St Pierre des Corps (37)

Les municipaux manifestent

Brève
29/04/2021

La manifestattion devant la mairie

Mercredi 28 avril, environ 200 employés municipaux de la ville de Saint Pierre des Corps se sont rassemblés devant la mairie, à l’appel des syndicats CGT et FAFPT (Autonomes), pour protester contre la suppression annoncée d’emplois et de journées de congé dans le cadre de la loi qui prévoit le passage aux 1607 heures par an. Une partie d’entre eux ont débrayé plusieurs heures pour participer à la manifestation.

L’emploi d’une partie des 150 travailleurs en CDD est menacé. Certains ont d’ores et déjà vu leur contrat non renouvelé et se retrouvent au chômage. Même si ces contrats sont peu satisfaisants car en plus d’être précaires, ce sont trop souvent des temps partiels non choisis, ils permettent à de nombreux travailleurs, qui sont essentiels dans l’entretien des écoles ou des espaces verts par exemple, de vivre un peu mieux qu’avec des minima sociaux.

D’autre part, la mairie voudrait imposer des journées de travail plus longues, remettant en cause plusieurs jours de congés obtenus de longue date par les travailleurs municipaux. C’est par une « mutualisation » des services que la direction municipale prévoit de compenser les suppressions d’emplois, en réclamant plus de polyvalence aux employés dont la charge de travail risque de s’accroître considérablement… sans que la paye ne s’améliore, malgré la promesse de primes qui ne concerneront que quelques uns.

Face à la dégradation des conditions de travail et de l’emploi, annoncée par la nouvelle équipe municipale, les travailleurs n’auront pas d’autre choix que de continuer à se battre pour exiger leur dû.

SNCF - Orléans Les Aubrais (Loiret)

Concurrence entre champions de l'hypocrisie

Brève
27/04/2021

Le bâtiment du cabinet médical SNCF des Aubrais : pas vieux mais déjà fermé définitivement.

Interrogée par la presse sur sa « stratégie vaccinale », la direction nationale SNCF a répondu que celle-ci se faisait en « complémentarité » dans ses cabinets médicaux...

Ça ressemble furieusement aux annonces des gouvernements qui, après avoir supprimé des dizaines de milliers de lits d’hospitalisation, affirment que la situation est « sous contrôle ».

Quant aux centaines de cheminots de la zone d’Orléans, ils vont avoir du mal à s’adresser à celui des Aubrais, fermé par cette même direction le 31 décembre dernier !

St Cyr-sur-Loire (37)

A SKF, les travailleurs se font craindre

Brève
21/04/2021

Mardi 13 avril, dans le cadre des négociations annuelles sur les salaires et à l’appel d’une intersyndicale CGT-FO poussée par le mécontentement des travailleurs après l’annonce d’une prime d’intéressement diminuée de plusieurs centaines d’euros par rapport aux années précédentes, trois cents travailleurs ont débrayé et se sont rassemblés en assemblée générale pour exiger plus.

Si l’AG a repris les revendications syndicales sur les augmentations de salaires, elle a surtout exigé le doublement de la prime de participation à 2000 € et l’embauche d’intérimaires en CDI.

Dès le lendemain de ce débrayage, appuyé par un sondage auprès de plusieurs centaines de télétravailleurs qui ont à 80 % exprimé leur hostilité à la proposition de la direction, celle-ci cédait sur la prime de 2000 € et sur l’embauche de 10 intérimaires en CDI, s’ajoutant à celle déjà envisagée de 10 autres travailleurs précaires.

Alors que plusieurs syndicats viennent de signer le plan de suppression d’emplois à l’ordre du jour depuis plusieurs mois, à l’usine de Saint Cyr, la mobilisation des ouvriers aura permis de contrer le patron et d’obtenir des embauches.

Amazon - Saran (Loiret)

Un turnover qui en dit long

Brève
20/04/2021

« Amazon c'est la meilleure boîte dans laquelle j'ai travaillé, j'en suis fier » déclarait le directeur du site d'Amazon à Saran dans le Loiret, annonçant sa volonté de recruter 560 agents et préparateurs de commande. Ce n’est visiblement pas l’avis des centaines de travailleurs qui ont quitté l’usine, usés par l’exploitation après seulement deux ou trois ans de travail. Ces recrutements ne font que compenser leurs départs, il n’y a pas vraiment pas de quoi se vanter.

Chambray-lès-Tours (37)

Un exemple des largesses de l’État pour le secteur pharmaceutique

Brève
10/04/2021

Le façonnier Delpharm prévoit la fabrication « innovante » de seringues pré-remplies du vaccin anti-Covid de Pfizer/BioNTech, à partir de 2022 dans son usine de Chambray-lès-Tours. Pour cette nouvelle production, l’État va lui verser une aide de 20 millions d’euros dans le cadre du « plan de relance ».

L’État n’est pas avare quand il s’agit de transférer les deniers publics vers les comptes du patronat sous prétexte d’aide à la relance industrielle.

Pourtant, Delpharm n’est pas une petite entreprise, c’est un groupe multinational au chiffre d’affaire de 800 millions d’euros en 2020.

Possédant 17 sites de production en France et à l’étranger, le groupe créé en 1988 avec le rachat de l’entreprise Delmas en Indre-et-Loire, s’est développé par le rachat d’entreprises déjà existantes telle que celle de Pfizer à Evreux en 2002 ou

celle de Novartis en 2011 à Huningue (68). En 2019, les rachats se sont accélérés avec cinq nouvelles usines du groupe Famar, dont celle d’Orléans et celle de Saint Rémy-sur-Avre près de Dreux.

Produisant dorénavant avec 4700 salariés, sans compter les nombreux intérimaires, le groupe est donc arrosé par le gouvernement de 20 millions par ici, 10 millions par là (à Saint Rémy), comme si les bénéfices en vue avec l’actuelle crise sanitaire devaient être boostés par l’argent public.

Pas étonnant que le secteur pharmaceutique produise rapidement de nouvelles fortunes au patronat !