Eure-et-Loir

la démolition des services publics se poursuit

Brève
18/04/2019

Au moment où se termine le grand débat, au cours duquel le gouvernement était censé écouter les revendications de la population, mises en avant notamment par le mouvement des gilets jaunes, en Eure-et-Loir, les syndicats alertent sur la menace de fermeture de six centres de trésor public sur les dix existants dans le département. Seules les quatre plus grandes villes garderont leur trésorerie. Cela voudra dire pour la population des déplacements beaucoup plus importants pour effectuer ses démarches et pour pouvoir rencontrer un conseiller.

Même si elle n’est pas encore officiellement confirmée, cette menace est bien réelle, comme le prouve l’action des employés du centre des impôts de Verneuil-sur-Avre, dans le département voisin de l’Eure, qui ont fait grève fin mars contre la fermeture annoncée de leur centre. Tout cela s’inscrit dans l’ensemble des attaques menées contre les services publics (santé, éducation, transports…) pour effectuer des économies sur le dos des travailleurs et des usagers de ces services.

Bourges (Cher)

CAF en surchauffe : ça déborde

Brève
10/04/2019

Mardi 9 avril, une partie du personnel de la Caisse d’allocations familiales du Cher a répondu à l’appel au débrayage de la CGT pour protester contre la baisse des effectifs et le surcroît de travail dû aux changements incessants des allocations, et contre l’insuffisance des salaires.

Cela fait des années que le personnel est astreint à des heures supplémentaires et la prime d’activité - à laquelle un certain nombre d’agents de la CAF eux-mêmes ont droit vu la faiblesse des salaires - n’a rien arrangé. Tous le disent : « On n’en peut plus ».

La prime exceptionnelle, due au mouvement des gilets jaunes, d’à peine 200 euros, ne sera même pas donnée à tout le monde, ce que revendiquent les salariés qui la chiffrent à 1000 euros.

La direction, qui assure qu’ils ont déjà la chance d’avoir un métier qui a du sens et en plus un salaire, oppose un refus tout net et déclare qu’il « est dangereux d’opposer les salariés » !

Un comble, alors que cette prime, requalifiée « prime de la honte », ne sera perçue que par les 30 % d’agents qui ont les plus bas salaires.

Comme une gréviste l’a dit : « Quand on combat, on n’est pas sûr de gagner, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu ».

Alors rendez-vous a été pris pour après les vacances.

Pannes (Loiret)

Grève à l'usine ICT

Brève
03/04/2019

Grève à l'usine ICT de Pannes

Depuis vendredi 29 mars, dans cette usine de fabrication de papier (essuie-tout, papier toilette) de 220 personnes, pratiquement tous les ouvriers de production sont en grève illimitée à l’appel de la CGT et FO, pour exiger entre autres la suppression de l’annualisation du temps de travail.

La semaine précédente, des débrayages avaient eu lieu, mais suite à la dernière réunion des NAO (Négociations annuelles obligatoires), où la direction ne voulait rien lâcher sur les salaires et sur leurs revendications, la colère est montée d’un cran. Le refus d’accorder la prime « gilet jaune » a aussi été la goutte d’eau de trop.

Les horaires sont de 40 heures par semaine, et les heures supplémentaires sont mises dans un compteur temps, sans qu’elles soient majorées comme elles le devraient au moment de les récupérer. C’est pourquoi les travailleurs ne veulent plus de cette annualisation.

Les grévistes sont devant l’usine de 9h à 16h, cela leur permet de souffler (les horaires habituels sont de 3x8 et de 5x8), et surtout de s’organiser tous ensemble pour les prochains jours. Ils sont nombreux à dire que 1500 à 1700 euros, pour 40 heures par semaine en comptant la prime d’équipe, cela ne suffit pas pour vivre dignement. D’autant plus que la direction a su trouver dernièrement 40 millions d’euros pour construire le nouveau bâtiment de stockage automatisé. Elle peut donc payer toutes les heures supplémentaires ainsi que des salaires décents.

Ville et Métropole de Tours

Les poussières d’amiante qu’ils ont cherché à cacher sous le tapis

Brève
01/04/2019

Conférence de presse de la CGT, de l'ADEVA et de leur avocat

Suite à une démarche de la CGT et de l’association de défense des victimes de l’amiante (ADEVA) au tribunal administratif, un expert avait été nommé pour enquêter sur la présence d’amiante sur des îles où se trouvent des puits de captage d’eau potable, et sur la responsabilité de la ville dans cette affaire. L’expert vient de rendre son rapport. Il est accablant.

Non seulement des travaux ont été faits de 2000 à 2012 sur ces puits en fibrociment amiantés, sans aucune information ni protections pour les salariés de la ville et des entreprises sous-traitantes, mais les déchets amiantés, au lieu d’être évacués et traités en respect de la législation, ont été enterrés sur place en grande quantité, à proximité des puits.

En 2012, un salarié est tombé gravement malade. La municipalité PS de l’époque a traîné des pieds, refusant même au début de communiquer les Diagnostics Techniques Amiante au syndicat CGT qui les lui demandait. En 2016, la nouvelle municipalité a envoyé une équipe sur place et constaté l’ampleur du problème. En 2017, la Métropole, désormais en charge du service des eaux a enfin accepté de délivrer aux agents du service des attestations d’exposition à l’amiante. Toutes ces années, aucun de ces responsables locaux n’a jugé le problème suffisamment grave pour prendre le problème à bras-le-corps.

Le rapport de l’expert, et surtout la plainte déposée contre X pour mise en danger d’autrui, semblent avoir réveillé tout ce beau monde. Depuis une semaine, ils s’étalent dans la presse locale. Certains vont sans doute devoir rendre des comptes, et c’est la moindre des choses !

TOURS

Mobilisation dans les crèches

Brève
31/03/2019

200 salariées des crèches de Tours et d’autres villes du département, ainsi que des parents, se sont rassemblés devant la préfecture, à l’appel des syndicats et du collectif « Pas de bébés à la consigne ». À Tours, 16 crèches sur 19 étaient fermées.

« Les bébés ne sont pas des packs de lait qu’on empile », ou bien « Ce ne sont pas des sardines ». Avec leurs pancartes, slogans, chansons, elles ont dénoncé les projets du gouvernement qui visent à dégrader encore les conditions de travail des personnels, et les conditions d’accueil des enfants.

Le gouvernement a en effet annoncé une réforme concernant l’accueil de la petite enfance. La réduction de la surface d’accueil à 5.5 m² dans les grandes villes contre 7 m² actuellement est envisagée, ainsi que la « modification » du taux d’encadrement.

Lors du rassemblement, des salariées dénonçaient le fait que, dans certaines structures, l’espace est tellement étroit qu’il est difficile de se glisser entre les lits. Et ils voudraient en rajouter !

Quant au taux d’encadrement des enfants, c’est le manque criant de personnel, conduisant à de nombreux burn-out et arrêts maladie, qui avait déclenché une grève massive des salariées des crèches de la ville de Tours en juin dernier. Leur mouvement avait imposé à la municipalité un certain nombre d’embauches.

Les salariées de la Petite Enfance ne veulent pas voir leurs conditions de travail s’aggraver encore, elles ont raison de compter sur leur mobilisation.