TAO – Transports en commun de l’Agglomération Orléanaise

Une deuxième manifestation encore plus réussie

Brève
21/10/2018

Vendredi 19 octobre, 250 manifestants étaient présents devant le dépôt de la TAO, le réseau de tram et bus qui dessert Orléans, géré par Kéolis, une filiale de la SNCF. Plus importante que la première manifestation du 6 septembre, elle regroupait en majorité des conducteurs, mais aussi des agents de maintenance, des agents de contrôle (vérificateurs), les agents de l’agence commerciale et une bonne partie des managers et des régulateurs. On pouvait y voir des chasubles "Kéolis exploiteur".

Les grévistes expliquent qu’ils sont "de moins en moins bien payés", et aussi que les temps de parcours sont impossibles à respecter. Sur une des lignes, les chauffeurs ont 23 minutes pour un trajet qui prend au mieux 28 minutes. D’autres dénonçaient durant la manifestation : "quand on part en vacances avec notre voiture, on fait des pauses pour notre sécurité. Au travail dans le tram, on nous l’interdit alors qu’on a des voyageurs à bord !". "Pour 2 minutes de retard au départ, on prend une sanction alors que ça ne dérange pas la direction quand on arrive 25 minutes en retard à cause de matériel défectueux", parce qu’il n’est pas suffisamment entretenu.

La manifestation était très dynamique et un sit-in a eu lieu devant le bâtiment de la Métropole, pour dénoncer sa responsabilité dans "l’état déplorable du réseau".

Une suite est déjà prévue : "si la direction ou le maire ne réagissent pas, nous irons manifester à Paris devant le siège avec d’autres collègues car plusieurs dépôts de France se mobilisent face à leur direction".