Aigurande (Indre)

Un patron esclavagiste condamné

Brève
20/09/2018

Les quatre bûcherons marocains qui avaient engagé une procédure devant les Prud’hommes pour le paiement de leurs salaires ont obtenu chacun une provision sur salaire de 3.500 à 5.900 euros.

Ce patron négrier, qui était allé les recruter dans leur village au Maroc en leur promettant un CDI au Smic et un titre de séjour pérenne, les faisait travailler 10 à 12h par jour en semaine sans aucune protection, avec une seule pause de 20 minutes puis les mettait le week-end à retaper son restaurant rapide.

Selon la CGT, ils étaient « payés 100 à 200 euros par mois » et devaient se contenter « d’une demi-baguette et l’eau du ruisseau en guise de déjeuner ». Et lorsqu’en mai, ils ont osé réclamer une nouvelle fois leurs salaires, ils se sont retrouvés à la rue, après que leur patron ait forcé la porte de l’appartement qu’il leur sous-louait et détruit tous leurs papiers.

Avec l’appui de la CGT et d’un collectif de soutien dans la ville, ils viennent d’obtenir en partie satisfaction mais une autre action judiciaire se poursuit pour faire reconnaître la Traite des êtres humains dans le milieu du travail.

Et le soutien continue à s’organiser autour de ces quatre travailleurs pour la défense de leurs droits et de leur dignité.