Orléans (Loiret)

Famar : Les débrayages ont payé

Brève
25/03/2019

Les travailleurs de l’usine Famar d’Orléans, un sous-traitant pour l’industrie pharmaceutique, se sont mobilisés la semaine dernière pour les salaires. Cette année, la direction proposait pour tout le monde une augmentation individuelle de 1,8 %. Le 19 mars, à l’appel de la CGT, la quasi-totalité de ceux de la production (plus d’une centaine) se sont retrouvés en assemblée générale pour dénoncer des propositions ressenties comme dérisoires et surtout inéquitables.

L’assemblée des grévistes a voté la décision de débrayer deux heures tous les jours en milieu de poste, afin d’obtenir des augmentations générales de 50 euros pour les plus bas salaires, et de 40 euros pour les autres, ainsi qu’une revalorisation de toutes les primes.

Le lendemain, alors que les productions étaient quasiment paralysées, les travailleurs décidaient de reconduire le mouvement.

La direction, comptant sur l’essoufflement, annonçait la clôture des NAO (négociations annuelles obligatoires) pour le vendredi. Une délégation lui a alors fait savoir que les travailleurs étaient déterminés à continuer, et que les enchères allaient monter en cas de poursuite du mouvement. Le jour même, la direction cédait sur toutes les revendications.

Tous ceux qui ont participé au mouvement en sortent renforcés, avec la fierté de s’être fait respecter et d’avoir eu, pour l’instant, le dernier mot.