La Nouvelle République (Loir-et-Cher) :  " Faire entendre le camp des travailleurs "

Article de presse
29/05/2017

Lutte ouvrière présente des candidats dans les trois circonscriptions. Pour que les électeurs puissent exprimer leur adhésion aux idées de Nathalie Arthaud.

Défendre les intérêts des travailleurs : c'est le sens de la campagne de Lutte ouvrière. Qui présente, pour ces législatives, des candidats dans chaque circonscription du Loir-et-Cher. « Celles et ceux qui s'étaient retrouvés dans la campagne de Nathalie Arthaud pourront exprimer leur adhésion aux objectifs qu'elle a défendus : interdire les licenciements et répartir le travail entre tous sans perte de salaire ; augmenter les salaires et pensions ; contrôler les comptes des entreprises ; réserver l'argent public aux services publics. »

Et pour atteindre ce but, ce sont deux Tourangelles qui viennent prêter main-forte aux forces départementales. Sur la première circonscription, Marie-Claude Neveu, 61 ans, de Joué-les-Tours, aide-soignante à la retraite et encartée depuis 40 ans sera suppléée par le Loir-et-Chérien Alain Lombard, 66 ans, instituteur retraité. Dans le sud (2e circonscription), c'est Francesca Di Pietro, 50 ans, enseignante, de Saint-Pierre-des-Corps, adhérente LO depuis ses 30 ans, qui portera ces idées avec Jean Martin, 65 ans, employé des impôts à la retraite. Et dans le nord (3e circonscription) sont en lice Claude Lamy, 69 ans, postier retraité, de Morée « encarté depuis l'âge de 23 ans », suppléé par Fabrice Langlais, 58 ans, moniteur-éducateur.
Conviction chevillée au corps, ils ont déjà été candidats par le passé, parfois dans un autre département pour la candidate du Romorantinais. « Les problématiques du monde du travail sont les mêmes partout. On unifie les luttes des travailleurs, qui doivent se faire entendre pour défendre leurs conditions de travail. » Et pour cela, ils vont convaincre sur le terrain, sur les marchés, aux soties d'usine. C'était le cas dernièrement auprès des ouvriers de CDM à Montrichard, par exemple. « Ce ne sont pas les ouvriers qui coûtent cher, au contraire, ils produisent de la richesse… et la politique pro-patronale, que fait-elle de ces profits produits par les travailleurs ? » Selon eux, le « vote utile fait une petite musique plaisante mais ne conduit nulle part ». Un combat pour « reconstruire un vrai parti des travailleurs », ponctuent les candidats Lutte ouvrière.

N.M.