Vitré (Ille et Vilaine) :  Avec Françoise Hamard, Lutte ouvrière veut un Mai 68 généralisé

Article de presse
06/06/2017

Législatives.
Françoise Hamard représente le parti d’extrême gauche Lutte ouvrière dans la 5e circonscription d’Ille-et-Vilaine, aux élections législatives, avec son suppléant André Catheline.

Les électeurs de la 5e circonscription d’Ille-et-Vilaine la connaissent sûrement. C’est la cinquième fois que Françoise Hamard y représente le parti Lutte ouvrière, aux élections législatives. « Je veux être la porte-parole de tous ces travailleurs exploités, français ou étrangers, handicapés, chômeurs ou retraités, explique la candidate du parti d’extrême gauche. La classe ouvrière, c’est tous ceux qui n’exploitent personne, tous ceux qui vivent de leur travail. »
La candidate a obtenu 490 voix (0,86 % des suffrages exprimés) au premier tour des législatives de 2012 dans cette circonscription. « La sympathie des gens va bien au-delà ! », estime-t-elle. Avec son suppléant, André Catheline, enseignant, qui vient de déménager de Bais à Saint-Nazaire, Françoise Hamard arpente les marchés de la circonscription et distribue des tracts devant les entreprises : « Nous avons rencontré plusieurs fois les salariés de la SVA, Lactalis, Cooper Standard… Nous n’attendons pas les élections, nous le faisons régulièrement. La condition des travailleurs se dégrade terriblement. »
 

« Un Smic à 1800€ net par mois »

Secrétaire médicale retraitée habitant Rennes, militante depuis plus de 40 ans, ses priorités sont l’emploi et le pouvoir d’achat. « Les problèmes que rencontrent les habitants de la 5e circonscription d’Ille-et-Vilaine sont exactement les mêmes que ceux que rencontrent tous les autres. Le fossé se creuse de plus en plus entre les riches et les pauvres. Alors que les riches ne sont riches que du fruit de notre travail. Il faut que les travailleurs réclament leur dû. »
L’objectif de Lutte ouvrière ? « faire mieux » qu’aux dernières législatives. Parmi les revendications, l’interdiction des licenciements, de la baisse des salaires. « Nous voulons un Smic à 1 800 € net par mois et la levée du secret bancaire pour les dirigeants d’entreprise, entre autres. Il n’y a que nos luttes collectives massives qui peuvent changer le rapport de force. Il faut un Mai 68 généralisé à tout le monde du travail. Il faut que la peur change de camp. les vrais assistés, ce sont les dirigeants des multinationales, à coup de milliards, comme PSA. »