Morlaix (Finistère) :  Patricia Blosse candidate Lutte ouvrière à Morlaix

Article de presse
18/05/2017

Patricia Blosse, infirmière

Législatives
Patricia Blosse était déjà candidate pour Lutte ouvrière en 2012.
Patricia Blosse, ancienne infirmière à l’hôpital, est candidate Lutte ouvrière avec Alain Marchal, livreur à la retraite. Les législatives, c’est avant tout, pour eux, l’occasion de défendre leurs idées.
C’est la deuxième fois que Patricia Blosse, 56 ans, se présente aux législatives sous les couleurs de Lutte ouvrière. « On n’a pas d’objectif électoral », précise, lucide, la jeune retraitée du Cloître-Saint-Thégonnec. Mais un but clair : « Profiter de cette élection pour faire entendre le camp des travailleurs. »
Cette ancienne infirmière à l’hôpital, et secrétaire CGT, a une pensée pour les difficultés au centre hospitalier du pays de Morlaix. « Ça ne date pas d’hier, et on voit bien où le fait de vouloir faire du profit va nous mener. L’accès aux soins sera encore réduit, et les conditions de travail des salariés, déjà lamentables, dégradées. »
« Macron va nous taper »
Pour autant, « les combats sont nationaux. Les emplois des salariés, le Smic à 1 800 € net, la revalorisation des pensions, l’interdiction des licenciements, ce ne sont pas des choses qu’on défend dans sa petite crémerie ». Autre lutte importante pour le parti de Nathalie Arthaud : « Permettre à la population de regarder dans les comptes des entreprises, et rendre l’argent public aux services publics. »
Au second tour de la Présidentielle, Lutte ouvrière n’a pas donné de consigne. « On ne va pas appeler à voter pour quelqu’un qui va nous taper dessus », allusion à Macron, dont « les travailleurs n’ont rien à attendre », assure la candidate.
Elle réagit aussi à l’écho que peut avoir le Front national auprès des classes populaires. « Ce sont des personnes déboussolées politiquement. Pourtant, Marine Le Pen est la pire ennemie des travailleurs », assure celle qui rêve « d’un grand parti ouvrier ».
Dans cette campagne, Patricia Blosse est accompagnée d’Alain Marchal, de Plounévez-Moëdec (Côtes-d’Armor). À 62 ans, il est parti à la retraite le 1er mai, après une carrière de livreur dans le monde agricole.
Quant à savoir s’ils n’auraient pas eu intérêt à s’unir avec la gauche de la gauche, la réponse est claire : « Si on peut s’entendre dans les manifestations, on n’a pas les mêmes revendications. Notre principe de base, c’est le renversement de la société capitaliste. »

Source : Ouest-France

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