Hutchinson - Châlette-sur-Loing (Loiret) :  Les travailleurs veulent leur part

Echo d'entreprise
12/02/2022

Le 10 février, les travailleurs du groupe Hutchinson étaient appelés par les syndicats à faire grève. Dans toutes les usines, les travailleurs ont été nombreux à répondre présent. Ils ont été plus de 200 à débrayer à l’usine de Châlette pour exprimer leur mécontentement au vu des miettes qu’avait proposées la direction à la première réunion NAO : 2 % pour les salaires en-dessous de 2500 euros et zéro pour les autres. Contents de se retrouver aussi nombreux à faire la tournée des ateliers, qui pour certains étaient beaucoup moins bruyants puisque les machines ne tournaient pas.

« Les salaires au SMIC pour les plus jeunes, à peine plus pour les plus anciens, le 10 c’est la fin du mois et impossible de payer toutes les factures et les crédits. On travaille durement et on n’y arrive plus ». Les grévistes étaient d’autant plus remontés que Total, dont Hutchinson fait partie, venait d’annoncer ses 15 milliards de profits et qu’ils sont bien conscients que c’est grâce à leur travail que ces requins s’enrichissent. La goutte d’eau qui fait déborder le vase, c’est le refus d’Hutchinson de verser la prime de 550 euros que tous les salariés de Total ont eue.

En fin d’après-midi, la direction annonçait un talon de 50 euros pour les salaires en-dessous de 2500 euros brut, et 2 % pour les autres. « Mais 50 euros, c’est même pas un plein d’essence ». Dans toutes les usines du groupe, des rendez-vous ont été pris la semaine prochaine pour organiser la suite.