Amazon – Saran (Loiret) :  La direction n'empêchera pas les idées des travailleurs de circuler

Echo d'entreprise
01/07/2020

Durant le confinement, la justice saisie par les syndicats avait imposé à la direction d’Amazon France de modifier ses ventes et d’évaluer les risques liés à l’épidémie.

Pour ceux qui travaillent sur des postes fixes, la direction a fait installer des sortes de cages en plexiglas gondolé. En traversant le plexiglas, la lumière prend un effet stroboscopique très gênant pour la vue, et les travailleurs se retrouvent isolés les uns des autres. Mais ce plexiglas ne peut ni empêcher les travailleurs de voir clair dans les intentions de la direction, ni les discussions.

Bien au contraire, car le goût de la discussion, lui, ne peut pas être mis en cage !

Thermor - Saint-Jean-de-la Ruelle (Loiret) :  Intérimaires licenciés, travail intensifié, profits préservés

Echo d'entreprise
01/07/2020

Dans cette usine où est fabriqué du matériel de chauffage, le travail a repris progressivement pendant le mois de mai, mais avec des effectifs en baisse. Aussi la charge de travail est rapidement devenue insupportable. En effet, la plupart des nombreux intérimaires qui travaillaient en production ont été licenciés lors du confinement et l’embauche possible de la poignée d’intérimaires qui a visité l’usine fin juin ne fait pas le compte.

Si le patron veut la même production qu’avant, qu’il embauche. Se crever au boulot alors que tant de travailleurs sont au chômage, c’est absurde, à l’image du système capitaliste tout entier, qui ne mérite que d’être renversé !

Fret ferroviaire Orléans-Les Aubrais et Vierzon :  Après les remerciements, les suppressions de postes !

Echo d'entreprise
09/06/2020

La Direction de Fret SNCF se prépare à supprimer encore des postes dans les triages des Aubrais et de Vierzon. Sous prétexte que la SNCF a "perdu des marchés" au profit d'opérateurs privés, de nombreux postes d'agents de manœuvre et de conducteurs de trains seraient supprimés.

Dans le capitalisme, "remporter un marché" c’est plus de profits pour les patrons, la dégradation des conditions de travail et le chômage pour beaucoup de travailleurs. Les cheminots du public comme du privé ne doivent pas se sentir en concurrence entre eux. Au contraire, tous les travailleurs du rail, qu'ils soient de la SNCF, VFLI, Europorte, Millet..., devront défendre ensemble leur peau pour ne pas faire les frais de la soif de profits de leurs patrons respectifs !

Hutchinson - Châlette sur Loing (Loiret) :  Contre les suppressions d'emplois, prendre sur les profits !

Echo d'entreprise
07/06/2020

Hutchinson, filiale du groupe Total, vient d'annoncer son intention de se débarrasser de près de 9000 travailleurs dans le monde, dont 6000 intérimaires. En France, de 800 à 1000 travailleurs en CDI seraient concernés sur 8400, auxquels il faut ajouter des centaines d’intérimaires, dont une partie a déjà été mise à la porte. Dans la région Centre, les usines de Châlette, Fleury-les-Aubrais, Châteaudun, Vierzon et Joué-lès-Tours emploient plus de 3000 travailleurs, intérimaires compris. C’est une vraie catastrophe pour les familles populaires de ces villes, dont deux détiennent déjà le record de chômage dans la région.

En avril, en pleine pandémie, Hutchinson et Total ont versé 1,8 milliard de dividendes à leurs actionnaires. C'est donc aux actionnaires, et à eux seuls, de payer la crise de leur système. Tous ces milliards, fruit du travail et de la sueur des travailleurs, doivent servir à maintenir tous les emplois. Et si le travail est en baisse, qu'il soit réparti entre tous les travailleurs, intérimaires, embauchés ou sous-traitants.

Hutchinson - Châlette sur Loing (Loiret) :  Répartition du travail entre tous !

Echo d'entreprise
27/05/2020

En ce moment à l’usine, il y a moins de travail dans la plupart des secteurs et ateliers. La direction a choisi de faire travailler par roulement, sauf qu’après le 2 juin, elle dit ne pas savoir si les salaires seront payés à 100 %.

Les travailleurs n’ont pas choisi de travailler une partie du temps, alors les salaires doivent être maintenus intégralement, primes comprises. La seule mesure rationnelle, de bon sens, serait de baisser les cadences et de répartir le travail entre l’ensemble des travailleurs : travailler moins pour travailler tous.

Et que l’on ne vienne pas prétendre qu’il n’y a pas l’argent, surtout de la part d’un groupe comme Total qui a versé en pleine pandémie 1, 8 milliards à ses actionnaires !

 

TAO Keolis - Orléans (Loiret) :  Une réaction pas volée

Echo d'entreprise
20/05/2020

Quatre organisations syndicales appellent à la grève le lundi 25 mai pour protester contre les conditions de reprise du transport urbain dans l’agglomération orléanaise. La montée vers l'avant des passagers ne passe pas auprès des personnels, qui ne sont pas satisfaits non plus des moyens mis en œuvre pour le nettoyage et la désinfection des rames et des bus.

Les travailleurs ont également fait leur compte et ils n’acceptent pas l’amputation de leur salaire consécutive à la période de confinement. Ils n’ont pas à faire les frais de la crise sanitaire, c’est à Keolis, riche à milliards, de payer.

Abattoirs Travidal - Fleury-les-Aubrais (Loiret) :  Sous-traitants pas traités

Echo d'entreprise
20/05/2020

Depuis une semaine, le cluster qui s'est déclaré dans les abattoirs Travidal à Fleury-les-Aubrais fait la une des journaux. Le 20 mai, 54 travailleurs ont déjà été testés positifs. Et si l'Agence Régionale de Santé (l’ARS) a annoncé le dépistage de tous les travailleurs de l'entreprise et des entreprises sous-traitantes, dans la réalité certains salariés des entreprises sous-traitantes n'ont pas pu bénéficier de ce dépistage généralisé et normalement automatique.

Est-ce un problème de tests ? Est-ce une tentative pour masquer l'ampleur de la contamination ou est-ce simplement le fruit de la désorganisation de cette société ? Les travailleurs de Travidal ou des sous-traitants ne peuvent décidément pas faire confiance ni à leur employeur ni aux pouvoirs publics pour préserver leur santé.

Abattoirs Tradival - Fleury-les-Aubrais (Loiret) :  Ne pas laisser la direction des entreprises à un patronat qui ne pense que profits !

Echo d'entreprise
18/05/2020

Au total ce sont 34 cas de Covid qui ont été dépistés sur plus de 300 travailleurs de cet abattoir de porcs. Tous les travailleurs ne sont pas encore testés mais les premiers résultats sont alarmants : sur 84 travailleurs volontaires, 22 ont été testés positifs en plus des 12 cas déjà recensés ! La préfecture du Loiret a dû décider la fermeture totale de l’entreprise cette semaine pour désinfection.

Cette entreprise Tradival a une réputation de conditions de travail très dures et de conditions d’hygiène souvent déplorables parmi les travailleurs de l’agglomération. Un atelier de préparation est fermé depuis fin novembre à la suite de découverte de listéria sur des saucisses et des andouilles.

La découverte de tous ces cas de Covid inquiète bien au-delà des travailleurs de l’entreprise.

Ce foyer épidémique comme ceux présents dans d’autres abattoirs montrent que ce secteur est particulièrement exposé et les travailleurs ne peuvent évidemment pas faire confiance au patron et aux autorités pour être protégés.

Transports de l'Agglomération d'Orléans (Loiret) :  Une reprise qui ne règle rien

Echo d'entreprise
14/05/2020

La reprise de 70 % du trafic de la TAO (gérée par Keolis) s’accompagne de menaces et d’avertissements à l’encontre des travailleurs : sanction en cas de port de masques en tissus en lieu et place des masques fournis, et mise dans l’illégalité de ceux qui useraient de leur droit de retrait. Sacrée hypocrisie, quand on sait qu'en mars la direction limitait voire refusait la distribution de masques.

Aucune distribution gratuite de masques n’est prévue en direction des usagers par la direction. Celle-ci fait reposer le respect du port du masque sur les seuls salariés et sans aucun moyen supplémentaire.

La TAO a mis un terme à la gratuité appliquée pendant la durée du confinement, alors que face à une affluence croissante, c'est encore plus nécessaire. Du coup, au prétexte de validation des titres de transport par les usagers, elle rend de nouveau obligatoire la montée par l'avant. La direction favorise ainsi la promiscuité entre voyageurs et chauffeurs, sans parler des contrôleurs qu'elle trépigne de remettre au travail.

Elle ne s’est pas souciée d’équiper les personnels de kits d'urgence afin qu’ils puissent porter assistance à des passagers qui se sentiraient mal. Elle n’a pas prévu non plus de panier-repas pour ceux qui ont repris des tournées avec coupure, alors que le restaurant d’entreprise est fermé, et qu’il est bien difficile d’utiliser les tickets restaurant dans la période.

Alors pour imposer des conditions de travail qui ne menacent pas leur santé et celle des usagers, les travailleurs ne peuvent compter que sur leur vigilance et leur action collective.

Delpharm - Orléans La Source (Loiret) :  Une prime pour tous !

Echo d'entreprise
12/05/2020

La direction a accordé une prime pour ceux qui ont travaillé entre le 16 mars et le 10 mai. Elle est de 11 euros par jour pour ceux qui étaient à l’usine et de 5,5 euros pour ceux qui étaient en télétravail. Non seulement elle ne fait pas le compte après une année sans rallonge, mais en plus une partie des travailleurs du site en ont été privés. En effet, bien que leur activité soit essentielle et que la charge de travail des travailleurs du nettoyage se soit accrue du fait de la pandémie, ni Delpharm, ni Atalian l’entreprise de sous-traitance qui les a embauchés, n’ont jugé bon de leur octroyer la même prime que celle distribuée aux personnels intérimaires et embauchés.

C’est évidemment inacceptable.