SNCF - Orléans Les Aubrais (Loiret) :  La SNCF, experte en circulation... du virus !

Echo d'entreprise
04/05/2020

À Toury, au nord d’Orléans, la SNCF avait engagé de gros travaux de voie pour équiper la ligne Orléans-Paris d’Installations Permanentes de Contre-Sens, destinées à y "fludifier le trafic".

Si les travaux se sont arrêtés au début de la pandémie, la direction SNCF a voulu, très vite, reprendre ceux-ci au motif que ce sont des travaux prioritaires pour l’infrastructure. Pourtant, il y a plus de dix ans, alors que les cheminots en charge de la circulation des trains les réclamaient, il leur était répondu que c’étaient des "investissements lourds" et qu’il fallait attendre !

Mais depuis une dizaine de jours, plus de 50 travailleurs se relaient sur le chantier, sans avoir le nombre de véhicules nécessaires, ni la possibilité d’effectuer tous les gestes barrières pourtant préconisés par la SNCF et les entreprises sous-traitantes.

Alors, si les trains prennent du retard avec les ralentissements dus aux travaux, le déconfinement est en avance. La SNCF et les entreprises de travaux engagés sur ce chantier ne peuvent sans doute pas mieux s’y prendre pour faire circuler... le Covid-19 !

Hutchinson - Châlette-sur-Loing (Loiret) :  Travailleurs volontaires ou non, même mépris patronal

Echo d'entreprise
28/04/2020

Depuis le 20 avril, l’activité est devenue obligatoire par roulement en fonction de la production. Si des mesures de protection, masques et gel, existent, travailler avec un masque et des lunettes dans des ateliers où il fait très chaud, c’est mission impossible.

La direction affirme que cette reprise de l’activité serait une bonne chose pour le moral des travailleurs, menacé selon elle par l’inactivité ! Mais se soucie-t-elle du moral de ceux qui ont été volontaires pendant des semaines, et qu’elle a remerciés avec deux jours de congé ? Des miettes qui ne font pas le compte et sont vécues comme une marque de mépris par les travailleurs volontaires, mais aussi par certains ex-confinés qui les ont rejoints ! Tous subissent le vol de leurs congés et de leurs RTT, et l’annonce qu’après le 11 mai le maintien du salaire ne serait pas garanti nourrit l’inquiétude et la colère.

Oui à la mobilité des salaires, à condition qu’ils soient à la hausse et qu’ils suivent les prix. Les actionnaires de Total, à qui appartient Hutchinson, ont reçu 1,8 milliard d’euros, c’est à eux seuls de payer la crise !

Armatis-lc (Indre) :  Confinés, pas vacanciers

Echo d'entreprise
28/04/2020

La direction d’Armatis à Châteauroux voulait prendre six jours de congés aux salariés. Devant les protestations dans de nombreux centres elle a dû reculer.

Maintenant, sur le site, elle veut discuter, négocier sur le nombre de jours.

Qu’elle cesse de mégoter... Les congés sont aux travailleurs. Les prendre, c’est du vol.

Michelin - Saint-Doulchard (Cher) :  L’équité selon Michelin...

Echo d'entreprise
26/04/2020

Les dirigeants de Michelin ont annoncé une baisse de leurs rémunérations et une réduction des dividendes de 3,85 à 2 euros. Ce serait la quote-part des actionnaires à l’effort nécessaire en cette période de réduction de l’activité.

Inutile de dire que ce ne sera pas un grand « sacrifice » pour eux, d’autant que la direction garde en permanence l’œil fixé sur le cours de l’action Michelin. Ainsi depuis le début de l'année, le groupe Michelin rachète chaque semaine pour 1,785 million d’euros de ses propres actions afin d’en maintenir le cours. Fin mars le cumul atteignait déjà 18 millions d'euros.

Les gros actionnaires n’ont donc pas trop d’inquiétude à se faire pour l’avenir, alors que les travailleurs, auxquels on a déjà volé des jours de congé, risquent dans certaines usines, comme celle de Bourges, de voir leurs salaires amputés pendant de nombreux mois en raison du chômage partiel annoncé au moins jusqu’à la fin de l’année.

A moins que les travailleurs imposent leur équité à eux, à savoir prendre sur les revenus des actionnaires pour maintenir l’intégralité des salaires.

Centre Hospitalier - Bourges (Cher)  :  Pas en première ligne, mais en danger tout de même

Echo d'entreprise
23/04/2020

Plus de trente membres du personnel soignant seraient atteints par le Covid-19, trois services non Covid étant particulièrement touchés.

Ceux qui ressentent les symptômes de la maladie ne sont pas systématiquement arrêtés. Le principe, c’est d‘être absent le moins longtemps possible. Le personnel peut contaminer les patients, les patients contaminent le personnel...

Depuis le début, le manque de masques est dramatique. Après nous avoir expliqué qu’il n’y avait pas besoin de masques pour tous, ce sont maintenant les masques FFP2 qui ne sont pas disponibles pour tous les soignants !

En plus des masques, les protections élémentaires manquent comme les sur-blouses et même les embouts de thermomètres.

Comme le déplorait un membre du personnel : « on aura peut-être ce qu’il faut quand la pandémie sera terminée... »

La Poste :  Profits, le naturel reprend le dessus

Echo d'entreprise
21/04/2020

AG de postiers lors d'une grève à Orléans

Une semaine après le début du confinement, La Poste avait réduit la semaine de travail à trois jours. C’était, disait-elle, pour assurer la distribution du courrier indispensable tout en veillant à la sécurité des postiers. Cela, après avoir eu bien du mal à leur fournir gel et masques, dont elle avait pourtant un stock important.

Mais il a suffi que les grands patrons de la presse quotidienne haussent le ton pour repasser à quatre jours de travail hebdomadaires. Après avoir licencié la plupart des intérimaires, La Poste en a rappelé certains pour distribuer les journaux, à temps partiel et donc pour des salaires largement amputés, tout en leur faisant prendre le risque d’être contaminés.

Le volume des colis, lui, a explosé et est proche de ce qu’il est au moment de Noël. Pour se justifier, le président de la Poste a expliqué cyniquement qu’il est impossible de choisir quels colis sont prioritaires, et que si une infirmière reçoit une paire de chaussures de sport, cela peut lui être utile pour pouvoir faire du footing après une semaine harassante ! Quant aux courriers publicitaires, pourtant non indispensables, ils reviennent en force, mélangés avec l’ensemble du courrier. Pas question pour La Poste de se priver des contrats avec les grandes entreprises, profit oblige !

Cristal Union - Toury (Eure-et-Loir) :  Absurde et révoltant

Echo d'entreprise
19/04/2020

Pour justifier la fermeture de la sucrerie le 30 juin prochain, et la disparition de 150 emplois, le groupe Cristal Union se retranche depuis des mois derrière la surproduction qui touche le marché mondial du sucre, et notamment la production d’alcool industriel, spécialité du site de Toury.

Pourtant, Covid-19 oblige, l'usine tourne à plein régime actuellement et son activité est même reconnue comme indispensable pour la fabrication de produits d'entretien et de gel hydroalcoolique. Dans une lettre adressée à Macron et relayée par la CGT, un ouvrier lui demande d'intervenir : "Nous travaillons le jour, la nuit, les dimanches et jours fériés, participons à cet effort de "guerre" en prenant des risques pour notre santé et celle de nos proches (...)".

Mais le marché est aveugle, et il n'y a rien à attendre des politiciens : seuls les actionnaires décident de ce qui est produit ou pas, non en fonction de l'utilité sociale de telle ou telle activité mais selon leurs perspectives d'enrichissement personnel à court terme.

Les travailleurs ne pourront compter que sur leur mobilisation pour faire reculer le groupe.

Centre Hospitalier - Amilly (Loiret) :  Pénurie générale

Echo d'entreprise
19/04/2020

Mouvement contre les réorganisations des services en 2017

Le service le plus affecté par la contamination est le SSR, un service de convalescence et de rééducation de personnes âgées où 70 % des aides-soignantes, infirmières et médecins ont été touchés par le Covid. Dans ce service particulièrement, les soignants ont manqué de masques et de sur-blouses pendant les premières semaines.

Dans l’hôpital, on manque de masques, mais aussi d’agents d’entretien ménager, de techniciens pour entretenir et réviser le matériel médical comme les électrocardiographes qui tombent en panne, le réseau informatique qui bloque souvent lorsqu'il s'agit d'accéder aux dossiers de soins. La direction en est réduite à faire des appels aux dons pour tenter de compenser la pénurie de matériel de protection comme les sur-blouses.

Et il serait question que les arrêts du personnel pour Covid puissent être imputables à une contamination extra-professionnelle et ne soient donc pas systématiquement reconnus en maladie professionnelle ; avec pour conséquence des primes gouvernementales amputées pour cause de maladie ! En somme, versée dans une poche, reprise dans l’autre poche.

Armatis-lc (Indre) :  Protéger les profits ou nos vies ?

Echo d'entreprise
15/04/2020

Le PDG d'Amatis-lc, centre d'appel à Châteauroux, s’est fendu d’une lettre aux salariés, où il s’est félicité de sa gestion de la crise et de tous les moyens soi disant mis en œuvre pour les protéger.

Il se ridiculise car dans la même lettre, il annonce qu’en Tunisie, c’est le gouvernement qui a fait fermer l‘entreprise. Il ajoute qu’au Portugal, les malades étaient si nombreux que l’entreprise a dû fermer. Il oublie aussi qu’en France une entreprise a fermé temporairement, après un débrayage, sur ordre du préfet car les conditions minimum n’étaient pas remplies…

Sur tous les plateaux téléphoniques, les travailleurs ne pourront compter que sur leurs propres forces pour le contraindre et protéger leurs vies.

John Deere - Saran (Loiret) :  La production avant tout

Echo d'entreprise
15/04/2020

Cela fait déjà 15 jours que la production de moteurs de tracteurs de la marque a repris chez John Deere.

En raison du bruit dans l’atelier, il est bien difficile avec 8h de travail de toujours respecter les mesures de protection mises en place.

Les travailleurs présents sont incités à faire une heure supplémentaire par jour pour pallier l'absence de ceux qui sont malades ou qui gardent leurs enfants. Il est prévu aussi de travailler samedi 18 avril. Et même si c’est un appel au volontariat, ce sont donc des moyennes de 45 à 50h de travail qu’effectuent les travailleurs de cette usine de tracteurs. 25 à 30% de la production normale sortant, ce n’est pas encore assez pour John Deere. Elle annonce « la reprise du travail obligatoire » pour le 20 avril.

La production ne peut attendre chez John Deere. Sauver leurs profits et les dividendes de leurs actionnaires est le même leitmotiv chez tous les capitalistes de la planète.