Rehau Tube (La Chapelle St-Ursin – près de Bourges)

Non aux licenciements

Brève
24/09/2019

Rehau a décidé de fermer en avril 2020 son usine RehauTube à la Chapelle St-Ursin. Selon la direction, l’activité n’est plus rentable et elle veut « se réorganiser sur d’autres sites » et « d’autres productions ». C’est donc au nom du profit que 134 travailleurs vont se retrouver au chômage.

C’est d’autant plus révoltant que Rehau est une entreprise florissante qui compte 20 000 employés dans le monde et affiche un chiffre d’affaires de 3,5 milliards d’euros par an.

Elle a donc largement les moyens de conserver ces emplois.

Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire)

Quand Hutchinson prétend supprimer 120 emplois « en douceur »

Brève
14/09/2019

Hutchinson avait annoncé au printemps dernier aux travailleurs de l’usine de Joué la fermeture de l’activité Tuyaux qui employait près de 120 personnes sur 600.

Depuis, la direction n’a pas cessé de dire que cette fermeture allait se faire sans casse, sous couvert de reclassements dans les autres secteurs du site et de mutations. Il n’y a certes pas eu de plan social. Mais chacun des postes supprimés représente autant d’emplois en moins, à commencer par les travailleurs sous-traitants et les intérimaires qui ont été renvoyés sans autre forme de procès.

Mais il faut ajouter tous ceux à qui Hutchinson ne propose que des reclassements sur des sites pour la plupart éloignés de centaines de kilomètres, ou des départs dits volontaires avec des primes établies individuellement, c’est-à-dire dans des conditions très désavantageuses pour les travailleurs. C’est le cas notamment pour ceux qui ne sont pas ouvriers de production. Des dizaines d’entre eux ne savent toujours pas, des mois plus tard, le sort qu’on leur réserve, alors que la direction n’a eu aucun mal à réaliser le transfert rapide de machines en République tchèque.

Les patrons ont expliqué qu’ils perdraient de l’argent s’ils maintenaient à Joué cette activité qui représente un chiffre d’affaires de 20 millions d‘euros. Mais Hutchinson a fait 160 millions d’euros de profits l’an dernier et Total, qui en est propriétaire, 13,6 milliards. Total, justement dans la période où la fermeture des Tuyaux était révélée, annonçait un don de 100 millions d’euros pour la reconstruction de Notre-Dame incendiée.

Ces histoires de coûts ne sont que des prétextes mensongers, tout comme la prétendue concurrence des pays d’Europe de l’Est, alors que c’est justement Hutchinson qui fait le choix de produire là-bas pour augmenter ses marges de bénéfices.

Les profits de trusts comme Hutchinson et Total viennent de l’exploitation des travailleurs, à Joué et partout dans le groupe, année après année. Ils sont plus que suffisants pour maintenir les emplois en répartissant le travail entre tous.

Indre-et-Loire

A qui profitent la robotisation et la numérisation ?

Brève
07/09/2019

« SKF nous apporte la preuve que l’on peut remplacer des hommes par des robots pour gagner des parts de marché, tout en confortant les emplois… » Voici ce qu’a prétendu la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, lors d’une visite à l’usine SKF de St Cyr-sur-Loire le jeudi 5 septembre.

Le problème, c’est que ce n’est pas vrai. Dans ce monde capitaliste, les robots tout comme l’informatisation des postes de travail servent à diminuer les coûts de production et ils entraînent des suppressions d’emplois à SKF comme ailleurs puisque l’objectif des patrons est de « gagner des parts de marché ».

Les activités nouvelles à l’usine de St Cyr-sur-Loire ont généré très peu de nouveaux emplois. En effet, d’autres sites de production à Saumur, Dunkerque, ou Montigny, ont été totalement ou partiellement fermés pendant que leur l’activité était déplacée vers l’usine SKF d’Indre-et-Loire. En réalité, ce sont principalement des mutations qui ont eu lieu.

D’autre part, la modernisation de l’usine ne garantit en rien la pérennisation des emplois, car c’est le profit des actionnaires qui compte.

Pour que l’automatisation et l’informatisation soient au service des hommes et ne nuisent pas aux travailleurs, il faudrait que ceux-ci décident, non les patrons, et qu’ils imposent une répartition du travail entre tous sans perte de salaire.

Sucrerie de Toury (Eure-et-Loir)

Non aux licenciements !

Brève
26/08/2019

La sucrerie de Toury

En avril dernier, le groupe Cristal Union a annoncé qu’il allait se débarrasser de 150 salariés à Toury, 90 à Bourdon (Puy-de-Dôme) et 70 à Erstein (Bas-Rhin). Son concurrent Südzucker/Saint Louis a annoncé de son côté la fermeture de ses sucreries de Eppeville (Somme) et Cagny (Calvados).

Conjointement avec Tereos, le N°1 mondial, ces groupes européens rivalisent désormais avec des producteurs de sucre de canne basés au Brésil, en Inde ou en Thaïlande. Ils ont augmenté de 20 % leur production de sucre de betterave en 2017/2018, les cours se sont effondrés, et maintenant c’est aux salariés qu’ils présentent la facture.

A l’annonce de la fermeture de la sucrerie de Toury, la représentante du Conseil départemental s’est dite révoltée, alors que la collectivité vient de dépenser 500 000 euros pour aménager une bretelle facilitant l’accès des camions à l’usine. Le député local (UDI) a demandé aux ministres de l’agriculture et de l’industrie de convaincre Cristal Union d’aider à une reprise au moins partielle du site. Il s’agirait d’orienter la production d’alcool notamment vers les besoins des parfumeurs régionaux (la « Cosmetic Valley », entendez par là les multinationales du luxe dont le groupe LVMH de Bernard Arnault). A l’en croire, un montage financier serait déjà prêt, dans lequel collectivités locales, Bpifrance et autres fonds publics mettraient la main à la poche...

Les politiciens peuvent bien s’émouvoir, ou faire semblant, et continuer d’arroser leurs « champions » nationaux avec l’argent public. Les travailleurs, eux, ont toutes les raisons de se mobiliser collectivement pour ne pas payer les frais de la concurrence entre groupes capitalistes. Une manifestation de soutien aura lieu samedi 31 août à Toury, à laquelle sont conviés les travailleurs des autres entreprises et la population locale. Lutte ouvrière appelle à y participer.

Centre de chèques postaux Orléans La Source (Loiret)

Incendie à la Banque Postale

Brève
19/08/2019

Le centre de chèques postaux de La Source, après l'incendie du 15 août 2019

Un incendie s’est déclaré le jeudi 15 août dans une aile du centre au 6ème étage, détruisant tout un service et faisant de gros dégâts aux 5ème et 7ème. Heureusement personne ne travaillait ce jour-là.

Sans doute dû à un court circuit (raison invoquée en l’état actuel de l’enquête), cela n’a vraiment surpris personne, tant l’immeuble part en déconfiture. La direction de la Banque Postale a décidé de ne plus entreprendre de travaux importants, annonçant en 2015 son intention de construire un nouveau centre. Depuis tout est resté à l’état de projet. L’immeuble n’a fait que se dégrader au point que des barrières de sécurité entourent le centre pour éviter de se prendre chutes de béton, vitres ou stores, comme cela s’est déjà produit les années passées.

Par souci d’économie et pour vider certaines ailes, la direction a entassé le personnel. Dans le service impacté par l’incendie, 80 employés ont vu leurs conditions de travail se dégrader au fil des années : devant travailler chacun sur deux écrans à la fois, le manque de place s’est vite fait sentir. De nombreux ventilateurs ont été mis sur les bureaux cet été. Malgré la climatisation qui marche ou pas et avec des stores extérieurs pour certains en lambeaux, cela était insupportable au moment de la canicule, dans des services à grande baies vitrées.

La direction de la Banque Postale a son siège en plein centre de Paris, dans un ensemble de quatre immeubles qui ont vu le jour en 2011, présentés comme « de haute qualité environnementale » et décrits comme « un bâtiment historique participant au charme d’un des quartiers les plus courus de la rive gauche ». Dans leurs bureaux feutrés et luxueux, ces haut cadres de la Banque Postale sont bien loin des inquiétudes du personnel de la Source qui travaille dans un immeuble aussi pourri et devenu dangereux.