Loches (Indre-et-Loire)

L' EHPAD de Puy-Gibault en grève

Brève
29/09/2018

Jeudi 27 septembre, le personnel de l’EHPAD de Puy Gibault (qui héberge 215 résidents) s’est mis en grève suite à l’annonce de la suppression des 29 contrats aidés à partir du 4 novembre. Outre le fait que ces derniers perdent leur emploi sans qu'aucune proposition d’embauche ne leur ait été faite, les  travailleuses et travailleurs de l'Ehpad ne voient pas comment ils pourraient absorber le travail de leurs collègues, devenus indispensables pour assurer les soins aux résidents, eux qui courent déjà toute la journée !

Les grévistes se sont rassemblés à plus d’une cinquantaine devant l’établissement à partir de 13h, soutenus par des familles de résidents. Ils  se sont ensuite retrouvés à une trentaine dans le bureau d’un directeur de l’hôpital pour exprimer leur colère et leur refus de cette réorganisation impossible à tenir.

Face aux discours habituels des directeurs  évoquant leurs  contraintes budgétaires, tous ont expliqué qu’ils ne voulaient pas trinquer pour leur politique, et surtout ne pas la faire subir aux résidents. Et puisqu'on ne leur propose qu'un dialogue de sourds, ils sont repartis avec l’idée de ne pas en rester là, refusant d’être moins pour travailler encore plus !

Fleury-les-Aubrais (Loiret)

Les facteurs ont fait grève

Brève
26/09/2018

Lundi 24 septembre, les facteurs qui desservent les communes de Fleury-les-Aubrais, Saran et les alentours étaient en grève contre la décision de leur supprimer un jour de repos toutes les dix semaines.

Le prétexte invoqué est la baisse du courrier, plus de 6% d’après la direction. Et celle-ci promet aux facteurs qu’en échange, ils finiront... huit minutes plus tôt chaque jour ! Sauf qu’avec les tournées surchargées par manque d’effectifs, il est pour ainsi dire impossible de terminer à l’heure. Cela revient à leur voler purement et simplement un jour de repos.

Les discussions allaient bon train au piquet des grévistes : tout en étant conscients qu’une journée ne suffit pas à faire reculer la direction, tous ressentaient la fierté d’avoir relevé la tête et de s’être fait respecter.

Aigurande (Indre)

Un patron esclavagiste condamné

Brève
20/09/2018

Les quatre bûcherons marocains qui avaient engagé une procédure devant les Prud’hommes pour le paiement de leurs salaires ont obtenu chacun une provision sur salaire de 3.500 à 5.900 euros.

Ce patron négrier, qui était allé les recruter dans leur village au Maroc en leur promettant un CDI au Smic et un titre de séjour pérenne, les faisait travailler 10 à 12h par jour en semaine sans aucune protection, avec une seule pause de 20 minutes puis les mettait le week-end à retaper son restaurant rapide.

Selon la CGT, ils étaient « payés 100 à 200 euros par mois » et devaient se contenter « d’une demi-baguette et l’eau du ruisseau en guise de déjeuner ». Et lorsqu’en mai, ils ont osé réclamer une nouvelle fois leurs salaires, ils se sont retrouvés à la rue, après que leur patron ait forcé la porte de l’appartement qu’il leur sous-louait et détruit tous leurs papiers.

Avec l’appui de la CGT et d’un collectif de soutien dans la ville, ils viennent d’obtenir en partie satisfaction mais une autre action judiciaire se poursuit pour faire reconnaître la Traite des êtres humains dans le milieu du travail.

Et le soutien continue à s’organiser autour de ces quatre travailleurs pour la défense de leurs droits et de leur dignité.

TAO (Transports publics de l’Agglomération d'Orléans)

Une première manifestation réussie

Brève
07/09/2018

Devant le dépôt de la TAO à St Jean de Braye le 7 septembre 2018

Jeudi 6 septembre, dès cinq heures du matin, 80 salariés de la TAO étaient présents au piquet de grève organisé par leurs syndicats pour dénoncer les dégradations de leurs conditions de travail et les suppressions de postes. 48 heures avant, 180 agents s’étaient déclarés grévistes.

Le réseau (tram et bus) de TAO dessert Orléans et vingt-et-une communes limitrophes, il est géré par Kéolis, filiale de la Sncf. Avec Kéolis, les suppressions de postes se sont enchaînées, ainsi que les changements de planning et les grandes amplitudes de travail qui fatiguent tout le monde. Un manifestant lançait : « Nos familles sont autant épuisées que nous !»

A 7h, ils étaient un peu plus de 200 à s’élancer dans la rue pour faire entendre leur mécontentement, conducteurs, agents de maintenance, personnels administratifs, managers de la société, ainsi que quelques militants extérieurs. Les premiers slogans montraient que les grévistes veulent avancer au rythme choisi par eux, pas à celui des cadences imposées : « nous ne sommes pas sur un temps de parcours de la direction !»

Les travailleurs en grève réclamaient aussi des conditions de travail dignes : « Des WC dignes de ce noms sur toutes les lignes !» ou « pas de l’eau tiède à boire quand il fait si chaud !», minimum que la direction ne leur assure même pas. De son côté, un manager gréviste dénonçait le « management toxique » que la direction souhaite qu’il impose.

Dans l’après-midi, une délégation a rencontré le maire d’Orléans, mais à la fin des prises de parole intersyndicales un militant donnait déjà rendez-vous aux manifestants, conscient qu’il faudrait plusieurs actions de ce genre pour faire plier la direction.

Orléans (Loiret)

Grève à la TAO (Transports publics de l'Agglomération d'Orléans)

Brève
03/09/2018

Ce jeudi 6 septembre, les travailleurs de la TAO (Transports de l’Agglo d’Orléans, gérés par Kéolis, filiale SNCF) sont appelés à la grève par les principaux syndicats.

La dégradation des conditions de travail, les suppressions de postes, le mépris d’une partie de l’encadrement sont l’objet du mécontentement du personnel.

L’ensemble des salariés de la TAO et tous ceux qui veulent les soutenir dans leur lutte sont appelés à se rassembler à 7h, au dépôt de St Jean de Braye, pour se joindre à leur manifestation.