SNCF - Orléans - Les Aubrais (Loiret)

Concurrence entre champions de l'hypocrisie

Brève
27/04/2021

Le bâtiment du cabinet médical SNCF des Aubrais : pas vieux mais déjà fermé définitivement.

Interrogée par la presse sur sa « stratégie vaccinale », la direction nationale SNCF a répondu que celle-ci se faisait en « complémentarité » dans ses cabinets médicaux...

Ça ressemble furieusement aux annonces des gouvernements qui, après avoir supprimé des dizaines de milliers de lits d’hospitalisation, affirment que la situation est « sous contrôle ».

Quant aux centaines de cheminots de la zone d’Orléans, ils vont avoir du mal à s’adresser à celui des Aubrais, fermé par cette même direction le 31 décembre dernier !

Saint-Cyr-sur-Loire (37)

A SKF, les travailleurs se font craindre

Brève
21/04/2021

Mardi 13 avril, dans le cadre des négociations annuelles sur les salaires et à l’appel d’une intersyndicale CGT-FO poussée par le mécontentement des travailleurs après l’annonce d’une prime d’intéressement diminuée de plusieurs centaines d’euros par rapport aux années précédentes, trois cents travailleurs ont débrayé et se sont rassemblés en assemblée générale pour exiger plus.

Si l’AG a repris les revendications syndicales sur les augmentations de salaires, elle a surtout exigé le doublement de la prime de participation à 2000 € et l’embauche d’intérimaires en CDI.

Dès le lendemain de ce débrayage, appuyé par un sondage auprès de plusieurs centaines de télétravailleurs qui ont à 80 % exprimé leur hostilité à la proposition de la direction, celle-ci cédait sur la prime de 2000 € et sur l’embauche de 10 intérimaires en CDI, s’ajoutant à celle déjà envisagée de 10 autres travailleurs précaires.

Alors que plusieurs syndicats viennent de signer le plan de suppression d’emplois à l’ordre du jour depuis plusieurs mois, à l’usine de Saint Cyr, la mobilisation des ouvriers aura permis de contrer le patron et d’obtenir des embauches.

Amazon - Saran (Loiret)

Un turnover qui en dit long

Brève
20/04/2021

« Amazon c'est la meilleure boîte dans laquelle j'ai travaillé, j'en suis fier » déclarait le directeur du site d'Amazon à Saran dans le Loiret, annonçant sa volonté de recruter 560 agents et préparateurs de commande. Ce n’est visiblement pas l’avis des centaines de travailleurs qui ont quitté l’usine, usés par l’exploitation après seulement deux ou trois ans de travail. Ces recrutements ne font que compenser leurs départs, il n’y a pas vraiment pas de quoi se vanter.

Chambray-lès-Tours (37)

Un exemple des largesses de l’État pour le secteur pharmaceutique

Brève
10/04/2021

Le façonnier Delpharm prévoit la fabrication « innovante » de seringues pré-remplies du vaccin anti-Covid de Pfizer/BioNTech, à partir de 2022 dans son usine de Chambray-lès-Tours. Pour cette nouvelle production, l’État va lui verser une aide de 20 millions d’euros dans le cadre du « plan de relance ».

L’État n’est pas avare quand il s’agit de transférer les deniers publics vers les comptes du patronat sous prétexte d’aide à la relance industrielle.

Pourtant, Delpharm n’est pas une petite entreprise, c’est un groupe multinational au chiffre d’affaire de 800 millions d’euros en 2020.

Possédant 17 sites de production en France et à l’étranger, le groupe créé en 1988 avec le rachat de l’entreprise Delmas en Indre-et-Loire, s’est développé par le rachat d’entreprises déjà existantes telle que celle de Pfizer à Evreux en 2002 ou

celle de Novartis en 2011 à Huningue (68). En 2019, les rachats se sont accélérés avec cinq nouvelles usines du groupe Famar, dont celle d’Orléans et celle de Saint Rémy-sur-Avre près de Dreux.

Produisant dorénavant avec 4700 salariés, sans compter les nombreux intérimaires, le groupe est donc arrosé par le gouvernement de 20 millions par ici, 10 millions par là (à Saint Rémy), comme si les bénéfices en vue avec l’actuelle crise sanitaire devaient être boostés par l’argent public.

Pas étonnant que le secteur pharmaceutique produise rapidement de nouvelles fortunes au patronat !

Eure-et-Loir

AESH en colère

Brève
10/04/2021

Jeudi 8 avril des AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap) se sont rassemblés devant l’inspection académique à Chartres. Ils se sont mobilisés pour dénoncer leurs conditions de travail. Ils sont 600 en Eure-et-Loir, en général employés à temps partiel à 60 %, et touchent 775 euros par mois. C’est un revenu inférieur au seuil de pauvreté. Ils sont contractuels, c’est à dire que chaque année on peut se débarrasser d’eux alors que les enfants en situation de handicap sont toujours eux bien présents.

Ces conditions de travail sont en contradiction avec les déclarations du gouvernement sur l’importance de l’intégration des enfants en situation de handicap dans les écoles. Cette intégration se fait donc au mépris de ces travailleurs précaires et du coup des enfants et de leur famille. Les AESH ont bien raison de revendiquer des hausses de salaires et la possibilité de travailler à temps plein.