Collège Alain-Fournier, Orléans La Source (Loiret)

Personnels et parents d'élèves en colère

Brève
23/01/2020

Depuis deux mois, les enseignants et les parents d’élèves du collège Alain-Fournier, situé dans le quartier de La Source à Orléans, dénonçaient les conditions désastreuses dans ce collège classé REP (Réseau d’éducation prioritaire). En décembre ils ont organisé une conférence de presse sur le thème « le collège va craquer ». Ils décrivaient les locaux exigus qui favorisent les bousculades, un seul poste de CPE, un seul poste d’assistante sociale et plus aucune infirmière depuis la démission de la dernière en place. Et pourtant 549 élèves fréquentent le collège car les effectifs ont augmenté de plus de 30% en cinq ans.

Ils ont envoyé des courriers à l’académie et au département. Personne n’a bougé. Il a fallu qu'une agression par un élève sur un surveillant le conduise à l’hôpital le jeudi 16 janvier, et que les enseignants exercent leur droit de retrait pendant deux jours, pour qu'inspecteur d’académie et conseil départemental daignent se bouger un peu et acceptent de recevoir une délégation de parents et d’enseignants. Mais pour le moment il a seulement été acté le recrutement d’une infirmière, ce qui est loin de répondre à la situation de manque criant de moyens en nombre de professeurs, de personnels d'éducation et de locaux.

Evidemment c’est dans les quartiers populaires comme à la Source que la politique de destruction d’emplois massifs dans la fonction publique, dont fait partie l’enseignement, atteint de plein fouet les personnels et les familles.

Agglomération de Tours

Une protestation toujours vigoureuse

Brève
18/01/2020

Vendredi 17 janvier AG devant le dépôt SNCF

A Tours, jeudi 16 janvier, la manifestation pour le retrait du projet de loi Macron-Philippe sur les retraites a eu lieu dans le nord de la ville. Plus de 2000 personnes ont défilé sur les grandes avenues passant à proximité d’entreprises importantes comme ST Microélectronics et Sanofi. Un cortège joyeux, dynamique et toujours déterminé contre le projet de retraite à points et la politique anti-ouvrière du gouvernement.

            Le lendemain, différentes actions étaient encore prévues. Le matin un rassemblement au dépôt SNCF de Saint-Pierre-des-Corps, à l’occasion de la venue annoncée du secrétaire d’Etat au transport. Plusieurs dizaines de gendarmes mobiles étaient là, juste en face, pour empêcher l’entrée des grévistes. Près d’une soixantaine de cheminots réunis sur place ont voté la reconduction de la grève par 54 voix pour (quelques abstentions). Après plusieurs prises de parole, les grévistes, et quelques retraités présents se dispersèrent progressivement non sans avoir pris le temps de discuter entre eux par petits groupes. Le représentant du ministère des transports avait en effet renoncé à venir.

SNCF Orléans Les Aubrais

Au 38ème jour, la fierté des grévistes à lutter pour le retrait total de la réforme !

Brève
12/01/2020

Orléans, samedi 11 janvier 2020

Jeudi 9 janvier, une assemblée générale a réuni près de 120 grévistes, suivie d’une manifestation où plus de 200 cheminots ont manifesté au coude à coude avec plusieurs milliers de travailleurs. Tous soulignaient les chiffres importants de grévistes sur la région puisque plus de 30 % de grévistes étaient recensés par la direction SNCF sur la région Centre, presque autant qu’au début de la grève en décembre ! Samedi 11, ce sont encore plusieurs dizaines de cheminots qui ont manifesté avec près d’un millier de travailleurs dont beaucoup différaient de ceux du jeudi précédent. Cette manifestation détonnait par le caractère dynamique de certains cortèges, dont celui des cheminots derrière la banderole "cheminots en colère" !

Personne ne se faisait d’illusion sur les prétendus reculs du premier ministre Philippe, et ce qui dominait dans les réflexions, c’est que nous n’avions "pas fait 38 jours de grève pour des miettes, mais pour le retrait total de la réforme".

Les grévistes les plus actifs ont décidé de se retrouver dès lundi 13 au matin pour continuer les tournées de chantier et inviter leurs camarades de travail à poursuivre la grève et à manifester massivement lors des journées du mardi 14 et jeudi 16 janvier.

Tours

Faire circuler le virus de la lutte

Brève
10/01/2020

Cheminots, enseignants, lycéens : tous ensemble au piquet de lutte

La manifestation à Tours du jeudi 9 janvier a été de nouveau réussie et regonflante, avec près de 8000 participants. Dès le lendemain, 10 janvier, de nouvelles actions communes cheminots-enseignants grévistes ont été organisées, ensemble pour être deux fois plus efficaces. Ce matin-là, nous étions nombreux aux piquets devant trois lycées de la ville. Le but était de s’adresser aux enseignants non grévistes et aux jeunes. Au lycée Vaucanson, l’ambiance fraternelle et les chants de lutte ont donné envie à de nombreux lycéens de rester avec nous. Sur cette lancée, ils sont ensuite rentrés dans le lycée afin d’entraîner leurs camarades. Ils ont obtenu une salle de leur administration et ont tenu une assemblée générale afin d’organiser la suite de leur mobilisation.

Forts de ce succès et d’un moral au plus haut, les grévistes sont partis en tournée des écoles, collèges et autres lycées de l’agglomération.

Tours

Cheminots toujours mobilisés

Brève
07/01/2020

Rassemblement devant SES, le 7 janvier

Lundi 6 janvier, après des échanges fraternels, l'assemblée générale des cheminots (57 présents) a voté à l'unanimité moins quatre abstentions la reconduite de la grève. Une commission financière pour gérer la caisse de grève et une commission d'organisation d'une soirée de soutien prévue samedi 11 janvier ont également été élues. Une action en direction des travailleurs de SES menacés de licenciement a été décidée.

Ensuite des cheminots et des enseignants grévistes sont allés en délégation dans plusieurs lycées de la ville afin de discuter pour convaincre les professeurs de se mettre en grève le 9 janvier et les jours d'après pour le retrait de la retraite à points.
Chacun était content d'avoir pu discuter avec des travailleurs d'autres secteurs que le leur. Les échanges ont redonné le moral aux profs et les cheminots étaient contents de voir des enseignants prêts à continuer la lutte.
Le soir une assemblée générale d'enseignants s'est réunie pour faire le point de la mobilisation du 9 qui s'annonce forte. Des cheminots venus témoigner de leur grève y ont été applaudis.

Mardi 7 janvier des cheminots sont allés soutenir les travailleurs de SES menacés de licenciement.