Auray (56) :  Cyril Le Bail candidat aux législatives pour Lutte Ouvrière

Article de presse
31/05/2017

Cyril Le Bail n'en est pas à sa première campagne. Il est le candidat de Lutte ouvrière aux législatives.

Cyril Le Bail défendra les valeurs et les idées politiques de Lutte ouvrière aux élections législatives. Dès son entrée à l'arsenal de Lorient, alors qu'il était tout juste majeur, il s'était tourné vers le militantisme à la CGT. C'est en 1973 qu'il avait adhéré à Lutte ouvrière, menant campagne l'année suivante pour Arlette Laguiller, alors candidate à la présidentielle. Âgé de 64 ans, Cyril Le Bail est aujourd'hui à la retraite. Cet habitant de Lanester aura pour suppléante Sylvie Guiraud, une enseignante de lettres et histoire au lycée professionnel de Locminé, âgée de 40 ans et domiciliée à Locmiquélic. Le duo, accompagné d'autres militants, a commencé à mener campagne en distribuant des tracts sur les marchés « et en allant à la rencontre de la population dans différentes communes ». Cyril Le Bail ne se fait pas d'illusions sur ses chances d'accéder au second tour. Lutte ouvrière reste un petit parti (par son audience), qui a récolté 3.200 voix à la dernière présidentielle dans le Morbihan. « On ne compte pas sur ces élections législatives pour changer les choses. On se présente parce que cela fait partie du combat politique », détaille le Lanestérien. Cyril Le Bail a néanmoins pour ambition de toucher la conscience des électeurs : « Je milite pour que les travailleurs fassent de la politique, qu'ils se fassent entendre. Les premières mesures du gouvernement Macron seront de casser le code du travail et de réduire le nombre de fonctionnaires. Alors qu'on constate déjà une aggravation des conditions de vie des travailleurs. C'est en s'impliquant qu'on pourra changer le rapport de forces. Il n'y aura pas de sauveur suprême comme le dit l'Internationale ». Les thèmes développés par les candidats de Lutte ouvrière ne sont pas spécifiquement ancrés dans les problématiques locales, car « les difficultés des couches populaires sont les mêmes partout ».