Tours

Les salariées des écoles se font entendre !

Brève
24/11/2022

Dans les écoles de la ville de Tours, agents de restauration, d’entretien et ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles), sont en nombre insuffisant. Il manque régulièrement plus d’une quarantaine de personnes, c’est à dire au moins une par école.

La direction du service répartit la pénurie en déplaçant les remplaçantes d’une école à une autre. Ce qui aggrave encore le problème, puisque tous les matins il faut prendre du temps pour réexpliquer le travail à une nouvelle personne.

Lors d’une heure d’information syndicale, les salariées présentes ont décidé d’une journée de grève pour le 15 novembre. Ce jour-là, une centaine étaient en grève et 60 d’entre elles se sont retrouvées dans la cour de l’Hôtel de ville. Les représentants de la Mairie qui les ont reçues se sont plaints de leurs soi-disant « difficultés à recruter ». Ce n’est pas nouveau et d’ailleurs, les grévistes avaient anticipé, elles avaient apporté des CV de personnes de leur entourage qui cherchaient un emploi.

Suite à la mobilisation, la mairie a promis 12 embauches. Rapporté aux besoins, on est encore très loin du compte.

Lors de cette entrevue, la mairie a voulu en profiter pour annoncer son plan d’économies d’énergie : éteindre le chauffage dans les écoles pendant la première semaine des petites vacances. D’habitude c’est pendant cette première semaine que le gros de l’entretien est fait, ce qui permet de profiter de la deuxième semaine des vacances pour se reposer avant la réouverture de l’école.

La représentante de la mairie a provoqué un tollé, elle n’a même pas pu terminer. Et finalement, ce sont les dates de congé initialement prévues qui sont maintenues. La mobilisation les a au moins fait reculer sur ce point.

Duralex - La Chapelle Saint Mesmin (Loiret)

Un chômage partiel qui asphyxie les travailleurs

Brève
04/09/2022

Les 250 travailleurs de Duralex ont appris par la presse que la direction projetait de les mettre en chômage partiel. Durant au moins quatre mois, ils ne toucheraient que 72 % de leur salaire net.

Le patron dit qu'il est asphyxié par la hausse du prix de l’énergie mais, grâce au stock réalisé par les travailleurs, ses affaires continuent. Il peut aussi compter sur les aides prévues par le gouvernement pour les entreprises qui font soi-disant preuve de « sobriété énergétique ».

Les travailleurs n’ont pas à faire les frais d’une situation dont ils ne sont pas responsables.

Indre-et-Loire

Transports publics : les discours et la réalité

Brève
29/08/2022

Gouvernement, régions, départements, se plaignent de ne pas trouver de chauffeurs pour assurer les transports scolaires.

En Touraine, ils ont trouvé une solution : le nombre de liaisons interurbaines est réduit et les chauffeurs qui assuraient ces lignes sont affectés aux cars scolaires. Résultat : les salariés qui empruntaient le car pour venir travailler doivent se débrouiller, quitte à prendre leur voiture !

Privilégier les transports publics et laisser la voiture au garage, disent-ils. Nous faire la morale ils savent faire. Mais mettre les moyens pour organiser de vrais transports publics, payer les chauffeurs correctement pour qu’ils puissent vivre de leur travail, ils n’y penseront pas tout seul.

Conseil régional Centre Val de Loire

Des élus de gauche contre les cheminots

Brève
03/07/2022

Jeudi 30 juin, à l'appel des syndicats, une centaine de cheminots se sont rassemblés devant le conseil régional, contre la nouvelle convention signée entre la SNCF et la Région Centre Val de Loire. Celle-ci entérine une baisse du budget de 39 millions d’euros, une mise en concurrence ​de lignes ferroviaires pour les livrer à des sociétés privées, avec pour conséquence une nouvelle dégradation des conditions de travail des cheminots, ainsi que du service rendu aux usagers.

Ce conseil régional à majorité PS-Verts-PC a adopté cette convention, votée par tous les groupes de la majorité régionale, ainsi que par les élus LFI. Bien des cheminots, qui ont voté NUPES aux législatives, peuvent se sentir trahis par le vote de ces élus. D'ailleurs certains d'entre eux se sont fait huer à leur sortie par les manifestants présents. Pour se défendre, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes et leur mobilisation, ils n’ont rien à attendre des élus NUPES, que cela soit au conseil régional ou au Parlement.

Tours

Après ceux de la métropole, les travailleurs de la ville de Tours se font respecter

Brève
29/06/2022

Les grévistes dans la cour de la mairie

À la mairie de Tours où travaillent 2200 agents, titulaires ou contractuels, les salariés se battaient pour le maintien de leurs jours d’ancienneté et pour une augmentation de salaire. Alors qu’en mars déjà, une pétition formulant ces revendications avait réuni 1400 signatures, la mairie faisait le mort.

À la mi-mai, les travailleurs de la métropole de Tours ayant arraché 120 euros nets mensuels, les travailleurs de la ville de Tours se sont sentis renforcés dans leur détermination.

Pendant un mois et demi, 200 à 300 travailleurs se sont retrouvés en assemblée générale, une à deux fois par semaine, en grève ou en heures d’information syndicales. Ces rassemblements se prolongeaient par des manifestations dynamiques dans le centre ville, ou bien carrément envahissaient l’hôtel de ville. Les tentatives des élus venus à leur rencontre pour expliquer que vraiment c’était impossible d’augmenter les salaires, étaient reçues comme il convient. La municipalité a des problèmes pour boucler son budget, peut-être, mais les salariés aussi.

La municipalité (EELV, LFI, PS et PC) a fini par lâcher 120 euros nets mensuels, incluant l’augmentation du point d’indice, une prime de 300 euros versée en juillet, et 100 euros nets par jour d’ancienneté supprimés, cela chaque année à venir. Et deux jours de pénibilité sont octroyés pour 1400 agents de la ville.

Ce mouvement laissera des traces dans les têtes. Face à une municipalité qui fait la sourde oreille aux problèmes des travailleurs, ceux-ci peuvent se faire entendre et respecter. C’est une expérience qui comptera pour l’avenir.