expérience montre que les paroles de la direction, il vaut mieux s’en méfier.

 

Une situation qui ne doit rien au hasard

    Le gouvernement et ses représentants locaux multiplient les opérations de communication pour tenter de faire oublier leurs responsabilités dans la pénurie qui touche cruellement les hôpitaux.

    Alors, les médias sont informés des livraisons de masques, les transferts de patients passent à la télévision, les hospitaliers sont qualifiés de « héros », etc.

    Mais, pourquoi les stocks sont-ils vides, pourquoi les lits manquent, pourquoi les effectifs sont insuffisants à longueur d’année si ce n’est parce que les gouvernants d’hier et d’aujourd’hui ont réduit les moyens des hôpitaux pour favoriser la finance et les actionnaires ?

PSA la Janais -Rennes :  Masques pour l'hosto, pas pour les autos

Echo d'entreprise
31/03/2020

La direction dit qu'elle fournira deux masques par jour à chaque ouvrier et deux de plus pour ceux qui viennent en co-voiturage.

Rien que pour la Janais, ça ferait au moins 1 500 masques par équipe et par jour. Pour toutes les usines PSA, ce sont plusieurs dizaines de milliers de masques par jour pour fabriquer des voitures.

Tout ça alors que les masques manquent dramatiquement dans les hôpitaux, pour les aides à domicile et dans tous les services utiles à la population.