La Poste :  Prise la main dans le masque

Echo d'entreprise
15/04/2020

Le jeudi 9 avril, le tribunal des référés de Paris a rendu une décision condamnant la Poste à une nouvelle évaluation des risques professionnels, afin de respecter son obligation en matière de santé et sécurité.

Dès le début du confinement, la direction de la Poste reprenait le discours mensonger du gouvernement comme quoi « les masques ça ne sert à rien ». On a appris ensuite que la Poste disposait d’un stock de 24 millions de masques qui ne lui servait même pas à protéger les postiers.

Dénoncée dans différents journaux dont Libération comme « n’ayant pas joué le jeu » et accusée de ne pas avoir communiqué ce stock à l’Etat, la Poste s’est défendue en invoquant « une polémique ridicule ». Cela a fait réagir de nombreux postiers écœurés par les propos d’une direction aussi cynique qui les a envoyés au travail pendant des jours et des jours sans protection.

Centre Hospitalier Régional - Orléans (Loiret) :  A votre bon cœur !

Echo d'entreprise
14/04/2020

Lors d'une manifestation en janvier 2020

Depuis le jeudi 9 avril, une cagnotte a été lancée offrant la possibilité à ceux qui le souhaitent de faire un don en ligne. L'objectif selon la direction de cet hôpital : "soutenir les efforts des équipes soignantes engagées pour sauver des vies".

Les fonds récoltés avec cette cagnotte "Solidarité Covid-19" permettront "d'améliorer les conditions de travail des professionnels hospitaliers tous mobilisés dans la durée par cette crise sanitaire", déclare encore la direction. En fait il s’agit selon elle de récolter des dons pour des "prestations de réconfort" : petits-déjeuners, plateaux-repas...

Voilà où en est arrivé l’hôpital public : faire la charité pour nourrir correctement le personnel.

Michelin - Joué-lès-Tours (37) :  Pour les patrons, l’armée d’abord

Echo d'entreprise
12/04/2020

A Joué comme ailleurs, ce n’est évidemment pas en évoquant  les productions pour l’armée que les patrons de Michelin ont argumenté pour le bien-fondé de la reprise du travail. Pourtant, à Bourges comme à Montceau-les-Mines, c’est exclusivement pour cela que des ateliers dans les usines Michelin n’ont jamais fermé depuis le confinement généralisé. Et d’ailleurs, on peut toujours entendre les avions militaires dans le ciel de l’agglomération de Tours…

Chacun d’eux embarque une technologie dont le coût est équivalent à celui d’un hôpital. De quoi a-t-on un besoin vital aujourd’hui ?

Michelin :  Sortez vos mouchoirs

Echo d'entreprise
12/04/2020

Dans le cadre de leur propagande offensive pour faire tourner à nouveau leurs machines à profits, les patrons ont voulu faire quelques  gestes spectaculaires : ainsi, Menegaux, le PDG de Michelin a proposé de se priver de 25 % de sa rémunération fixe…pour Avril et Mai.

Les chiffres actuels de celle-ci ne sont pas parvenus à notre connaissance, mais pour se faire une idée, en 2018, Menegaux, qui n’était pas encore PDG, touchait en tout 1,2 million pour l’année – dont la moitié seulement dite fixe, et le PDG d’alors, Senard, plus de 4 Millions, dont un quart seulement en fixe. Après ce cadeau emblématique, il devrait donc  rester au PDG actuel entre 30 et 60 000 euros pour boucler les mois d’Avril et Mai ; ça devrait aller…

Par contre, il serait question qu’au titre du partage des sacrifices, on fasse sauter toutes les augmentations individuelles des salariés cette année. Voilà de quoi motiver encore plus ceux qu’on oblige à sortir du confinement.

Gemey - Ormes (Loiret) :  Profits avant tout

Echo d'entreprise
12/04/2020

À Gemey, la production de maquillage n’a jamais cessé malgré la pandémie. La Direction générale de l’Oréal, au prétexte que l’usine produit aussi du gel hydro-alcoolique, a le culot de déclarer dans une lettre aux travailleurs : « Dans cette période extraordinairement difficile, nous considérons qu’il est de notre devoir d’employeur responsable et de société citoyenne française de tout faire pour garantir la santé et la sérénité financière de nos collaborateurs sans peser sur les comptes publics, afin que l’État puisse venir en priorité en aide aux entreprises qui en ont le plus besoin »...

L’usine n’a donc pas cessé de fonctionner pour produire surtout du maquillage et des profits pour les gros actionnaires du groupe, dont la famille Meyers Bettencourt, au mépris de la santé des travailleuses de l’usine !

La Poste :  Service public ? Profit privé !

Echo d'entreprise
07/04/2020

La Poste a décidé que le service « Veillez sur mes parents » sera gratuit pendant le confinement. C’est bien la moindre des choses, et c’était d’ailleurs le cas il y a quelques années, quand les tournées étaient moins surchargées : les facteurs assuraient naturellement et gratuitement ce lien social auprès de personnes âgées.

Depuis longtemps La Poste s’est vantée d’être devenue une entreprise commerciale, et voilà qu’elle fait mine aujourd’hui de redécouvrir les vertus du service public, après avoir fermé de nombreux bureaux et supprimé des dizaines de milliers d’emplois !

Les postiers ne l’oublieront pas, quand on leur reparlera de rentabilité pour les faire travailler plus et supprimer encore des postes.

Hutchinson - Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) :  Le patron a un problème de « je-nous »

Echo d'entreprise
06/04/2020

Le PDG d’Hutchinson a écrit un courrier aux travailleurs il y a quelques jours. Il y déplore que la reprise de la production ne serait que « timide ». Il dit aussi qu’elle est nécessaire pour suivre « nos » clients et « nos » marchés qui produisent toujours : l’aéronautique, l’automobile en Chine, et même l’armement aux Etats-Unis ! Bref rien d’indispensable…

Il prétend compter sur nous et sur notre « support collectif » à « notre entreprise ».

Il confond « je » (lui le patron qui défend les profits des actionnaires) et « nous » (les travailleurs qui vont trinquer sur leur salaire, leurs congés et peut-être leur santé) : il faudrait demander à des instits de lui faire une petite leçon de grammaire dans le cadre de « l’école à la maison ».

Hutchinson - Châlette sur Loing (Loiret) :  Solidarité, c'est aux actionnaires de puiser dans leur coffre fort !

Echo d'entreprise
05/04/2020

Depuis le 23 mars, Hutchinson a redémarré quelques ateliers avec 170 travailleurs. Un travailleur fiévreux a été renvoyé chez lui, son atelier a été fermé, désinfecté et réouvert dès le lendemain. Que cela soit pour lui ou d’autres travailleurs malades, sans dépistage, comment affirmer qu’il ne s’agit pas du Covid-19 ?

Le patron veut à tout prix honorer ses commandes et verser des dividendes aux actionnaires. Aussi, à la suite du groupe Total dont il fait partie, Hutchinson a annoncé qu'il ne recourrait pas au chômage partiel et refuserait les aides de l'État.

La direction exerce un chantage : les salaires des travailleurs seraient maintenus, sous condition qu'ils posent une partie de leurs congés. Ce n’est pas du salaire maintenu, c’est du vol. Être confiné et enfermé chez soi, c'est tout sauf des vacances ! De plus, avec la suppression de la prime de panier, le salaire sera amputé d'une centaine d'euros par mois. Une broutille pour les actionnaires de Total à qui on vient de verser 1,8 milliards d'euros !

Les travailleurs savent compter : avec 421 millions de profits en 2019, Hutchinson a largement les moyens de payer les salaires complets sans vol de leurs congés !

SNCF - Orléans Les Aubrais (Loiret) :  Arguments patronaux très peu convaincants !

Echo d'entreprise
01/04/2020

Bien des cheminots étant réticents à juste raison à s’exposer pour des transports non indispensables, les dirigeants de Fret SNCF ont cru trouver un argument imparable.

Selon eux, les trains de céréales seraient de "première nécessité" car elles rentreraient dans la composition de gel hydro-alcoolique et dans la fabrication de masques de protection.

Les silos étant déjà pleins, ce n'est pas sûr que les céréales serviront la bonne cause, mais ce qui est certain, c'est que le blé va rentrer dans les poches des grands groupes agro-alimentaires...

Delpharm - Orléans la Source (Loiret) :  Produire à tout prix

Echo d'entreprise
31/03/2020

Afin d’aider les soignants et lutter contre la propagation du virus, les productions non essentielles et non urgentes, comme celle du dentifrice, doivent être reportées. Quant aux autres productions, elles devraient donner lieu à une transparence sur l’état des stocks, mais la direction tient à sa production coûte que coûte.

Ainsi, face à l’impossibilité de respecter la distance d’un mètre sur les lignes de production, elle n’a pas hésité à aller à l’encontre des recommandations faites par les spécialistes, en affirmant que rester à moins d’un mètre dans un délai de 15 minutes ne présentait aucun danger ! Et pour obtenir les kits de protection qui étaient arrivés, il a fallu que les travailleurs menacent d’arrêter la production sur-le-champ.

Pour se protéger du virus et de la rapacité patronale, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes.