Chambray-lès-Tours / Indre-et-Loire

Tati : porte close sans préavis

Brève
13/07/2018

Depuis la mi-mai, les salariées du magasin Tati récemment installé dans la nouvelle zone commerciale « Ma petite Madelaine » à Chambray-lès-Tours, vidaient les rayons pour un « maxi déstockage avant travaux ». Arrivées au Vendredi 30 Juin, dans un magasin quasi-totalement vidé de ses marchandises et même des rayonnages, toujours pas de nouvelles ni de leur patron, ni de ce qu’elles feraient la semaine suivante, la responsable devant seulement déposer les clefs au magasin GiFi d’une zone proche… (L’enseigne Tati a été rachetée par le groupe GiFi en 2017).

Et Lundi 2 Juillet, elles trouvèrent effectivement porte close, une affichette annonçant : « fermeture définitive de votre magasin Tati »…

L’UD- CGT, alertée quelques  jours avant par une militante locale, cliente du magasin qui avait discuté avec les salariées inquiètes,  avait organisé un rassemblement et convoqué la Nouvelle République. Il a fallu ça pour que le grand patron de Tati Mag descende à Chambray et lui accorde une interview. Là, il ose parler de « maladresse par manque de communication », affirme qu’il n’y a pas de suppressions de postes, énumère un certain nombre de contre-vérités, par exemple que les salariées seraient actuellement en congés annuels jusqu’au 22 juillet, qu’on leur proposerait des mutations temporaires (à Blois ou Cholet !), que six seraient reprises dans le nouveau magasin (quand ?), toutes choses dont les principales intéressées n’ont pas entendu parler.

 La réalité, c’est que beaucoup sont en arrêt-maladie et attendent parfois depuis des semaines que le patron envoie leur attestation à la Sécu, que, sur les dix salariées, à ce jour (mi-juillet)  seules deux se sont vu proposer une « formation » d’un mois dans le magasin Gi-Fi voisin, et une convoquée à Paris pour un entretien préalable à licenciement pour inaptitude…

De toute évidence les patrons, de Tati et Gi-Fi ont tout fait pour écœurer les salariées en les laissant exprès dans l’incertitude pour qu’ils partent d’eux-mêmes, méthode employée semble-t-il dans d’autres magasins de l’enseigne, qui doivent aussi passer sous celle de Gi-Fi.

 Mais là, ils sont tombés sur un os, un groupe de salariées solidaires et décidées à ne pas se laisser faire et grâce à la publicité donnée par cet article, leur réaction a été commentée positivement par les salariés d’autres magasins de la région…

Les salariées de Chambray comptent ne pas en rester là et mettre tout en œuvre pour faire respecter leurs droits les plus élémentaires en donnant un coup d’arrêt à cette arrogance et cette impunité patronales.