Loiret

Licenciements inacceptables dans la logistique

Brève
16/09/2020

Le transporteur XPO prévoit de fermer son site d’Ingré, qui emploie 40 travailleurs, sous prétexte qu’il a perdu un gros client passé à la concurrence. Il propose à des salariés d’aller travailler à Artenay, ce qui pour certains veut dire près de 100 kilomètres aller-retour par jour. Quant à la boîte concurrente en question, FM Logistic, son PDG a dit récemment que « l’intérim c’est l’avenir ».

Partout, les patrons cherchent à opposer les travailleurs les uns aux autres, tout en les rendant plus précaires et flexibles. Aucun travailleur ne doit être dupe ni se laisser diviser au profit d’actionnaires qui ne veulent pas empiéter sur leurs dividendes. Les bénéfices accumulés pendant des années doivent servir à maintenir les emplois avec des salaires suffisants pour vivre.

Orléans (Loiret)

Pénurie de médecins

Brève
16/09/2020

La pénurie de médecins généralistes à Orléans, comme dans de nombreuses villes, ne fait que s’aggraver depuis des années. Au point que chaque soir des dizaines de personnes font la queue sur le trottoir devant le local de SOS Médecins rue Chanzy, debout ou assis par terre, avec souvent des enfants en bas âge, des personnes âgées. Le local ouvrant à 20 heures, la queue se forme dès avant 19 heures et se prolonge parfois tard dans la soirée.

Lors de la dernière campagne municipale, on a pu voir les élus de tout bord se renvoyer la balle. Mais il faut en premier lieu dénoncer la passivité de l’État, qui a encore prouvé, à l’occasion de la crise sanitaire, que la santé des classes populaires est bien le dernier de ses soucis.

Tours et métropole

Un salaire correct pour vivre

Brève
28/07/2020

La mairie de Tours

Les élus de Tours-Métropole-Val de Loire se sont voté des indemnités en augmentation par rapport à celles des mandats précédents.

Emmanuel Denis, le nouveau maire EELV de Tours, a expliqué qu’une vice-présidence de la métropole, c’était un travail à temps plein et que c’était normal que cette tâche soit correctement rétribuée, en l’occurrence 2 295 euros nets mensuels.

Voilà en effet ce qu’il faut pour vivre correctement. Sauf que la plupart des 1 700 agents de la métropole et des 2 200 agents municipaux de Tours, qui exercent eux aussi une tâche à temps plein, sont loin de toucher cette somme.

Nous sommes curieux de voir la réaction de ce nouveau maire la prochaine fois que les agents municipaux et métropolitains réclameront un salaire qui permette de vivre correctement.

 

Montargis (Loiret)

Des locataires choqués et en colère

Brève
25/07/2020

Depuis l’incendie le mardi 6 juillet qui a détruit leur immeuble, la situation des locataires des 24 appartements sinistrés du quartier Chautemps à Montargis ne s’est pas améliorée. Obligés de quitter leur appartement ils ont été contraints d’être relogés en hôtel, dans la famille ou chez des voisins.

Depuis 15 jours la mairie, le bailleur social et les assurances se renvoient la balle pour la prise en charge des frais d’hôtel et les modalités de relogement adaptées. Le bailleur leur demande de vider les appartements et de mettre leur mobilier dans des box dont une partie seulement serait compensée et les a prévenus que les frais d’hôtel ne seront plus pris en charge à partir du samedi 25 juillet.

Des propositions de relogement ont bien été faites comme s’évertue à déclarer le bailleur. Ces logements proposés sont bien souvent plus petits et plus chers, éloignés du travail et de l’école des enfants. Alors pour les locataires pas question d’accepter n’importe quoi. « Les sinistrés de Chautemps », comme ils s’appellent, ont décidé de faire un rassemblement et une soirée devant l’immeuble le mardi 21 juillet. Une quarantaine de personnes s’y est retrouvée avec l’idée qu’il ne fallait pas rester isolés dans leurs démarches avec le bailleur qui traite les cas individuellement. Ils ont décidé de faire les démarches collectivement. Le lendemain ils sont allés interpeller le siège du bailleur ainsi que le cabinet du maire en prévenant qu’ils ne se laisseront pas déplacer dans pires conditions d’habitat que celles qu’ils avaient, ni traiter avec mépris : « entre la police municipale et les administrations, on nous traite comme des citoyens de seconde zone, vous savez nous trouver pour payer les amendes ou la taxe d’habitation, mais pour le reste on nous ignore ! ».

Après l’incendie de leur immeuble, les habitants ont réalisé qu’ils ne pourront compter que sur leurs actions déterminées pour défendre leurs besoins essentiels.

Quand agriculture biologique rime avec l’exploitation

Brève
23/06/2020

Des étudiants ont répondu à l’annonce d’un agriculteur bio beauceron en quête de main d’œuvre. Avec une quinzaine de travailleurs, en majorité polonais, ils ont commencé le travail sans avoir signé de contrat, sans aucun vêtement de sécurité et sans formation. Armés d’un chalumeau à gaz, ils devaient avancer derrière un tracteur, afin de brûler des mauvaises herbes dans un champ de betteraves. Très vite, l’odeur du tracteur s'est mélangée à la forte odeur de gaz et de brûlé, la chaleur atteignant presque 50 degrés, provocant des vomissements de l’un d’entre eux et tous se brûlaient les pieds.

À la pause de midi, deux des jeunes ont renoncé à ce travail trop difficile, payé 7 euros de l’heure. Les trois autres ont fini la journée mais ont décidé de ne pas y retourner le lendemain. Ils ont dû insister pour obtenir leur dû après une journée de travail.

Apprentissage pour ces étudiants qui ont découvert le sort réservé aux travailleurs polonais, qui n’ont pas eu, eux, le choix de partir.