Indre-et-Loire

La mouche du coche

Brève
15/01/2018

La députée du Lochois Sophie Auconie a bénéficié d'une page dans la « Nouvelle-République » pour faire le point sur ses six premiers mois de mandat. Membre du parti de droite UDI, elle siège chez les « Constructifs », ces députés qui ont choisi de se laisser porter par les vents dominants du macronisme.

Pour définir son attitude vis-à-vis de Macron, elle reprend l'image employée jadis par Jean de la Fontaine : elle veut être la « mouche du coche » de l'attelage gouvernemental. Las, dans la fable, la mouche du coche tournait autour des chevaux, tourmentait le cocher, et ne jouant strictement aucun rôle, croyait cependant que c'était elle qui faisait avancer l'attelage dans la rude montée.

Alors de deux choses l'une : ou bien la députée ignore ce qu'est la mouche du coche, ou bien elle a une haute conscience de l'inanité de son rôle.

Dans les deux cas, elle pourra méditer la conclusion de la fable, selon laquelle « Certaines gens, faisant les empressés, s'introduisent dans les affaires, font partout les nécessaires, et partout importuns devraient être chassés »… Pour actualiser la morale de la fable, ajoutons que si les travailleurs s'en chargent, c'est non seulement la mouche mais tout l'attelage qu'ils pousseront sur le côté.

Joué-Lès-Tours (Indre-et-Loire)

Tupperware : contre le mépris patronal, la grève !

Brève
05/01/2018

Il y a près de trois mois, les 235 travailleurs de l'usine Tupperware de Joué-lès-Tours apprenaient brutalement que fin février 2018, ils seraient purement et simplement jetés à la porte, et leur entreprise fermée.

Parmi ces travailleuses et ces travailleurs, dont la moyenne d'âge dépasse 50 ans, et qui pour beaucoup comptent 10, 20, voire 40 ans d'ancienneté, c'était l'abattement. Les syndicats de l'entreprise, et en particulier la CGT majoritaire choisirent de miser sur la négociation du plan social, sans appeler au moindre débrayage, ni à la moindre action. Les patrons – un groupe multinational prospère – promettaient, selon l'usage, de « tout mettre en œuvre pour trouver un repreneur et proposer un reclassement à chacun ». Mais fin décembre, ils n'avaient toujours rien proposé, en dehors des indemnités légales de licenciement.

C'est dans ces conditions que le 2 janvier, à l'appel des syndicats, un mouvement de grève a éclaté qui, depuis, bloque toute la production. Les travailleurs se sont rassemblés devant l’usine, pour protester et demander des conditions de départ moins défavorables, des primes supra-légales plus importantes. C'est bien le moins, en effet, quand avec son emploi, on va tout perdre.

Ce que deux mois de palabres n'avaient pas donné, deux jours de grève l'ont permis : la direction a commencé à faire quelques concessions sur le montant des indemnités liées à l'ancienneté. Le 4 janvier, les patrons annonçaient le doublement de ces indemnités.

Les travailleurs de chez Tupperware savent désormais dans quel sens ils devront aller ne serait-ce que pour faire payer ces rapaces qui ont accumulé des fortunes sur leur travail et auraient bien voulu se débarrasser d'eux sans la moindre vague et au moindre coût.

Indre-et-Loire, Tours

Coup de colère chez Fidélia

Brève
30/12/2017

Jeudi 21 décembre plusieurs dizaines de travailleurs du centre d’appel Fidélia (groupe Covéa) ont débrayé à Tours pour exprimer leur mécontentement à l’occasion du passage du nouveau directeur, qui finalement n’a pas osé se montrer.

Actuellement l’activité est importante, elle est en hausse sur toute l’année mais les appels sont particulièrement nombreux en cette fin d’année. Or il faut y répondre en n’étant pas plus nombreux ou même moins car les effectifs ont diminué. De plus, les congés demandés pour les semaines des fêtes ont parfois été refusés et la direction met de plus en plus de pression dans le cadre de la réorganisation du groupe. Certains secteurs sont « en pointe » dans ce domaine : les pressions et la surveillance des travailleurs, de leurs pauses par exemple, se font de plus en plus sentir.

Alors environ 50 % des présents sont allés dire leur colère ce jour là à un sous-directeur qui s’est fait cartonné copieusement.

Lycée Gaudier-Brzeska - Saint-Jean-de-Braye (Loiret)

Un toit pour tous !

Brève
06/12/2017

Rassemblement devant le lycée Gaudier-Brzeska de St-Jean-de-Braye le mardi 5 décembre 2017

Le 5 décembre, plusieurs dizaines de lycéens et d’enseignants se sont rassemblés devant le lycée pour exprimer leur solidarité avec trois lycéens sans-papiers.

Scolarisés en seconde professionnelle, ils sont guinéens ou angolais et ont 16 et 17 ans. Déclarés majeurs par les autorités, ils ont été du jour au lendemain privés de l’hébergement et des repas dont ils bénéficiaient jusque-là.

En période scolaire ils logent à l’internat, mais les week-ends et les vacances, ils se retrouvent à la rue. Pendant les vacances d’octobre, une douzaine d’enseignants et personnels les ont hébergés à tour de rôle. Constitués en collectif, ils se sont adressés aux pouvoirs publics pour qu’ils trouvent une solution.

Comme l’a dit un enseignant, « on ne peut pas leur faire cours la journée, et le soir les laisser dormir dehors ».

SNCF – ligne Orléans-Paris

Ça craque par tous les bouts

Brève
05/12/2017

L'aiguille de Toury

Dimanche 26 novembre en fin de soirée, un aiguillage est tombé en panne juste à l'entrée de la gare d'Orléans. Ces dernières semaines, les incidents se multiplient et créent une situation de plus en plus invivable pour les cheminots, et très pénible pour les nombreux voyageurs qui empruntent cette ligne.

Même lorsqu'aucun incident ne vient perturber le fonctionnement normal de la ligne, il n'est pas rare que plusieurs trains soient supprimés. C'est révélateur du manque de personnel chronique.

Jeudi 16 novembre par exemple, le dernier train partant d'Austerlitz, tombé en panne en pleine voie, est arrivé en gare avec plus de 5 h de retard. Vendredi 24, un train a perdu son pantographe, bloquant toute montée de train sur Paris. Ce même jour, une éclisse cassée fut constatée par l'équipe inspectant les lieux.

La panne du 26 novembre a engendré des perturbations toute la journée du lundi, jusqu’au mardi matin. Plus aucun train ne pouvait partir d'Orléans, les départs s’effectuant en gare des Aubrais, engendrant de nouveaux retards et des suppressions de trains.

Si la maintenance était faite régulièrement, et avec du personnel en nombre suffisant, ce genre de problèmes n'arriverait pas. Mais pour la direction de la SNCF, la seule chose qui compte ce sont les économies.