Saint Brieuc :  Élections européennes. Martial Collet, l’infatigable candidat de Lutte Ouvrière

Article de presse
14/05/2019

Martial Collet est candidat sur la liste de Lutte Ouvrière, aux élections européennes.© OUEST-FRANCE

Mercredi 08 mai 2019 06:36 - Saint-Brieuc

 

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Martial Collet est candidat sur la liste de Lutte Ouvrière, aux élections européennes.© OUEST-FRANCE

Il est de tous les scrutins. À 59 ans, Martial Collet, conseiller municipal à Ploufragan (Côtes-d’Armor), défend à nouveau les couleurs de Lutte Ouvrière aux élections européennes.

Les élections, il connaît. À chaque scrutin ou presque, Martial Collet, habitant des Côtes-d’Armor, se porte candidat. Pour défendre les couleurs de son parti, Lutte Ouvrière (LO). « Je suis très fier de représenter mon organisation à chaque fois qu’on me sollicite », précise celui qui exerce également des responsabilités syndicales chez Force Ouvrière depuis de nombreuses années.

Martial Collet a adhéré au parti trotskiste en 1975, au temps de la figure du mouvement, Arlette Laguiller. Une évidence pour cet ancien ouvrier métallurgiste de Chaffoteaux, en préretraite amiante avec un licenciement économique en 2009. « Comme beaucoup de camarades, j’ai été exposé aux poussières. On vit toujours avec cette menace au-dessus de nos têtes », souligne-t-il, sobrement.

« Le camp des travailleurs »

À 59 ans, il reste fidèle à son engagement, et repart donc se frotter au choix des urnes. Après trois élections législatives, des régionales, des municipales…

Pour ces élections européennes, il figure à la 40e place sur la liste de LO. Et a bien conscience qu’il ne rejoindra pas les bancs du Parlement européen le 26 mai prochain. « Mais c’est l’occasion de faire entendre les revendications sociales du camp des travailleurs », rappelle Martial Collet, conseiller municipal à Ploufragan depuis onze ans.

« On peut faire bouger les choses »

Pour lui, « on n’a rien à attendre de l’Europe telle qu’elle fonctionne actuellement. Mais on ne croit pas non plus que le repli souverainiste soit la solution. » L’Europe dont rêve Martial Collet n’est pas celle « de la finance, du capital et des entreprises », mais celle qui permettrait « un salaire minimum décent pour tous et l’interdiction des licenciements », ou encore « un logement, la santé et l’éducation pour tous les individus ».

S’il sait que son combat est loin d’être gagné, le militant voit dans le mouvement des Gilets jaunes « un souffle nouveau, une belle opportunité. C’est la preuve qu’on peut faire bouger les choses, et notre campagne fait écho à cette colère qui s’exprime depuis plusieurs mois. » Un écho que Martial Collet va une nouvelle fois tenter d’amplifier d’ici le scrutin du 26 mai.