AMBOISE (Indre-et-Loire)

Grève au collège Choiseul

Brève
30/05/2019

Mardi 28 mai, le collège Choiseul, à Amboise (37), comptait 90% d'enseignants grévistes et ce sont 46 membres des personnels qui se sont retrouvés en assemblée générale.

Le collège, l'un des plus grands du département avec près de 800 élèves, souffre d'un manque de moyens. En février, le principal adjoint a été appelé en remplacement en lycée, et il a été remplacé par un demi-poste d'adjoint et un demi-poste d'assistant d'éducation. Cela crée de nombreux problèmes d'organisation et de communication, ainsi qu'une surcharge de travail pour la Vie Scolaire et les enseignants, contre laquelle les grévistes protestent. La dégradation du climat scolaire entraine dangers et souffrance pour les élèves et les personnels : violences physiques, insultes, menaces, trafics...

Motivés et solidaires, les grévistes ont fait état de leurs revendications (poste de principal adjoint à temps plein ; réponses rapides, concrètes et adaptées aux problèmes) et ils entendent poursuivre leur mobilisation dans les semaines à venir, jusqu'à satisfaction.

Hôpital de Bourges (Cher)

« Non à la descente infernale »

Brève
22/05/2019

L'hôpital de Bourges en grève, 19 mai 2019

75 postes supprimés en 3 ans, des lits fermés, le manque de médecins et de personnel à tous les niveaux : c’est la course aux lits, la course aux soins. Il n’est plus possible d’accueillir, de soigner tous les malades dignement. Des restructurations sont prévues avant l’été. Au passage la direction a décidé de mettre en place des roulements jour-nuit.

Jeudi 16 mai, à l’appel de la CGT, un rassemblement d’une cinquantaine de personnes a exprimé son refus de continuer à travailler dans de telles conditions. Et ce mardi, 21 mai, un nouveau rassemblement a eu lieu pour aller réclamer à la direction les moyens indispensables, refuser les roulements jour-nuit et témoigner des situations déplorables vécues dans les services.

La direction « entend », dit-elle, mais elle n’y peut rien ! Elle explique que c’est comme cela dans les autres hôpitaux, qu‘il n‘y a pas moyen d‘embaucher...

Comme l’a dit une manifestante : « quand la cathédrale brûle, il y a des milliards, quand l‘hôpital coule, il n‘y a pas de sous ».

Dreux (Eure-et-Loir)

Les enseignants du lycée Courtois en grève contre le démantèlement de l’enseignement professionnel

Brève
21/05/2019

La majorité des enseignants du lycée professionnel Gilbert Courtois, situé au cœur du quartier populaire des Bâtes, ont fait grève le vendredi 17 mai. Ils dénoncent la diminution des heures de cours d’enseignement général ainsi que des heures d’ateliers. Par exemple, avec la réforme en cours, applicable en septembre prochain, en bac pro en français comme en mathématiques, les heures passeront de 4 h30 à 3h 30 par semaine. Pour les CAP, c’est pire avec le passage de 4 h 30 semaine en mathématiques à 2 h 30. Au travers de ce mouvement de grève, les enseignants dénoncent le désengagement de l’état vis-à-vis de l’éducation des élèves en général et plus particulièrement de ceux qui viennent des quartiers les plus populaires qui représentent la grande majorité des élèves des lycées professionnels.

Un exemple de plus qui prouve que la nouvelle « réforme » de l'Education Nationale n’est en réalité qu’une nouvelle attaque contre les élèves issus milieux populaires et contre leurs enseignants qui verront leurs conditions de travail dégradées.

Orléans (Loiret)

Rassemblement de soutien aux mineurs isolés étrangers

Brève
19/05/2019

Devant le siège du Conseil départemental du Loiret, le 15 mai 2019

Mercredi 15 mai, plus de 200 personnes, dont une bonne moitié de jeunes sans-papiers, se sont rassemblées et ont bloqué la rue devant le siège du conseil départemental à Orléans.

Ils voulaient dénoncer l’arrêt des « contrats jeunes majeurs ». Par ce dispositif, l’Aide sociale à l’enfance prend en charge et assure l’accompagnement des jeunes isolés étrangers ayant eu 18 ans dans l’année. Du coup, ce sont 142 jeunes vont se retrouver à la rue. Sur des pancartes brandies par les jeunes on pouvait lire « Je vais à l’école le ventre vide », ou « le jour à l’école, la nuit à la rue ».

Face à cette décision révoltante, des militants associatifs, syndicaux, politiques, ont tenu à être présents pour marquer leur solidarité avec les jeunes.

Eure-et-Loir

Des parents d’élèves se mobilisent contre la loi Blanquer

Brève
29/04/2019

À Marville-Moutiers-Brûlé et au Boullay-Thierry, deux villages situés à proximité de Dreux, les parents d’élèves s’opposent à la loi Blanquer. Dans ces deux bourgs une journée école morte a été organisée le vendredi 26 avril. Dans chacun d’entre eux, sur la centaine d’élèves inscrits, seuls une dizaine étaient présents à l’école. Les parents n’acceptent pas la mesure qui vise à mettre les écoles sous la coupe des collèges et la disparition du rôle du directeur d’école. Ils réclament au contraire plus de proximité. Une mamie d’élève dit ne jamais avoir vu une telle mobilisation : « J’habite ici depuis 1975. Et là, on voit que les gens ne sont vraiment pas contents. » Des banderoles sont affichées devant les écoles pour exprimer le rejet de la réforme.

Cette mobilisation fait suite à plusieurs mobilisations de parents d’écoles de la ville de Dreux avant et pendant les vacances scolaires et s’inscrit dans le mécontentement qui s ‘exprime à l’échelle nationale contre une loi destinée à encore réduire les moyens consacrés à l’éducation nationale.