Joué-Lès-Tours (Indre-et-Loire)

Tupperware : contre le mépris patronal, la grève !

Brève
05/01/2018

Il y a près de trois mois, les 235 travailleurs de l'usine Tupperware de Joué-lès-Tours apprenaient brutalement que fin février 2018, ils seraient purement et simplement jetés à la porte, et leur entreprise fermée.

Parmi ces travailleuses et ces travailleurs, dont la moyenne d'âge dépasse 50 ans, et qui pour beaucoup comptent 10, 20, voire 40 ans d'ancienneté, c'était l'abattement. Les syndicats de l'entreprise, et en particulier la CGT majoritaire choisirent de miser sur la négociation du plan social, sans appeler au moindre débrayage, ni à la moindre action. Les patrons – un groupe multinational prospère – promettaient, selon l'usage, de « tout mettre en œuvre pour trouver un repreneur et proposer un reclassement à chacun ». Mais fin décembre, ils n'avaient toujours rien proposé, en dehors des indemnités légales de licenciement.

C'est dans ces conditions que le 2 janvier, à l'appel des syndicats, un mouvement de grève a éclaté qui, depuis, bloque toute la production. Les travailleurs se sont rassemblés devant l’usine, pour protester et demander des conditions de départ moins défavorables, des primes supra-légales plus importantes. C'est bien le moins, en effet, quand avec son emploi, on va tout perdre.

Ce que deux mois de palabres n'avaient pas donné, deux jours de grève l'ont permis : la direction a commencé à faire quelques concessions sur le montant des indemnités liées à l'ancienneté. Le 4 janvier, les patrons annonçaient le doublement de ces indemnités.

Les travailleurs de chez Tupperware savent désormais dans quel sens ils devront aller ne serait-ce que pour faire payer ces rapaces qui ont accumulé des fortunes sur leur travail et auraient bien voulu se débarrasser d'eux sans la moindre vague et au moindre coût.