Vannes ville Morbihan :  Patrice Crunil. Pour Lutte ouvrière, encore et toujours

Article de presse
06/06/2012

le télégramme

Patrice Crunil milite à Lutte ouvrière depuis plus de 40 ans. Des campagnes électorales, cet ancien ouvrier en a plein son panier. Mais jamais dans le Morbihan, où il s'est installé il y a neuf mois.

Patrice Crunil est en préretraite. À 58 ans, il a décidé de quitter la banlieue parisienne pour venir vivre en Bretagne, à Hennebont, où il s'est installé il y a moins d'un an. Pas pour se la couler douce. Depuis l'âge de 16 ans, cet ancien ouvrier d'une forge industrielle (Snecma, fabricant de moteur pour l'industrie aéronautique et spatiale) adhère et milite à Lutte ouvrière. «J'étais révolté par la société et c'est dans ce parti que j'ai trouvé les meilleures réponses».

Combats syndicaux

Révolté, Patrice Crunil dit toujours l'être «mais contre l'injustice sous toutes ses formes». «Quand je vois des gens dans la précarité et des nantis comme Betancourt, cela m'indigne. Je n'accepte pas le fait que des gens dorment dehors alors que des logements sont vacants. Quand on n'a plus de travail, on tombe vite dans la case misère. Je pense que je mourrai avec ce sentiment d'injustice». Des combats, il en a mené sa part quand il était délégué syndical - CGT essentiellement, avec un bref passage par la CFDT - à l'usine de Gennevilliers. «On est l'une des deux entreprises en France qui a négocié un accord "travaux pénibles". Ce qui me permet d'être en préretraite tout en étant payé par la Snecma».

«Un jour, on reprendra nos idées»

Les campagnes électorales ont jalonné sa vie de militant. Des municipales, des cantonales, des législatives, les européennes, il les a toutes faites. «Sauf la présidentielle, qu'on laissait à Arlette et maintenant à Nathalie Arthaud». Il a été élu, une fois, conseiller municipal à Argenteuil. Patrice Crunil ne se berce pas d'illusion sur le résultat qu'il fera au premier tour. L'important, c'est d'entretenir la flamme. «C'est pendant les élections qu'on peut le plus se faire entendre, alors on en profite. Un jour ça changera. Un jour on reprendra nos idées».

Le candidat de Lutte ouvrière met autant de conviction dans sa campagne à Vannes, où il est inconnu, qu'il pouvait en mettre sur ses anciennes terres banlieusardes. «Les problèmes sont les mêmes ici que dans le reste de la France. Quand on voit qu'on demande aux gars d'Avon Polymères de rogner sur leurs acquis sociaux...».

Alors quel résultat le 10juin? «Le maximum».

Droits de reproduction et de diffusion réservés © Vannes ville Morbihan