Bourges (Cher)

Liberté de circulation et d’installation pour les migrants !

Brève
29/11/2017

Lundi 27 à Bourges, une soixantaine de demandeurs d’asile africains ont organisé une marche jusqu’à la préfecture en centre ville pour protester contre les conditions de vie qui leur sont imposées.

Logés dans l’ancien Hôtel Formule 1 à plus de 6 kms au sud de la ville, ils se retrouvent dans une zone industrielle. « Nous vivons dans un lieu isolé de la ville, comme si nous étions des criminels, comme si nous représentions un danger pour les gens », a confié l’un d’eux à la presse.

Les pancartes proclamaient «Integration, No isolation » ou encore « accès à l’éducation et à la santé ».

Leur manifestation visait aussi à dénoncer la procédure dite « Dublin » qui leur impose de déposer leur demande d’asile dans le 1er pays de l’Union Européenne où ils sont entrés. Comme s’ils avaient eu la liberté de choisir leur pays de débarquement !

Pour la plupart d’entre eux, il s’agit de l’Italie où ils ont été obligés de donner leurs empreintes. Non seulement, ils n’en parlent pas la langue, mais retourner en Italie aboutirait à être renvoyés au Soudan ou en Libye où sévissent dictature, torture, esclavage et meurtres.

Mais à leur demande de déposer une demande d’asile ici, la préfecture du Cher a opposé une fin de non-recevoir.

Macron peut bien se dire choqué par la barbarie qui règne dans un pays comme la Libye – et ce n’est pas le seul -, les services de l’Etat restent inflexibles et sourds face au désarroi de ceux qui, pour nous, sont nos frères et méritent toute notre solidarité.