PSA Rennes (35) :  Attention, coup de com'

Echo d'entreprise
31/03/2020

La direction annonce, à grand renfort de publicité, qu’à Poissy un atelier de 100 personnes va assembler des pièces de respirateurs médicaux. Dans le même temps PSA prépare la réouverture de toutes ses usines.

Aider à fabriquer des respirateurs médicaux avec un maximum de sécurité pour nous, oui.

Fabriquer des voitures, pas question !

Rennes (35) :  CHU de Rennes

Echo d'entreprise
25/03/2020

ÉCOEURANT !

     Il y avait de quoi être écœuré en entendant, jeudi 12 mars, le président rendre hommage au personnel hospitalier.

    Depuis des années, nous nous mobilisons pour dire que nous manquons de moyens et que l’hôpital est au bord de la rupture.

    Au lieu de répondre aux demandes, le gouvernement, comme ses prédécesseurs, a continué à faire des économies sur la santé et a multiplié les fermetures de lits sous prétexte de « réorganisation ».

      Aujourd’hui, il prétend nous rendre hommage et il nous traite de « héros ». Il se moque du monde !

     Ce n’est pas de flatterie dont nous avons besoin, ce sont des effectifs, du matériel, des lits en quantité suffisante !

 

UNE PÉNURIE DE MASQUES SCANDALEUSE

    Depuis le début de la crise du coronavirus, c’est la course pour avoir des masques.

    Ils sont distribués au compte-gouttes, quand il y en a !

    Certains cadres les ont même mis sous clé pour qu’ils ne partent pas trop vite !

     C’est le personnel qu’il faut protéger, pas les masques !

 

POUR MASQUER LEURS RESPONSABILITÉS

    Tout le monde est inquiet devant les risques de contamination. Quand nous demandons des masques, les arguments avancés pour les refuser ne tiennent visiblement pas la route.

    Les ministres et les « experts » qui interviennent dans la presse cherchent à rassurer et à masquer que ce sont les économies sur la santé qui font que nous nous retrouvons aujourd’hui dans une situation aussi intenable et dangereuse.

 

BIENTÔT DU GEL CHANEL OU RICARD ?

    Plusieurs entreprises de parfumerie et d’alcool ont annoncé qu’elles allaient se mettre à faire du gel hydroalcoolique.

    Elles ont mis du temps avant de s’y mettre, alors qu’il en manque depuis des semaines.

    Leurs services de communication ont tardé à comprendre que même le coronavirus pouvait être l’occasion de faire de la pub à bon compte !

Rennes (35) :  Echos de PSA (La Janais)

Echo d'entreprise
24/03/2020

 

ÇA DÉPEND DU STOCK

Pour la direction, dans la matinée de lundi dernier, il n'était pas question d'arrêter la production.

Selon elle, toutes les précautions sanitaires étaient respectées dans les ateliers alors que nous y travaillons les uns sur les autres, sans possibilité de se laver les mains régulièrement.

À midi, changement de ton. La direction annonçait l'arrêt de la production pour le lendemain, mardi à 21h33.

Avait-elle pris conscience de son irresponsabilité ? Non ! C'est simplement parce que les fournisseurs n'arrivaient plus à produire les pièces et que le stock allait être épuisé le mardi soir.

STOCK DE VOITURE

Avant de fermer l’usine, la direction a cherché à se débarrasser des stocks de voitures sur le dos des concessionnaires.

Les camions sont partis chargés de voitures vers les concessions et sont revenus à l’usine tout aussi chargés des mêmes voitures dont les concessionnaires n’avaient pas envie de se charger à sa place.

 

Rennes (35) :  Marre d’être formidables

Echo d'entreprise
23/03/2020

À Orange Business Services, la partie du groupe Orange qui gère les services liés aux réseaux de données pour les entreprises, beaucoup de collègues sont en télétravail chez eux. Les journées sont très longues, entre les sollicitations des clients qui s’accumulent et les réunions qui s’enchaînent.

Beaucoup mangent le midi avec la fourchette dans une main et la souris dans l’autre.

Les directeurs ne sont pas  avares de mails de remerciements, il parait que les collègues sont formidables !

D’autant plus formidables que les effectifs diminuent d’année en année, et ne permettaient déjà pas auparavant de faire le travail habituel dans des conditions correctes.

Tout ça pour assurer la continuité du business, comme ils disent, c’est à dire des profits, qui ont augmenté de plus de 50% l’an dernier.

Rennes (35) :  Marre des sacrifices

Echo d'entreprise
23/03/2020

À Orange Business Services, les collègues sont nombreux  à souhaiter annuler ou reporter les congés ou RTT déjà posés, pour pouvoir les prendre après le confinement.

Mais la direction a donné des instructions aux chefs de ne pas accepter les demandes en ce sens, expliquant qu’elle attend d’être fixée sur les nouveaux décrets du gouvernement.

C’est déjà un aveu qu’elle va chercher, comme toutes les grandes entreprises, à profiter au maximum de l’aubaine pour nous imposer d’être absents quand ça l’arrange, voire de nous supprimer certains jours que nous n’aurions pas pu prendre avant le confinement.

Cela permet de juger à leur juste valeur les remerciements hypocrites des directeurs.

 

Rennes (35) :  Les rats masqués

Echo d'entreprise
19/03/2020

Comme dans tous les hôpitaux du pays, le personnel manque de masque à l’hôpital psychiatrique de Rennes (CHGR). Résultat : la direction fait le tri entre les personnels qui y ont droit en fonction de leur lieu d’habitation et demande de porter les masques pendant huit heures (au lieu de quatre comme c’est recommandé).

La direction avait pourtant fait des stocks de masques lors de l’épidémie de H1N1… mais ces masques sont inutilisables. Ils avaient été entreposés dans une salle mal isolée et ont moisi ou ont servi de nid pour les souris.

Bretagne :  Les patrons ont choisi

Echo d'entreprise
19/03/2020

Il y a de cela quelques semaines, l’épidémie de virus de la tomate, le ToBRFV, a fait son entrée en France. Les travailleurs des serres de tomate ont vu leurs patrons s’agiter pour les informer au maximum des conduites à tenir afin de ne pas le faire entrer dans les serres.

Aujourd’hui, les choix du gouvernement ne permettent pas à ces ouvriers, pour la plupart des travailleurs détachés, précaires, de se confiner chez eux. Sur place, pas d’information, tout au plus une petite pancarte en langue française pour les gestes à tenir. Alors que des affiches grandes dimensions sont installées dans une salle de repos pour qu’ils n’oublient pas à quoi ressemble une tomate malade.

Nos vies valent plus que leurs tomates !