SNCF Orléans-Les Aubrais (Loiret)

Journée de la colère cheminote : barricade de pneus devant le siège du Medef

Brève
12/06/2018

Le 12 juin 2018, devant le siège du MEDEF à Orléans

Ce matin, plus de 80 personnes étaient réunies en gare d'Orléans dont 60 cheminots actifs qui ont participé à une nouvelle assemblée générale de grève. Tous les syndicats ont appelé à continuer la grève. Les chiffres de grévistes donnés (plus de 55 % pour les conducteurs, plus de 45 % pour les contrôleurs, et plus de 22 % chez les aiguilleurs) ont été salués par des vivats.

L'assemblée est partie en manifestation devant le siège d'EDF où les cheminots ont rencontré une quarantaine d'électriciens qui débrayaient pour leur journée d'action. Le cortège est ensuite reparti avec force slogans dont évidemment "cheminots en colère, on va pas se laisser faire" pour déposer plus de 200 pneus devant les portes vitrées du siège du Medef local, ce qui a suscité des signes d'encouragements de la part d'automobilistes et de camionneurs qui passaient devant le boulevard très fréquenté.

Lors de la dispersion du cortège, bien des cheminots, dont de nombreux jeunes, étaient une fois encore contents d'avoir marqué le coup et montré "qu'ils ne lâchaient rien" !

Indre-et-Loire

Inamovible

Brève
09/06/2018

La Nouvelle République d’Indre-et-Loire a consacré un dossier de deux pages, Jeudi 7 Juin, à l’usine Synthron, près de Château-Renault, bien connue des Tourangeaux  puisque, voici trente ans,  l’incendie de cette usine de produits chimiques (Protex à l’époque) avait provoqué une gigantesque pollution leur valant,  entre autres dommages, d’être privés d’eau potable pendant huit jours.

Depuis, cette usine a connu  bien d’autres déboires : un autre incendie en 2003, une procédure de droit de retrait pour manque de sécurité suivie d’une fermeture en 2001 ; une perquisition des services de l’Etat pour la même raison en 2009 ; une nouvelle fermeture en 2010. Sans parler des multiples cas de maladies graves diagnostiquées chez ses salariés. Son PDG a même été condamné à plusieurs reprises par la justice : pour la pollution de 1988, puis à nouveau en 2014, en 2016…

Le dossier met en évidence  l’installation du nouveau PDG, décidé, selon ses dires, à « tourner la page » et à jouer la « transparence » vis-à- vis des services de l’Etat…

Il faut juste lire attentivement un petit article en bas de page pour apprendre que le PDG précédent, fils du fondateur historique du groupe Protex, le responsable de toutes les catastrophes précitées, « reste l’actionnaire principal du groupe »…

Un actionnaire, ce n’est pas comme un salarié : responsable, coupable, multirécidiviste, et même condamné, il ne perd pas sa place pour autant.

Service des crèches de Tours

Une mobilisation réussie

Brève
08/06/2018

Mardi 7 juin, les 19 crèches et haltes garderies de Tours étaient fermées. Dans la matinée, pendant plus de deux heures, chansons, sifflets, percussions diverses, banderoles et pancartes à l’appui, plus de 250 salariées ont crié leur mécontentement dans la cour de la mairie.

Depuis des mois, voire des années, la municipalité faisait la sourde oreille. Le manque criant de personnel dans toutes les structures conduisait à la multiplication des arrêts-maladie et burn-out. Mais pour la municipalité, rien n’était urgent. Eh bien, les salariées des crèches se sont donné les moyens de se faire entendre !

À l’issue de la rencontre avec deux élues, quelques avancées ont été obtenues : renfort et matériel pour le ménage, 4 polyvalents supplémentaires… Bien sûr, c’est loin de ce qu’il faudrait, c’est à dire au moins une personne supplémentaire par structure. Mais ces avancées sont à mettre au compte de la mobilisation. Et comme l’a dit une des manifestantes, elles sauront remettre ça !

Hôpital de Vierzon (Cher)

Services menacés, personnel surmené, postes supprimés

Brève
08/06/2018

En prenant prétexte du "déficit" de l'hôpital, les fermetures de lits se multiplient, les suppressions de postes se succèdent avec un manque de médecins qui s'aggrave.

Des services sont menacés, comme la maternité, voire le bloc opératoire.

L'intersyndicale réclame l'effacement du déficit, le maintien des services, l'annulation des suppressions de poste et la modernisation du bloc opératoire.

A partir de lundi 11 juin, un appel à la grève a été lancé à l'hôpital et plusieurs blocages de rues avec le soutien de la population ont été programmés tout au long de la semaine.

Il y en a assez des réorganisations au rabais qui font que tout le monde est surmené. Assez des suppressions de postes et de services. Assez des économies faites au détriment de la santé. Il faut être nombreux à dire qu'il y en a ras-le-bol de cette société dans laquelle l'argent prime sur la santé voire sur la vie humaine.

Tours

Grève SNCF : une manifestation régionale réussie

Brève
07/06/2018

La manifestation dans le Technicentre SNCF de St Pierre-des-corps

A Tours, la manifestation régionale des cheminots ce jeudi 7 juin a été un succès.

La veille, la presse titrait : « réforme ferroviaire, c’est quasiment plié ». Aujourd’hui, elle a reçu un cinglant démenti dans la rue. Près de 500 cheminots venus d’Orléans-les Aubrais, Vierzon, Bourges et, bien sûr, Tours et St Pierre des Corps ont manifesté pendant trois heures de Tours à St Pierre-des-Corps. Une manifestation dynamique avec force slogans, torches à flamme rouge, pétards et le chant de l’Internationale largement repris dans le cortège.

Le cortège est passé devant plusieurs directions régionales : Infrastructure, Logistique, Fret où, à chaque fois, une délégation montait dans les bureaux haranguer les collègues au travail. La manifestation a même traversé de part en part le Technicentre de St Pierre des Corps interpellant au passage le directeur d’établissement et discutant avec les ouvriers en pause repas.

Après les prises de paroles devant la gare de St Pierre, une grande partie du cortège a accompagné les cheminots des autres villes au casse-croûte organisé à leur intention par les retraités cheminots CGT. Tous les manifestants sont revenus ragaillardis de cette démonstration et repartent sur leurs chantiers bien décidés à faire de la journée du 12 juin un autre succès.