Ouest-France - Région Bretagne :  Les candidats ont la parole

Article de presse
18/02/2010

Je m'adresse à ceux qui n'ont que leur salaire pour vivre, à ceux qui l'ont perdu car ils ont été licenciés. À ceux qui gardent leur travail, mais qui ont peur de le perdre. Aux retraités dont la pension ne suffit pas à payer les factures. À ceux qui dorment dans leur voiture ou dans des taudis, à ceux qui s'approvisionnent aux restos du cœur.

Le monde du travail produit tous les biens, c'est lui qui est sacrifié. Les capitalistes dilapident le fruit de notre travail et provoquent la crise, c'est eux que le gouvernement vient de secourir, en nous faisant payer leurs dégâts !

Alors il faut dire : ça suffit !

Pour les exploités, les élections à venir sont l'occasion de crier leur colère, d'affirmer face aux riches et à leurs valets politiques qu'ils ne comptent que sur la force collective du monde du travail. Elle seule nous fera craindre des patrons et gouvernements et les obligera à payer pour la crise qu'ils ont provoquée.

Il s'agit de défendre notre droit à l'existence !

Arrêt des suppressions d'emplois, interdiction des licenciements : c'est vital, car perdre son emploi, c'est perdre son salaire, son unique moyen de vivre.

Partage du travail entre tous les bras, sans baisse des salaires. Pour financer cela, il faut prendre sur les profits des capitalistes !

Imposer aux capitalistes de telles mesures de sauvegarde, c'est briser le secret des affaires, c'est organiser la mise sous contrôle des entreprises par les travailleurs.

Sans quoi ces sangsues nous plongeront dans encore plus de misère ! S'unir commence par affirmer ensemble notre colère et nos exigences vitales. C'est ce que vous exprimerez en votant pour la liste Lutte ouvrière que je conduis.