Quand agriculture biologique rime avec l’exploitation

Brève
23/06/2020

Des étudiants ont répondu à l’annonce d’un agriculteur bio beauceron en quête de main d’œuvre. Avec une quinzaine de travailleurs, en majorité polonais, ils ont commencé le travail sans avoir signé de contrat, sans aucun vêtement de sécurité et sans formation. Armés d’un chalumeau à gaz, ils devaient avancer derrière un tracteur, afin de brûler des mauvaises herbes dans un champ de betteraves. Très vite, l’odeur du tracteur s'est mélangée à la forte odeur de gaz et de brûlé, la chaleur atteignant presque 50 degrés, provocant des vomissements de l’un d’entre eux et tous se brûlaient les pieds.

À la pause de midi, deux des jeunes ont renoncé à ce travail trop difficile, payé 7 euros de l’heure. Les trois autres ont fini la journée mais ont décidé de ne pas y retourner le lendemain. Ils ont dû insister pour obtenir leur dû après une journée de travail.

Apprentissage pour ces étudiants qui ont découvert le sort réservé aux travailleurs polonais, qui n’ont pas eu, eux, le choix de partir.

La Halle - Amilly (Loiret)

Mobilisées pour garder leur emploi

Brève
22/06/2020

Samedi 20 juin, les huit employées de La Halle à Amilly, près de Montargis, ont fait grève. Elles se sont rassemblées devant leur magasin pour protester contre un possible rachat pour un euro symbolique, sans aucune garantie pour les salariées. La Halle, qui appartient au groupe Vivarte, se trouve en redressement judiciaire, avec la menace de licenciements que cela implique. On pouvait lire sur le tee-shirt d’une des grévistes : « Que vaut un salarié de La Halle aujourd’hui ? Rien ou un euro ».

Avec la possible reprise des 326 magasins par le groupe Beaumanoir, 2200 emplois sur 5400 risquent de disparaître selon les syndicats. Les profits, accumulés pendant des années, doivent servir aujourd’hui à maintenir tous les emplois, les employées ont raison de se battre pour garder le leur.

Orléans (Loiret)

Sans-papiers, toujours mobilisés

Brève
22/06/2020

Il y avait encore 120 personnes pour manifester ce samedi 20 juin à Orléans, en soutien aux sans-papiers et pour protester contre l’ouverture d’un centre de rétention administrative à Olivet.

Des jeunes étrangers scolarisés ouvraient la marche avec des banderoles. Déconfinement oblige, le cortège a emprunté un itinéraire plus long que lors de la dernière manifestation en mai, dans les principales rues du centre ville, aux cris de « des papiers et un logement ».

Soutenir ces camarades n’est pas seulement un geste d’humanité. C’est d’abord un geste de bon sens car ils sont une partie de la classe ouvrière, une partie de nous-mêmes.

Indre

Non à la fermeture de La Halle à Issoudun et Montierchaume !

Brève
14/06/2020

Samedi 13 juin, c'est une manifestation de plus de 500 personnes qui a parcouru toute la ville d'Issoudun pour dire « non à la fermeture des sites de logistiques d'Issoudun et de Montierchaume ».

Près de 700 travailleurs au total risquent de se retrouver à la rue fin juillet. Ils se posaient la question « que faire maintenant ? », comme l'a crié un manifestant en interrompant les discours. Les discussions se multipliaient pour dire que la Halle n'était pas un cas isolé, que les actionnaires s'en étaient mis plein les poches et qu'il n'y avait pas de raison que ce soient nous, travailleuses et travailleurs, qui fassions les frais de la baisse des ventes.

Beaucoup dans la manifestation dénonçaient les « fonds vautours » qui auraient raflé d'importants profits. C'est ce que confirmait d'ailleurs dans une interview récente, la consultante Laurence Anne Parent, qui déclarait que dans les années 1990, Camaïeu et La Halle étaient « des machines de guerre très rentables »... avant des rachats d'enseignes qui ont poussé à gagner sans arrêt du chiffre d'affaire et arriver au trop-plein.

Ouvrir les comptes des actionnaires et des banquiers et prendre sur leur profit pour maintenir les emplois, voilà ce qu'il faudra faire.

La solution serait un combat qui rejoigne celui de l'ensemble du monde du travail pour exiger qu'aucune entreprise ne ferme et pour imposer la répartition du travail entre tous.

Indre

500 licenciements à La Halle

Brève
09/06/2020

La Halle qui regroupe 6000 personnes va licencier 3 000 travailleurs en France.

A Montierchaume près de Châteauroux et Issoudun la fermeture est prévue. C’est 500 travailleurs qui seront jetés à la rue en juillet, sans compter les intérimaires les agents de sécurité, de nettoyage, etc... Au total, 700 travailleurs sont concernés.

Pourtant les commandes n’ont pas manquées et le e-commerce s’est développé. Mais les actionnaires, qualifiés de « voyous » par les travailleurs écoeurés, vont empocher la vente. Elle est une aubaine que l’entreprise Beaumanoir a saisie. Selon la direction les 125 millions, fruit du travail des ouvriers, n’iraient pas dans les indemnités de licenciements mais une grande partie (60 millions) irait dans la poche de Beaumanoir qui voudrait que la prochaine collection lui soit payée.

Pénicault a apporté son soutien à ce plan et a déclaré que 3000 emplois sauvés, c’était bien.

Macron avait déclaré qu’il suffisait de traverser la rue pour trouver du travail. Sans doute en allant dans les usines alentour qui sont également menacées comme Safran ou Liberty Wheels ?