Hôpital psychiatrique Daumezon - Fleury les Aubrais (Loiret) :  Conditions déplorables, menaces inacceptables

Echo d'entreprise
05/10/2021

Comme dans tous les établissements hospitaliers, les personnels du site ont reçu il y a quelques semaines un courrier menaçant d'une suspension de salaire ceux qui ne seraient pas munis d'un pass sanitaire. Les travailleurs les plus précaires, notamment les ASH (Agent de Service Hospitalier) chargés du nettoyage, verraient même leur contrat suspendu définitivement.

Tous ont en mémoire l'époque où on leur avait demandé de travailler sans masque et à effectifs réduits sous prétexte de réduire les contaminations. Les effectifs étaient insuffisants avant même la pandémie, et aujourd’hui bien des postes sont encore vacants. Dans les unités de réinsertion, les équipes sont parfois même réduites à trois, alors que le minimum prévu, déjà bien insuffisant, est de quatre. Pour combler le manque de personnel, les soignants sont transférés d’un service à l’autre sans les formations nécessaires et au mépris de leur sécurité.

Quant aux infrastructures et aux équipements, on se croirait dans un autre temps. Dans une unité gratifiée du surnom « d'unité poubelles » par les soignants eux-mêmes, seulement deux chambres sont équipées de douches et de toilettes individuelles. La chambre d'isolement est équipée d'un seau pour les besoins des patients. Certaines chambres étant suroccupées, des lits de camps sont parfois installés. Ces conditions de travail déplorables, pour des salaires insuffisants, entraînent des arrêts de travail qui aggravent encore la situation.

Les menaces de sanction restent en travers de la gorge de bien des travailleurs, qu'ils aient ou non le pass sanitaire.

Hôpital de Montargis (Loiret) :  Ce n'est pas un audit qui les rendra moins sourds

Echo d'entreprise
16/08/2021

À l'unité de soins de longue durée du Centre Hospitalier de Montargis, un audit a été réalisé pour évaluer le niveau de stress et de fatigue du personnel.

Résultat : la majeure partie serait au bord de basculer dans le burn-out.

Ce n'est une surprise pour personne dans ce service qui réclame, comme dans bien d'autres, le renforcement des équipes depuis des mois.

Les chiffres vont maintenant faire l'objet de discussions lors des prochaines réunions d'hygiène et de sécurité en septembre. Tout le monde sait qu'il n'en sortira que de la poudre aux yeux.

Pourtant, au nom de la santé, le gouvernement et ses porte-seringues savent trouver tous les moyens pour imposer aux soignants et à la population contraintes et sanctions, quitte à priver les travailleurs de leur salaire (donc de leur emploi).

Mais quand il s'agit d'embauches, ce qui est pourtant le nerf de la guerre, ils ne sont contraints à rien...

Les irresponsables, ce sont eux !

Tradival - Fleury-les-Aubrais (Loiret) :  Grève contre les conditions de travail et les bas salaires

Echo d'entreprise
14/07/2021

Vendredi 9 juillet, 90% des 400 travailleurs de la boucherie industrielle Tradival à Fleury-les-Aubrais étaient en grève illimitée et 200 étaient présents au piquet de grève devant l'usine. Ils dénoncent leurs conditions de travail : insécurité, chaleur élevée, journées pouvant atteindre 14 heures, pauses insuffisantes. Le tout avec des paies au lance-pierre.

Les grévistes ne vont sûrement pas se contenter d'un os à ronger, ils n'ont pas dit leur dernier mot.

Shiseido (Loiret) :  Des licenciements qui ne passent pas

Echo d'entreprise
01/07/2021

Les grévistes de Shiseido à Gien

Mercredi 30 juin, les travailleurs de Shiseido à Ormes et à Gien, dans le Loiret, étaient en grève, suite à l’annonce de 83 licenciements sur ces deux usines, qui emploient au total 650 travailleurs. L’usine fabrique des produits cosmétiques notamment pour la marque Dolce&Gabbana.

À Ormes près d’Orléans, le directeur a été accueilli par les sifflets et les huées des 80 grévistes qui, depuis 5h, occupaient un grand rond-point qui dessert de nombreuses entreprises logistiques. À Gien le piquet comptait une soixantaine de grévistes, dont une majorité de femmes.

L’attitude de la direction qui, il y a peu encore, prétendait que tout allait bien, et qui maintenant veut se débarrasser de travailleurs en leur versant le minimum, est ressentie comme du mépris, et c’est aussi cela qui ne passe pas.

Il est bien difficile de connaitre les bénéfices réels de l’entreprise, tout comme le montant des aides versées par les collectivités locales, ce qui nécessiterait que les travailleurs contrôlent les comptes de l’entreprise. Mais tout le monde sait que le groupe se porte bien, et de grandes pancartes devant l’usine dénoncent les « licenciements boursiers », ou encore « Shiseido se paye le luxe de licencier ». Le comble, c’est que le patron a eu le culot de demander des aides récemment dans le cadre du plan de relance de Macron pour soi-disant créer de l’emploi !

Une réunion avec la direction était prévue le lendemain, mais d’ores et déjà, les grévistes annonçaient leur volonté de durcir le mouvement dès le lundi 5 juillet. Dans les discussions au piquet à Gien, où l’ambiance était joyeuse et combative malgré le temps couvert, les commentaires allaient bon train, sur ces patrons assoiffés de profit maximum qui se moquent du sort des travailleurs, alors même que ces derniers font tout marcher.

Châteauroux :  Colère chez Armatis

Echo d'entreprise
29/06/2021

Armatis est un centre téléphonique à Châteauroux qui soustraite les appels pour Orange, Engie, etc...

Les salariés ont été nombreux la semaine dernière dans la cour, à débrayer et à se rassembler pour exprimer un mécontentement qui n’a pas cessé de grimper ces derniers temps. Ils croulent sous le travail et ne peuvent pas compter sur les responsables ou les formateurs qui sont aussi débordés, en maladie ou démissionnaires.

Que se soit en télétravail ou sur le plateau, ils se sentent méprisés. Le sentiment général est que « nous ne sommes que des matricules », ou encore que « nous sommes mal payés mais au moins on pourrait nous respecter ».

Dès l’annonce de la grève, la direction les a convoqué pour essayer de la casser. Un responsable était sur le plateau, tandis que le directeur était connecté... au volant de sa voiture. La direction leur a évidement reproché la grève ; qu’ils seraient responsables d’un échec si un contrat soi-disant important n’était pas signé. Elle a ajouté que les syndicalistes promettent monts et merveilles, et qu’il ne faut pas croire pouvoir obtenir un treizième mois et des hausses de salaires.

Après le débrayage elle n’a trouvé comme seule réponse que de créer… trois commissions pour discuter des sujets qu’elle a elle-même choisi.

Qu’elle ne compte pas enterrer leurs revendications ! Son attitude  renforce l’idée, parmi les travailleurs, que les augmentations de salaires ou l’embauche, il faudra les lui arracher.

Michelin :  La crise... connais pas !

Echo d'entreprise
24/05/2021

A l'assemblée des actionnaires du 21 mai, Michelin a annoncé une augmentation de 15% du dividende qui leur sera versé. Les gros actionnaires vont récupérer autour de 410 millions d'euros sur les 625 millions d'euros de bénéfices réalisés en 2020.

Et en 2021, Michelin prévoit 2,5 milliards de bénéfices et une provision d’un milliard.

Au bout d’une année de crise sanitaire, la santé financière du groupe, elle, reste bonne.

Du côté des travailleurs, il n’en est pas de même. L'augmentation générale des salaires prévue sera de 0,5% à partir de mai, soit 5 à 7 centimes de l'heure. Et 0% pour les techniciens et cadres.

Michelin poursuit son plan d’attaque contre les travailleurs avec des salaires en bas de l’échelle, des centaines de suppression d'emplois et une dégradation des conditions de travail pour ceux qui restent.

C'est de cette aggravation de l'exploitation que Michelin tire des profits plus que confortables.

L'argent dans les coffres-forts de Michelin ne manque donc pas pour augmenter les salaires. Mais pour obtenir des salaires décents, les travailleurs n’ont pas d’autre choix que de préparer leur propre plan de lutte pour imposer leurs revendications.

SNCF - Postes d’aiguillage de la zone nord d’Orléans-Les Aubrais (Loiret) :  Une grève qui en annonce d'autres

Echo d'entreprise
21/12/2020

Jeudi 17 décembre, les aiguilleurs et agents-circulation des postes d’aiguillage de la zone nord d’Orléans-Les Aubrais étaient en grève contre les suppressions de postes, les réorganisations et le manque de personnel. Dans une ambiance fraternelle, une douzaine de travailleurs de la zone se sont rassemblés à l’entrée du triage pour dénoncer les attaques de la direction et du gouvernement.

Les cheminots engagés dans cette action se concertent pour essayer d’entraîner de plus nombreux collègues dans une autre journée en utilisant le préavis de grève qui court jusqu’au 9 janvier. La direction le mérite bien !

Delpharm - Orléans :  La grève fait reculer le patron

Echo d'entreprise
03/12/2020

Grâce à leur grève déclenchée le 17 novembre, la grande majorité des travailleurs postés ont contraint la direction de Delpharm à en rabattre sur ses attaques sur le temps de travail. Elle a dû entre autres leur restituer une semaine de congés payés, ainsi que dix jours sur treize jours de RTT qu’elle voulait leur voler. Refusant de travailler gratuitement, les grévistes exigeaient une compensation financière de 70 euros sur le salaire.

Face à une détermination qui ne faiblissait pas, mardi 1er décembre, au terme de seize jours de grève, le patron leur cédait 40 euros net et mensuels sur la prime d’équipe. Les travailleurs postés sont fiers d’avoir relevé la tête. La combativité dont ils ont fait preuve leur sera utile pour l’avenir.

Delpharm – Orléans :  Grève contre le travail gratuit

Echo d'entreprise
19/11/2020

Depuis mardi 17 novembre, les travailleurs postés du site de production pharmaceutique Delpharm d’Orléans sont de nouveau en grève contre les attaques concernant leur temps de travail. La mobilisation démarrée à la mi-octobre avait amené le patron à renoncer à leur voler une semaine de congés payés et à ramener les horaires de 22h à 20h15. Mais les travailleurs refusent toujours qu’on leur impose des horaires contraignants et de travailler 35 minutes de plus par jour, sans aucune compensation. Le patron est resté sourd à leur demande, aussi les salariés ont décidé de faire entendre leur colère.

L’entreprise se porte bien, le site a généré 7 millions d’euros en moins d’un an et Sébastien Aguettant, l’actionnaire principal, grimpe à toute vitesse l’échelle de la fortune. Il a étendu son empire en acquérant quasiment gratuitement des usines un peu partout et surtout il vient de décrocher le contrat de fabrication des vaccins contre la Covid 19, mis au point par Pfizer et BioNTech. Une annonce qui motive les grévistes à renforcer leur grève.

Delpharm - Orléans (Loiret) :  Grève contre l’attaque sur le temps de travail

Echo d'entreprise
28/10/2020

Mardi 20 octobre, les décisions de la direction concernant la nouvelle organisation du temps de travail pour les travailleurs postés a déclenché leur colère. Celle-ci voulait imposer aux travailleurs la suppression d’une semaine de congés à tous et faire travailler les équipes de production 54 jours de plus, en supprimant entre autres treize jours de RTT !

Spontanément la totalité de l’équipe de l’après-midi se mettait en grève, suivie le lendemain par l’équipe du matin, provoquant l’arrêt des lignes de production et le retour de vacances précipité du directeur. Un travailleur d’une délégation de grévistes lui dit ce qu’il avait sur le cœur : « Vous m’annoncez que je vais terminer le travail à 22h au lieu de 19h20, je suis seul avec mon gamin de 10 ans, j’en fais quoi ? Vous nous prenez à la gorge ! ».

Sous la pression, la direction renonçait à voler une semaine de congés payés, et ramenait l’horaire de fin des équipes de 22h à 20h15. Mais le compte n’y est toujours pas. Les travailleurs estiment qu’on leur vole l’équivalent de cinq semaines de congés ou un mois et demi de salaire ! Des débrayages se sont poursuivis chaque jour, dans toutes les équipes, dans l’attente d’une réunion prévue le mardi 26 octobre. Mais ce jour-là, la direction ne daigna pas aborder les horaires des travailleurs postés.

Ce refus, vécu comme une marque de mépris, a décidé les travailleurs, réunis en assemblée générale, à passer des débrayages à la grève et à élire leur comité de grève. La colère est à la hauteur de l’attaque, et il n’est pas question d’accepter de travailler plus sans que cela ne coûte rien au patron. L’usine fait des bénéfices, près de sept millions d’euros en moins d’un an. C’est un argument qui renforce la détermination des grévistes.