Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) :  Hutchinson, petits calculs et gros risques

Echo d'entreprise
30/03/2020

A Hutchinson-Joué, l’arrêt de la production a été confirmé pour la quasi-totalité d’entre nous… sauf quelques-uns, censés être volontaires, dans deux petits secteurs concernant au maximum une quinzaine de travailleurs.

Des secteurs petits, des productions qui ne sont pas indispensables… mais qui sont très rentables ou qui concernent un marché qu’Hutchinson veut prendre.

Les risques courus par ces travailleurs sont de trop. D’autant qu’au nom de la reprise rapide de ces productions, on a fait travailler les collègues de GSF à nettoyer et désinfecter l’usine la semaine dernière. Il suffit pourtant de fermer complètement l’usine pendant plusieurs semaines pour éliminer toute trace du virus.

Pour notre santé, il faut le risque zéro !

Deret Logistique - Saran (Loiret) :  Patron et gouvernement complices

Echo d'entreprise
27/03/2020

Les travailleurs de Deret Logistique ont été appelés à reprendre le travail mardi 24 mars. La semaine précédente, seule une centaine sur 1 500 étaient venus travailler.

Le discours de Muriel Pénicaud, la ministre du travail, qui a insisté sur le fait qu’il fallait que l’économie française continue de tourner, a été particulièrement bien entendu par la direction de cette entreprise de logistique qui travaille en grande partie pour le secteur du luxe et de la cosmétique : Lanvin, Séphora, Hermès, Dior, Louis Vuitton... Seule la santé des profits les préoccupe.

Beaucoup de travailleurs sont angoissés à l’idée de devoir regagner leurs postes, certains disent y aller « la peur au ventre », d’autant plus qu’il semblerait que deux travailleurs aient été testés positifs au coronavirus. Alors, même si la direction promet masques, gel hydro-alcoolique, postes de travail espacés et pauses organisées, en quoi risquer sa santé pour acheminer des produits de beauté est-il nécessaire dans la guerre contre le Covid-19 ?

Centre Hospitalier Régional - Orléans (Loiret) :  Comme dans tous les hôpitaux, l'inquiétude grandit

Echo d'entreprise
26/03/2020

Depuis des mois et des mois, le personnel soignant dénonce le manque de personnel

Comme partout dans le pays, ça a été la galère pour être équipés en masques et gel. Il y a encore 10 jours, alors qu’à 9h du matin tous les services avaient des masques, à 10h30 bas les masques ! Il fallait ne servir que les unités déclarées les plus nécessaires. A l’heure actuelle tous les services sont enfin équipés.

L’hôpital a accueilli une quarantaine de personnes malades du virus. La réouverture de chambres est envisagée dans l’ancien bâtiment toujours debout. Par manque déjà probant de personnel, la crainte actuelle des soignants est de ne pas pouvoir faire face quand le pic de l’épidémie va arriver. D’autant plus que des hospitaliers sont déjà atteints par le virus.

Transports de l'Agglomération d'Orléans (Loiret) :  Des mesures de protection à imposer

Echo d'entreprise
25/03/2020

A la TAO, société gérée par Keolis (filiale SNCF), les contrôleurs et agents des boutiques, les plus en contact avec les usagers, mis en chômage partiel, ne seront payés qu’à 84 % de leur salaire. N’étant ni responsables de cette situation et n’ayant pas tous la possibilité de faire du télétravail, ils doivent être payés à 100 % !

Les conducteurs de bus et de tramway, toujours en service, particulièrement exposés aux risques de contamination, eux, ont dû exiger l’interdiction de la montée à l’avant, l’arrêt de la vente des titres de transport dans les bus et la désinfection des postes de conduite...

Mais les mesures de protections des conductrices et conducteurs restent quasi inexistantes, d’autant que le stock de masques, de gants et de lingettes est périmé ! Le gel hydro-alcoolique est distribué au compte-goutte. Selon la direction, les masques ne servent à rien et les conducteurs ne sauraient pas s'en servir ! Les véhicules censés être désinfectés ne le sont pas même complètement, la direction invoquant le manque de main d'œuvre des prestataires, leur désengagement pour certains et le coût trop élevé.

Et il est intolérable de voir sur certaines lignes des véhicules surchargés comme celui où les travailleurs d'Amazon peuvent être entassés à 40 ou 50 par bus. Un agent a même été interpellé par la police municipale, stupéfaite qu’aucune consigne n’ait été donnée par Keolis et la Métropole d’Orléans.

Il est normal que les transports publics fonctionnent, au moins partiellement, pour assurer les déplacements des soignants et ceux des habitants pour leurs besoins essentiels. Mais la protection des agents doit, elle aussi, être assurée, ce que scandaleusement, la Métropole comme la direction de Kéolis rechignent à faire.

Centre Hospitalier - Amilly (Loiret) :  C’est la pénurie qui est la plus dangereuse !

Echo d'entreprise
25/03/2020

Au CHAM, il y a bien eu une réorganisation des circuits d'accueil et d'orientation vers des services dédiés au Covid-19, mais tous les beaux principes sont par terre à cause du manque de matériel et de personnel.

Si les porteurs du virus détectés dès leur arrivée sont bien envoyés vers les services dédiés, lorsque la maladie se développe alors que les patients sont déjà dans un service, on se contente d'essayer de les isoler, ou de leur donner un masque, mais ils restent dans les services où ils ont été admis.

Dans bien des cas, on n'est sûr de rien. Très peu de tests sont réalisés, c'est le flou le plus total, car ni les patients, ni les soignants ne sont contrôlés avant qu’ils ne soient au plus mal.

La seule chose qui est contrôlée, c'est l'attribution de masques

Dans un service de médecine, les soignants qui prennent un masque doivent le notifier sur un document ! On a vertement rappelé à l'ordre ceux qui avaient commencé à en utiliser avant la consigne.

En Réanimation, on n'a eu droit qu'à un seul masque par poste de 12h. Comment travailler sans le toucher, le retirer pendant 12h d'affilée ? C'est mission impossible. Résultat, quatre d'entre nous étaient atteints par la maladie dès la fin de semaine dernière, et nombreux sont ceux qui présentent les signes dans de nombreux services.

Où sont les renforts ?

Même si l'activité de chirurgie a été mise au ralenti, le personnel déjà insuffisant en temps normal n'a pas été renforcé. Ils n'ont rien trouvé de mieux que de nous faire tourner en 12h de jour et de nuit dans les unités spécialisées (mais ça déborde facilement sur 13h avec les temps de transmissions et d'habillage).

Macron peut bien prendre un air martial en annonçant « c'est la guerre », mais mis à part les coups de menton contre la population, où sont les entreprises réquisitionnées pour fabriquer des masques et des tests ? Pour une fois qu'il y aurait autre chose à fabriquer que des obus !

La Banque Postale - Centre de Chèques Postaux - Orléans la Source (Loiret) :  Rien ne les arrête

Echo d'entreprise
25/03/2020

Banderolle au balcon en face du centre : "Des milliards pour la santé, pas pour les actionnaires"

Aucune activité n’a été arrêtée. La seule décision qui a été prise est de faire travailler le personnel en deux équipes. Les agents doivent continuer par exemple à accomplir des tâches comme les réquisitions, le contentieux, les découverts sur les comptes de personnes qui ont des difficultés, etc. Toutes activités qui pourraient largement attendre.

La direction cherche par tous les moyens à ce que 300 personnes au moins par brigade continuent à venir au travail. Le télétravail n’est pratiquement pas encore mis en place. Mais il est passé par la tête des directeurs de vouloir installer 40 postes chez les agents qui gardent les enfants à la maison. Il fallait y penser, non ?

Uniquement préoccupés de leur santé à eux

Maintenir les agents à plusieurs dizaines sur une aile du centre ne pose aucun problème à la direction. Par contre il a été décidé par les directeurs de ne pas réunir plus de 7 personnes autour d’eux. « Selon que vous serez puissant ou misérable », disait déjà La Fontaine.

Hutchinson - Châlette sur Loing (Loiret) :  L'urgence est de rester chez soi

Echo d'entreprise
25/03/2020

En début de semaine, après la désinfection de l'usine, plus de 100 travailleurs ont repris le travail et la direction a annoncé qu’une cinquantaine d’autres devaient les rejoindre jeudi. La direction affirme avoir fait appel au  volontariat, mais à la préparation des mélanges, l'encadrement a mis la pression sur les travailleurs. Ceux des « rondelles des bocaux » n'ont pas été prévenus qu'ils avaient le choix. Quant aux intérimaires, refuser de travailler c'est souvent risquer de perdre son emploi ! Certains par exemple ont été congédiés avec un simple sms !

Faute de volontaires, un secteur n’a pu fonctionner comme l’aurait voulu la direction. Les protections sanitaires ont été mises en place, distance, nettoyant désinfectant, masques mais de nombreuses femmes de ménage ont dû insister pour avoir des masques alors qu'elles sont le plus exposées. Des prises de température sont effectuées à chaque entrée mais la fiabilité des thermomètres est plus que douteuse. L'une d'entre nous se retrouvant avec 35,4° !

Il est scandaleux de continuer à produire des rondelles de bocaux et des durits alors que l'urgence aujourd'hui est de rester chez soi.

SNCF - Orléans Les Aubrais (Loiret) :  Encore trop d’aiguilleurs à qui la direction impose de venir au boulot !

Echo d'entreprise
24/03/2020

Depuis le début du confinement, la direction SNCF Réseau impose la tenue de quasiment tous les postes d’aiguillage du secteur.

Il aura fallu attendre le week-end du 22 mars pour que la moitié des postes du triage soit fermée. L’autre moitié restent ouverts avec un seul agent présent par service, alors qu’il y a très peu de travail à part quelques trains de fret.

Au poste 1 des Aubrais, où le poste principal du secteur fonctionne certes en effectif allégé, il y a de quoi se demander quand même si le trafic qu’on voit passer est réellement utile à la population...

Une majorité des agents sont donc confinés chez eux. Mais il aura fallu que les cheminots fassent entendre leur colère plusieurs jours auprès de la direction des postes d’aiguillage pour qu’elle se décide enfin à prendre cette mesure de bon sens. Et il reste des endroits où elle impose à certains de venir travailler sans que cela semble être d'une grande utilité. Et surtout, depuis le début les mesures sanitaires se limitent à des lingettes et du savon pour ceux qui qui continuent à travailler.

Tous les postes qui ne sont pas indispensables aux trains "vitaux" devraient être fermés !

Agglomération d’Orléans (Loiret) :  Darty livre… et est livré en masques

Echo d'entreprise
24/03/2020

Les magasins sont fermés, même si la direction a épluché les textes pour savoir quel type de magasin pouvait ouvrir. Ils ont eu un espoir quand un ministre a parlé de laisser travailler les vendeurs et réparateurs d’ordinateurs.

Mais le site internet est toujours ouvert et la livraison est toujours assurée. La consigne qui est donnée aux livreurs est de ne plus rentrer dans les maisons, de laisser les produits sur le pas de la porte. Le client le découvre par un mail qui arrive un jour avant la livraison. Il peut repousser la livraison après le confinement, "c’est pas grave, il a déjà payé".

Les travailleurs refusant dès le mardi de livrer sans moyen de protection, dès le lendemain des masques et des flacons de gel hydro-alcoolique ont été envoyés en nombre à toutes les plateformes, alors que nombre de soignants à domicile, de médecins ne disposent pas de masques. Avec la baisse des commandes, la direction fait travailler les livreurs un jour sur deux et leur a proposé de prendre des jours de vacances. Dans les plateformes où les syndicats sont présents, cela n’a pas pris.

Amazon - Saran (Loiret) :  Démission révélatrice

Echo d'entreprise
24/03/2020

La directrice d’Amazon de l'usine de Saran a démissionné. Elle aurait désobéi à ses supérieurs en refusant d’embaucher de nouveaux intérimaires pour faire face à l'afflux de commandes. Est-ce un sursaut de conscience ou la crainte de voir sa responsabilité pénale engagée avec la propagation du virus ?

Le site, qui emploie plus de 2000 salariés, continue à tourner malgré un absentéisme qui touche la moitié des effectifs. Les risques encourus du fait de la promiscuité, de l’absence de moyens de protection et des conditions de transport, sont inacceptables. Le travail non essentiel doit s'arrêter partout !