Sanofi - Amilly (Loiret) :  Que la direction sorte son chéquier

Echo d'entreprise
13/12/2021

A Sanofi, les négociations sur les salaires ont fourni l’occasion d’exprimer le ras-le-bol accumulé dans ce site de production et de distribution qui compte 450 personnes.
Fin novembre, 150 travailleurs avaient déjà débrayé pour les salaires. Mardi 7 décembre, c’était à nouveau la grève. Un piquet de grève bien suivi était mis en place.
Autour du brasero, les équipes de production trouvaient enfin le temps de discuter avec celles de la distribution. La vidéo où l’on voyait un groupe de grévistes qui s'invitait à la réunion de négociation en région parisienne passait de smartphone en smartphone.
Lors de cette réunion, la direction générale s’était juste contentée d’ajouter 0,2% aux 0,8% qu’elle proposait auparavant, faisant dire à certains qu’elle ne connaissait que les virgules. Cette réunion qui se terminait par le départ de la DRH sous les cris de "sors ton chéquier" avait le mérite de bien réchauffer l’ambiance. En effet, pourquoi faudrait-il que les travailleurs se contentent de miettes alors que les bénéfices explosent ? Tous les voyants sont au vert et les dirigeants promettent aux actionnaires 14% d’augmentation du bénéfice par actions.
Les travailleurs sont bien conscients que c’est sur leur dos que ces résultats sont obtenus. La direction est par exemple parvenue à faire doubler la production de paracétamol sans ajouter de personnel sur les lignes de production. Alors cette augmentation des bénéfices, c’est dans leurs bras qu’ils la ressentent, par des contrats toujours plus précaires et des cadences toujours plus soutenues.
Le mécontentement s’exprime aussi sur d’autres sites en France. Et les travailleurs de Derichbourg qui assurent l’entretien se sont mis en grève au moins sur un site. La direction n’en a sans doute pas fini avec le mécontentement.

Michelin - St Doulchard (Cher) :  Une sanction de trop qui fait éclater la colère !

Echo d'entreprise
02/12/2021

Depuis des mois, la direction et les chefs font pression pour que la production sorte coûte que coûte, alors que des postes sont supprimés et que des machines tombent en panne sans arrêt. Et en plus du travail très pénible en 3x8, mal payé, ils voudraient que les travailleurs accourent et obéissent au coup de sifflet, sinon les sanctions tombent.

Ça passe mal. Et il y a la mesure de trop.

Vendredi 19 novembre en fin de matinée, dans l’atelier Avion-neuf, suite à un différend avec un chef, un travailleur a été sanctionné, aussitôt reconduit à la porte de l’usine avec une mise à pied conservatoire, et donc privé de son salaire.

Dans l’équipe suivante, la nouvelle a déclenché une colère spontanée et partagée par l’ensemble des travailleurs de l’atelier. Ils ont arrêté le travail et exigé des explications auprès de la direction et la réintégration immédiate de leur camarade. Cette sanction a été ressentie comme une injustice inacceptable et on entendait : « c’est toujours le salarié qui paie, pas question de laisser faire ».

Après le week-end, le lundi, la colère était toujours là et s’est propagée dans presque toute l’usine.

Les débrayages ont continué, au cours desquels les travailleurs dans chaque équipe se réunissaient et décidaient de la suite, exigeant une confirmation écrite de la levée de la sanction. Ce qu’ils ont obtenu.

Le mercredi 24 novembre, la direction annonçait la réintégration de leur camarade.

Ce fut ressenti comme une victoire. Ensemble, ils avaient fait la démonstration que la solidarité ouvrière paie.

Comme beaucoup le disaient : « Quand un des nôtres est touché, c’est nous tous qui sommes touchés ».

Transdev Loiret, Cars Dunois, RATP Dev et TAO-Kéolis :  Les chauffeurs du Loiret en grève

Echo d'entreprise
09/11/2021

Lundi 8 novembre, les travailleurs des entreprises de transport de Transdev Loiret, des cars Dunois, de la RATP Dev et de TAO-Kéolis étaient en grève tous en même temps pour la première fois.

Ils travaillent pour le compte de la région, qui gère les transports interurbains départementaux, ou de Kéolis, une filiale de la SNCF qui gère ceux de l’agglomération d’Orléans. Ils dénoncent tous des conditions de travail et un matériel qui se dégradent, des salaires insuffisants qui commencent au smic et n’augmentent pas assez, des primes supprimées et des amplitudes de travail pouvant dépasser les 13 heures.

Lundi 8, 80 chauffeurs de Transdev étaient en grève sur les 200 que compte la région, et ils étaient environ 150 chauffeurs des différentes entreprises à défiler dans les rues d’Orléans, venus pour certains de Montargis et de Gien et soutenus par leurs syndicats. Dans ce cortège dynamique, une pancarte revendiquait « augmentez nos salaires ! », et les manifestants scandaient « 400 euros d’augmentation tout de suite ! » Dans les discussions, des grévistes dénonçaient à la fois les hausses de prix et « La région » qui est « le client et le patron », et plusieurs défendaient l’idée qu’il faudrait s’y mettre dans toutes les entreprises. En attendant, les salariés de chez Transdev se sont donnés rendez-vous pour décider dans les prochains jours de la suite de leur mouvement.

Hôpital psychiatrique Daumezon - Fleury les Aubrais (Loiret) :  Conditions déplorables, menaces inacceptables

Echo d'entreprise
05/10/2021

Comme dans tous les établissements hospitaliers, les personnels du site ont reçu il y a quelques semaines un courrier menaçant d'une suspension de salaire ceux qui ne seraient pas munis d'un pass sanitaire. Les travailleurs les plus précaires, notamment les ASH (Agent de Service Hospitalier) chargés du nettoyage, verraient même leur contrat suspendu définitivement.

Tous ont en mémoire l'époque où on leur avait demandé de travailler sans masque et à effectifs réduits sous prétexte de réduire les contaminations. Les effectifs étaient insuffisants avant même la pandémie, et aujourd’hui bien des postes sont encore vacants. Dans les unités de réinsertion, les équipes sont parfois même réduites à trois, alors que le minimum prévu, déjà bien insuffisant, est de quatre. Pour combler le manque de personnel, les soignants sont transférés d’un service à l’autre sans les formations nécessaires et au mépris de leur sécurité.

Quant aux infrastructures et aux équipements, on se croirait dans un autre temps. Dans une unité gratifiée du surnom « d'unité poubelles » par les soignants eux-mêmes, seulement deux chambres sont équipées de douches et de toilettes individuelles. La chambre d'isolement est équipée d'un seau pour les besoins des patients. Certaines chambres étant suroccupées, des lits de camps sont parfois installés. Ces conditions de travail déplorables, pour des salaires insuffisants, entraînent des arrêts de travail qui aggravent encore la situation.

Les menaces de sanction restent en travers de la gorge de bien des travailleurs, qu'ils aient ou non le pass sanitaire.

Hôpital de Montargis (Loiret) :  Ce n'est pas un audit qui les rendra moins sourds

Echo d'entreprise
16/08/2021

À l'unité de soins de longue durée du Centre Hospitalier de Montargis, un audit a été réalisé pour évaluer le niveau de stress et de fatigue du personnel.

Résultat : la majeure partie serait au bord de basculer dans le burn-out.

Ce n'est une surprise pour personne dans ce service qui réclame, comme dans bien d'autres, le renforcement des équipes depuis des mois.

Les chiffres vont maintenant faire l'objet de discussions lors des prochaines réunions d'hygiène et de sécurité en septembre. Tout le monde sait qu'il n'en sortira que de la poudre aux yeux.

Pourtant, au nom de la santé, le gouvernement et ses porte-seringues savent trouver tous les moyens pour imposer aux soignants et à la population contraintes et sanctions, quitte à priver les travailleurs de leur salaire (donc de leur emploi).

Mais quand il s'agit d'embauches, ce qui est pourtant le nerf de la guerre, ils ne sont contraints à rien...

Les irresponsables, ce sont eux !

Tradival - Fleury-les-Aubrais (Loiret) :  Grève contre les conditions de travail et les bas salaires

Echo d'entreprise
14/07/2021

Vendredi 9 juillet, 90% des 400 travailleurs de la boucherie industrielle Tradival à Fleury-les-Aubrais étaient en grève illimitée et 200 étaient présents au piquet de grève devant l'usine. Ils dénoncent leurs conditions de travail : insécurité, chaleur élevée, journées pouvant atteindre 14 heures, pauses insuffisantes. Le tout avec des paies au lance-pierre.

Les grévistes ne vont sûrement pas se contenter d'un os à ronger, ils n'ont pas dit leur dernier mot.

Shiseido (Loiret) :  Des licenciements qui ne passent pas

Echo d'entreprise
01/07/2021

Les grévistes de Shiseido à Gien

Mercredi 30 juin, les travailleurs de Shiseido à Ormes et à Gien, dans le Loiret, étaient en grève, suite à l’annonce de 83 licenciements sur ces deux usines, qui emploient au total 650 travailleurs. L’usine fabrique des produits cosmétiques notamment pour la marque Dolce&Gabbana.

À Ormes près d’Orléans, le directeur a été accueilli par les sifflets et les huées des 80 grévistes qui, depuis 5h, occupaient un grand rond-point qui dessert de nombreuses entreprises logistiques. À Gien le piquet comptait une soixantaine de grévistes, dont une majorité de femmes.

L’attitude de la direction qui, il y a peu encore, prétendait que tout allait bien, et qui maintenant veut se débarrasser de travailleurs en leur versant le minimum, est ressentie comme du mépris, et c’est aussi cela qui ne passe pas.

Il est bien difficile de connaitre les bénéfices réels de l’entreprise, tout comme le montant des aides versées par les collectivités locales, ce qui nécessiterait que les travailleurs contrôlent les comptes de l’entreprise. Mais tout le monde sait que le groupe se porte bien, et de grandes pancartes devant l’usine dénoncent les « licenciements boursiers », ou encore « Shiseido se paye le luxe de licencier ». Le comble, c’est que le patron a eu le culot de demander des aides récemment dans le cadre du plan de relance de Macron pour soi-disant créer de l’emploi !

Une réunion avec la direction était prévue le lendemain, mais d’ores et déjà, les grévistes annonçaient leur volonté de durcir le mouvement dès le lundi 5 juillet. Dans les discussions au piquet à Gien, où l’ambiance était joyeuse et combative malgré le temps couvert, les commentaires allaient bon train, sur ces patrons assoiffés de profit maximum qui se moquent du sort des travailleurs, alors même que ces derniers font tout marcher.

Châteauroux :  Colère chez Armatis

Echo d'entreprise
29/06/2021

Armatis est un centre téléphonique à Châteauroux qui soustraite les appels pour Orange, Engie, etc...

Les salariés ont été nombreux la semaine dernière dans la cour, à débrayer et à se rassembler pour exprimer un mécontentement qui n’a pas cessé de grimper ces derniers temps. Ils croulent sous le travail et ne peuvent pas compter sur les responsables ou les formateurs qui sont aussi débordés, en maladie ou démissionnaires.

Que se soit en télétravail ou sur le plateau, ils se sentent méprisés. Le sentiment général est que « nous ne sommes que des matricules », ou encore que « nous sommes mal payés mais au moins on pourrait nous respecter ».

Dès l’annonce de la grève, la direction les a convoqué pour essayer de la casser. Un responsable était sur le plateau, tandis que le directeur était connecté... au volant de sa voiture. La direction leur a évidement reproché la grève ; qu’ils seraient responsables d’un échec si un contrat soi-disant important n’était pas signé. Elle a ajouté que les syndicalistes promettent monts et merveilles, et qu’il ne faut pas croire pouvoir obtenir un treizième mois et des hausses de salaires.

Après le débrayage elle n’a trouvé comme seule réponse que de créer… trois commissions pour discuter des sujets qu’elle a elle-même choisi.

Qu’elle ne compte pas enterrer leurs revendications ! Son attitude  renforce l’idée, parmi les travailleurs, que les augmentations de salaires ou l’embauche, il faudra les lui arracher.

Michelin :  La crise... connais pas !

Echo d'entreprise
24/05/2021

A l'assemblée des actionnaires du 21 mai, Michelin a annoncé une augmentation de 15% du dividende qui leur sera versé. Les gros actionnaires vont récupérer autour de 410 millions d'euros sur les 625 millions d'euros de bénéfices réalisés en 2020.

Et en 2021, Michelin prévoit 2,5 milliards de bénéfices et une provision d’un milliard.

Au bout d’une année de crise sanitaire, la santé financière du groupe, elle, reste bonne.

Du côté des travailleurs, il n’en est pas de même. L'augmentation générale des salaires prévue sera de 0,5% à partir de mai, soit 5 à 7 centimes de l'heure. Et 0% pour les techniciens et cadres.

Michelin poursuit son plan d’attaque contre les travailleurs avec des salaires en bas de l’échelle, des centaines de suppression d'emplois et une dégradation des conditions de travail pour ceux qui restent.

C'est de cette aggravation de l'exploitation que Michelin tire des profits plus que confortables.

L'argent dans les coffres-forts de Michelin ne manque donc pas pour augmenter les salaires. Mais pour obtenir des salaires décents, les travailleurs n’ont pas d’autre choix que de préparer leur propre plan de lutte pour imposer leurs revendications.

SNCF - Postes d’aiguillage de la zone nord d’Orléans-Les Aubrais (Loiret) :  Une grève qui en annonce d'autres

Echo d'entreprise
21/12/2020

Jeudi 17 décembre, les aiguilleurs et agents-circulation des postes d’aiguillage de la zone nord d’Orléans-Les Aubrais étaient en grève contre les suppressions de postes, les réorganisations et le manque de personnel. Dans une ambiance fraternelle, une douzaine de travailleurs de la zone se sont rassemblés à l’entrée du triage pour dénoncer les attaques de la direction et du gouvernement.

Les cheminots engagés dans cette action se concertent pour essayer d’entraîner de plus nombreux collègues dans une autre journée en utilisant le préavis de grève qui court jusqu’au 9 janvier. La direction le mérite bien !