Amazon - Saran (Loiret) :  Démission révélatrice

Echo d'entreprise
24/03/2020

La directrice d’Amazon de l'usine de Saran a démissionné. Elle aurait désobéi à ses supérieurs en refusant d’embaucher de nouveaux intérimaires pour faire face à l'afflux de commandes. Est-ce un sursaut de conscience ou la crainte de voir sa responsabilité pénale engagée avec la propagation du virus ?

Le site, qui emploie plus de 2000 salariés, continue à tourner malgré un absentéisme qui touche la moitié des effectifs. Les risques encourus du fait de la promiscuité, de l’absence de moyens de protection et des conditions de transport, sont inacceptables. Le travail non essentiel doit s'arrêter partout !

Michelin - St Doulchard (Cher) :  A rendre les vautours jaloux

Echo d'entreprise
24/03/2020

Le groupe Michelin réfléchit, au vu de ses prétendues difficultés économiques, à ne pas verser en mai comme prévu, voire de supprimer l’augmentation générale de 1% et les augmentations individuelles de 1,7% en moyenne, alors qu’il a réalisé 1,7 milliard de profits en 2019.
Une rapacité sans bornes.
On nous dit qu’il y aura un avant et un après coronavirus. De la part des exploiteurs, l’après s’annonce pire. Préparons-nous à riposter !

SAINT-AVERTIN (37) :  Hôpital Trousseau

Echo d'entreprise
24/03/2020

Entrée piétonne de l'hôpital

Pénurie ou contingentement ? ... non capitalisme

Le CHU de Tours disposerait de plusieurs jours de stock de masques selon la presse locale. Le médecin hospitalier responsable de l'équipe opérationnelle d'hygiène récuse le terme de pénurie et parle plutôt de contingentement.

Cependant seules les personnes effectuant des gestes invasifs (tels que des intubations) peuvent disposer de masques FFP2. Les autres soignants portent de simples masques chirurgicaux.

Depuis des années, pour servir les capitalistes de tout bord, les différents gouvernements ont fait le choix de restreindre de manière drastique les moyens alloués aux hôpitaux. Voilà le résultat !

Pour disposer de plus de masques l'hôpital en est arrivé à mendier auprès de plusieurs fournisseurs. Les travailleurs n'auront plus qu'à demander des comptes à tous les capitalistes profiteurs et à leurs valets du gouvernement !

Manque de réactivité

Si l'on n'est pas sûr qu'il y ait pénurie de masques, une chose est sûre c'est que le CHU de Tours manque de réactif pour réaliser le test au Covid19. Ce qui fait que le test n'est pratiqué que sur les salariés fragiles. Pour ceux pour lesquels il y a des doutes, ils sont mis en "quatorzaine".Et pour les salariés qui ne présentent aucun signe mais qui peut-être sont porteurs du virus, ils continuent de travailler comme si de rien n'était au risque de contaminer leurs collègues et les patients !

Si les laboratoires pharmaceutiques n'étaient pas gérés par des rapaces capitalistes mais par les travailleurs eux-mêmes, et dans l'intérêt de tous, il aurait été possible de prévoir ces réactifs en quantité suffisante pour que tout le monde soit testé.

Michelin - St Doulchard (Cher) :  Le bulletin numérique Lutte Ouvrière – Michelin St Doulchard

Echo d'entreprise
23/03/2020

A Michelin, la santé des profits passe avant la santé des ouvriers

Deux camions venant d’Italie tous les jours alimenter l’usine, 80 ouvriers doivent continuer à travailler, week-end compris, jusqu'à épuisement des matières premières.

Et cela, sans être protégés, peu de masques et de gants, sans gels hydro-alcooliques, ni essuie-mains à usage unique. Le sopalin doit être trop cher pour un groupe comme Michelin !

La direction contraint ces travailleurs, qui sont en 3x8, donc travaillant 24h sur 24, à honorer les commandes de pneus pour les F35, les avions de chasse de l’armée américaine, qui ainsi pourront continuer à semer la mort aux quatre coins de la planète.

Un marché sans doute très rentable que la direction du groupe Michelin ne veut perdre à aucun prix. Dans l’usine, ce que les travailleurs veulent garder, eux, c’est leur santé.

Pas touche aux congés annuels !

Au lieu de chômage partiel comme elle l’avait d’abord annoncé, la direction impose, du 18 au 31 mars, de prendre la 5ème semaine de congés annuels, des jours sur les Comptes Epargne Temps individuel ou collectif, et des JDR (RTT) pour ceux qui en ont.

On voit bien ce qui se profile à l’horizon : se retrouver à travailler cet été avec des températures jusqu’à 45 degrés dans les ateliers.

Mais pas question d’être confiné au boulot en juillet-août.

Pas un centime en moins sur la paye

À partir de début Avril, la direction prévoit, si le confinement continue, de mettre les travailleurs en chômage partiel en payant 80% du salaire brut au lieu des 70% annoncés par le gouvernement.

Vraiment une aumône alors que Michelin a fait plus de 10 milliards d'euros de bénéfices ces 7 dernières années, dont 1,7 milliard l’an dernier.

C’est sur ce pactole et les dividendes versés aux actionnaires qu’il faudra les obliger à prendre pour verser l’intégralité du montant des salaires, primes comprises.

Partagez et faites circuler par tous moyens numériques ou papier dont vous disposez.

lien vers l'éditorial des bulletins du 23 mars

Michelin - Saint-Doulchard (Cher) :  La direction est en guerre… de classe

Echo d'entreprise
21/03/2020

Le groupe Michelin a été l’un des premiers à annoncer la fermeture de ses usines. Effet d’annonce que tous les grands medias se sont empressés de relayer.

Depuis, c’est silence total sur les décisions du groupe.

Michelin a décidé hier de ne plus avoir recours au chômage partiel, comme il l’avait dit en début de semaine, et d’imposer aux travailleurs de prendre du 18 au 31 mars – donc pour une bonne dizaine de jours - sur leur 5ème semaine de congés, leur JDR (RTT) et leur CET (Compte Epargne Temps). Autrement dit à faire supporter les conséquences de la situation par les ouvriers pour lesquels cela reviendra à venir travailler en juillet ou en août. Via les smartphones, les protestations n’ont pas tardé : être confinés à l’usine en été alors que les températures peuvent atteindre 45°C dans les ateliers, merci bien !

A partir de début avril, les usines seraient en chômage partiel payé à 80% au lieu de 70%, la direction dans sa grande générosité rajoutant 10% pour essayer de faire passer la pilule du rabotage actuel des congés payés. Mais qui dit que la direction ne changera pas de position d’ici là ?

C’est ce qui se passe pour les 80 ouvriers de l’usine de St Doulchard (près de Bourges) qui devaient travailler jusqu’au vendredi 20 pour fabriquer les pneus du F35 de l’armée américaine – production "indispensable" pour aller semer la mort aux quatre coins de la planète – qui maintenant doivent continuer à travailler jusqu'à épuisement des matières premières, week-end compris. Et cela, sans être protégés, ni masques, ni gels hydro-alcooliques, ni essuie-mains à usage unique !

Et si, en avril, le confinement est levé pour les entreprises, sous prétexte de préserver l’activité économique, dixit le ministre de l’économie, ce sera tout bénéfice pour Michelin qui, justement, en fait des bénéfices : 1,7 milliards.

C’est sur ce pactole et les dividendes versés aux actionnaires qu’il faut prendre pour maintenir l’intégralité des salaires des travailleurs.

La santé de la paye doit passer avant la santé des profits !

La Poste - Orléans (Loiret) :  "Continuité du service", mais d’abord du profit

Echo d'entreprise
21/03/2020

Malgré la propagation du virus, La Poste demande aux postiers de continuer à travailler, alors même que les mesures sanitaires minimum ne sont pas respectées.

À la PIC d’Orléans – Fleury-les-Aubrais (ex-centre de tri), seuls certains services étaient pourvus du fameux gel, mais largement périmé : il datait de 2010. Alors qu’un postier était venu travailler avec son masque et insistait pour le garder, des responsables lui ont intimé l’ordre de le retirer en lui disant qu’il n’était pas malade.

Pour faire travailler dans ces conditions, la direction se retranche derrière l’argument de la "continuité du service", et l’inspection du travail lui a donné raison lors du comité d’hygiène et sécurité. Et si la distribution a été interrompue nationalement le 21 mars, les jours suivants il est prévu que les facteurs fassent plus que leur tournée et remplacent les absents.

En agissant au mépris de la santé des travailleurs, La Poste se comporte comme tous les patrons. Alors, les postiers qui ont exprimé leur refus de venir travailler dans ces conditions ont bien eu raison.

Epidémie de coronavirus :  Témoignage d'une travailleuse d'une usine de caoutchouc

Echo d'entreprise
21/03/2020

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SNCF - Orléans Les Aubrais (Loiret) :  Pour la direction, la santé des cheminots n’est pas prioritaire

Echo d'entreprise
20/03/2020

Dans les postes d'aiguillage, la direction oblige les cheminots à venir travailler et maintient quasiment l'ensemble des postes ouverts, y compris ceux que l'on pourrait considérer comme non prioritaires. Dans la majorité des postes, comme au triage, les agents étant seul en poste, cela suffit à la direction pour qu’elle considère que leur protection est assurée. Les mesures de nettoyage des locaux reposent sur les agents eux-mêmes et quand l’un d’eux a le malheur de demander des comptes, la direction botte en touche ou pire encore, les envoie balader. Certains ont d'ailleurs subi des pressions et des intimidations pour avoir exercé leur droit de retrait.

Alors que la direction se retranche derrière l'intérêt national et vital pour la population pour justifier la continuité du service, des témoignages d'agents en poste relatent qu'il n'y a pas de travail, plus grave certains n'ont vu qu'un seul train de fret passer chargé de voitures neuves. Si c'est ça leur service indispensable à la population...

Le plus cynique dans tout cela, c'est qu'avant l'arrivée du coronavirus, la direction a fermé des gares de la région en supprimant du personnel pour cause de sous-activité.

Alors qu'ils ferment les postes pour faire des économies ou qu’ils les maintiennent ouverts pour leurs profits, c'est toujours la même chose qui les anime et les cheminots ont tout à fait raison de ne pas l'accepter.

Hutchinson (Joué-lès-Tours) :  Nous ne sommes pas de la chair à profit

Echo d'entreprise
19/03/2020

Comme dans la plupart des usines, la direction d’Hutchinson-Joué entendait bien lundi dernier, 16 mars, continuer à nous faire produire des courroies et autres pièces pour l’industrie automobile, comme si de rien n’était. Même le télétravail était très peu utilisé pour le personnel des bureaux. Le seul aménagement prévu était la fermeture des vestiaires…

Nous étions très en colère de son absence de réponse à nos questions et inquiétudes de risquer ainsi la contamination, ainsi que de son mépris. Le mécontentement a éclaté mardi matin : nous nous sommes rassemblés et sommes allés voir la hiérarchie. La direction a dû apporter des réponses sous notre pression. Elle a ainsi annoncé qu’elle réduisait la journée de travail à 6h, pour éviter qu’on se croise aux changements d’équipes.

Le lendemain, mercredi, la direction a finalement annoncé notre mise en chômage partiel, mais à partir de lundi 23 seulement, comme dans les autres usines du groupe. Et elle demande des volontaires pour venir quand même la semaine prochaine dans le très juteux atelier de la Prépa !

Hutchinson, filiale de Total, ne produit rien de vital. Et ce genre de groupe capitaliste a largement les moyens de nous payer même si nous restons chez nous. Car si certains font des réserves de pâtes depuis quelques jours, les capitalistes font des réserves de trésorerie par milliards depuis des années.

SNCF - Orléans Les Aubrais (Loiret) :  Pour la direction, le confinement passe après la production ?

Echo d'entreprise
17/03/2020

Depuis la fin de semaine dernière, l'inquiétude et la colère ont monté d'un cran dans les différents services. Dès ce week-end, estimant ne pas être suffisamment protégés, des dizaines de cheminots ont fait valoir leur droit de retrait. Cela est particulièrement vrai pour les contrôleurs ou pour les conducteurs, où l'habitude a été prise dans d’autres circonstances.

Mais c’est vrai aussi dans bien d'autres services comme à l'équipe caténaire, où dès dimanche soir à l'occasion de travaux prévus la nuit, les agents ont refusé de travailler, n'ayant ni masque ni gel. Depuis mardi l'ensemble des agents travaillant sur les voies ou les équipements sont invités à rester chez eux en restant joignables en cas d’incident grave.

En gare, devant l'inquiétude suscitée par le contact avec les voyageurs, la direction a été contrainte de réagir, certes bien tardivement. Le lundi l'espace accueil a été fermé, le mardi c'était au tour des guichets. Le personnel de la manœuvre et d'escale est réduit au « strict nécessaire ». Mais même ce strict nécessaire suscite des réactions. Est-il vraiment nécessaire de faire rouler les trains ? Pour qui ? Dans quelles conditions ?

Quant aux postes d'aiguillages et aux agents du Fret, les agents sont contraints de venir travailler, mais là aussi les réactions ne se font pas attendre. Pourquoi faudrait-il garder l'ensemble des postes ouverts ? Pourquoi continuer à faire rouler du fret ?

Toutes ces questions que se posent les cheminots sont bien sûr plus que légitimes et le sentiment que patronat et gouvernement sont prêts à tout pour leur sacro-saint profit est très présent. À la suite des déclarations de Macron lundi soir, beaucoup ont relevé que si l'on ne pouvait pas voir nos familles ou nos amis, on était assez bons pour se rendre au travail ! Beaucoup reprenaient aussi le fait que ce sont les mêmes qui détruisent le service public en supprimant des milliers de postes qui aujourd'hui en appellent au dévouement des travailleurs de ces entreprises. L'actualité dans les autres entreprises est elle aussi largement commentée.

Tout cela ne fait qu'alimenter un sentiment de colère et d'injustice. Et s'il existe un sentiment chez des collègues qu'il faut bien que certains trains roulent, l'immense majorité des cheminots du site ont bien conscience que même dans le combat contre le virus, il ne doit pas y avoir d'union sacrée.

Oui à la solidarité de classe, non à l'unité avec les patrons !