Rennes. La liste Lutte ouvrière, « dans le camp des travailleurs »

Article de presse
01/02/2020

Florence Defrance, ingénieure chez Orange -n°3 sur la liste ; Valérie Hamon, cheminote - tête de liste ; Jean Louis Amisse - postier 2 ème sur la liste

Valérie Hamon se représente pour la deuxième fois aux municipales à Rennes. Une liste pour faire entendre « la voix des travailleurs ».

« On veut faire entendre la voix des travailleurs. C’est grâce à nous que la société fonctionne. C’est vital de se faire entendre aujourd’hui à travers les élections, face aux attaques qu’on subit. »

Valérie Hamon, 48 ans, cheminote, tête de la liste « Lutte ouvrière – faire entendre le camp des travailleurs » qui entend défendre « les ouvriers, les opprimés, les exploités », fait référence à la grève contre la réforme des retraites entamée le 5 décembre, mais aussi à la crise des Gilets jaunes, aux mouvements dans les hôpitaux, les écoles, les transports…

« Les ouvriers ont relevé la tête »

« Les ouvriers ont relevé la tête, conscients qu’il faut défendre leurs conditions de travail, dénoncer la précarité et les salaires de misère. C’est le camp des travailleurs qui ne se résigne pas face aux attaques du gouvernement. C’est la guerre sociale. Les travailleurs ripostent. »

Pour Valérie Hamon, Lutte ouvrière, « qui milite pour une société organisée différemment en fonction des besoins de tous », est le seul parti à pouvoir défendre le monde ouvrier. « Quand j’entends les propositions des autres candidats, sur l’écologie, le logement… C’est en fait le programme du grand patronat. Il n’y aura pas d’oasis locale à Rennes pour le monde du travail. »

Pour Valérie Hamon, tête de liste, mais aussi Florence Defrance, 54 ans, ingénieure chez Orange, Jean-Pierre Amisse, 58 ans, postier, « le système capitaliste est à bout de souffle ». En campagne, ils font du porte-à-porte dans les quartiers populaires de Rennes. Objectif de la candidature ? « Permettre aux travailleurs de faire un geste politique pour affirmer qu’ils ont la légitimité d’exercer ce pouvoir et de le prendre à la classe bourgeoise. Plus ils seront nombreux à faire ce geste, mieux ce sera. »

« Ça sera compliqué… »

Lors des dernières municipales, Valérie Hamon, avec sa liste, avait recueilli 1, 69 % des suffrages. La dernière fête de Lutte ouvrière à Rennes a réuni entre 200 et 300 personnes. « À Rennes, ce sera compliqué. Mais ça ne nous indiffère pas d’avoir un élu. On peut être les yeux et les oreilles des travailleurs et dénoncer les mesures prises contre les petites gens. »

Un meeting est prévu le 6 mars à Carrefour 18 (métro Fréville).