Agents territoriaux de Tours-Métropole

Les grévistes arrachent une augmentation de salaire

Brève
18/05/2022

les grévistes devant le siège de la métropole

Depuis le jeudi 5 mai, une grande partie des agents de la métropole, en particulier les éboueurs et la propreté urbaine, ont fait grève pour le maintien des 5 jours d’ancienneté, une augmentation de salaire de 300 euros et une prime annuelle de 1500 euros, correspondant à un treizième mois.
La direction de la métropole a d’abord joué la fermeté, exigeant la reprise du travail avant toute négociation. Finalement, en fin de semaine, le président de la métropole proposait 150 euros, puis 120. Et lundi 16, plus rien du tout. Cette attitude méprisante a poussé les agents à remobiliser pour le lendemain. La venue annoncée de FR3 était une occasion d’interpeller la direction.
Mardi 17, le dépôt de Tours-Nord était en grève à 100 %. Ils ont décidé d’aller faire le tour des autres dépôts. À celui de Tours-Sud, les grévistes ont convaincu des gars déjà en tenue de travail de se remettre en grève. Ceux-ci sont allés se changer sous les applaudissements de leurs camarades. Ils se sont ensuite tous retrouvés au dépôt de Tours-Centre, rejoints par des agents des parcs et jardins et des déchetteries. Un comité de grève composé de 21 agents de différents services a été élu par l’assemblée générale. Il a été désigné et acclamé par l'AG, comme le seul représentant des grévistes - avec le soutien de la CGT et de FO, syndicats partie prenante de la grève - lors des prochaines négociations avec la direction.
À 15 heures, la direction rencontrait le comité de grève. Au bout de 30 minutes, trois membres du comité de grève ressortait pour rendre compte des propositions : 120 euros nets mensuels, la prime annuelle serait discutée en 2023. Cela ne convenait pas aux grévistes, ils ajoutaient le paiement d’une partie des jours de grève à leurs revendications.
Quand le comité de grève est ressorti, il n’y avait rien de nouveau, sinon que le retrait des jours de grève serait étalé à raison de un jour par mois. Dans l’AG, la discussion s’est engagée parfois houleuse. Certains trouvaient que ce n’était pas assez. D’autres bien plus nombreux intervenaient pour dire que bien sûr ce n’était pas assez, mais avoir arraché 120 euros par la grève, ce n’était pas rien. D'autant que les 120 euros sont étendus aux salariés à statut privé et aux apprentis. Les deux propositions ont été mises au vote et, sans surprise, c’est la décision de prendre les 120 euros nets qui l’a emportée.
Les grévistes étaient contents d’avoir fait céder la direction sur une partie de leurs revendications. Face au mépris et à la duplicité de leurs adversaires, c’est leur ténacité et l’organisation démocratique de la grève qui leur a permis de l’emporter.

Elections législatives dans le Cher

Les candidats de Lutte ouvrière dans la presse

Brève
17/05/2022

Indre-et-Loire

SKF : des débrayages efficaces

Brève
15/05/2022

         A l’usine de Saint Cyr-sur-Loire, la CGT poussée par le ras le bol et l’inquiétude des travailleurs des ateliers Automotive et DGBB, leur a proposé des assemblées dans chacune des équipes.

         Le mardi 3 mai, environ deux cents personnes se sont ainsi rassemblées et ont exprimé leur volonté que des intérimaires soient embauchés pour les soulager du travail de plus en plus intensif et des tâches de plus en plus nombreuses. C’était aussi une réaction à l’annonce de la direction envisageant de baisser de 6 à 4 le nombre des ouvriers sur les lignes du secteur dit DGBB.

         Lors de ces AG, des travailleurs des services méthodes, maintenance et assistance technique ont participé, ce qui n’est pas très fréquent. On y a vu aussi plusieurs intérimaires.

         Le lendemain, lors de nouvelles réunions, la CGT faisait savoir que la direction ne comptait rien faire. Devant le mécontentement, les délégués choisirent alors d’appeler à débrayer 1 heure le jeudi dans chaque équipe.

         C’est ainsi qu’une centaine de travailleurs des équipes du matin et normale se sont retrouvés dehors ensemble. Plusieurs dizaines d’autres en ont fait autant sur l’équipe d’après-midi. Chacun a pu raconter aux autres ses problèmes, liés à la surcharge de travail, à la pression des chefs ou aux inquiétudes quant au maintien des postes de travail. Nombreux parmi ceux qui participaient à ce débrayage exprimaient la nécessité que les intérimaires soient embauchés, car leur turn over permanent suscite beaucoup de ras le bol et les espoirs sont réels parmi ces collègues en situation de précarité.

         Finalement dans l’après-midi même, la direction cédait sur 20 embauches d’intérimaires d’ici au mois de septembre. De plus, elle s’est sentie contrainte d’annoncer le gel des suppressions de postes prévues sur les lignes des DGBB et de faire un effort  en direction des services méthodes ou d’assistance technique.

         Il restera bien sûr à vérifier que les promesses deviennent réalité, en attendant, le sentiment d’avoir fait reculer le patron et d’avoir obtenu la promesse d’embauches espérées depuis longtemps a réjoui tout le monde.

Elections législatives dans le Loiret

Les candidats de Lutte ouvrière dans la presse

Brève
14/05/2022

Mairie de Tours et Tours Métrople

Le mouvement continue

Brève
10/05/2022

les grévistes devant le dépôt de la Propreté urbaine

Le mouvement contre la suppression des jours de congé et pour l’augmentation du pouvoir d’achat a démarré par une grève jeudi 5 mai. Ce jour-là les grévistes des deux collectivités ont décidé d’appeler à une nouvelle journée de grève lundi 9 mai et de se retrouver tous ensemble à 9 heures sur la place devant l’hôtel de ville. Ils se sont donné l’objectif d’utiliser ce laps de temps pour rallier d’autres grévistes au mouvement. En particulier les agents de la collecte des ordures ménagères du dépôt de Tours-Nord, en grève ce jour-là à 80 %, et qui voulaient essayer d’entraîner leurs collègues des deux autres dépôts.

Le lundi 9 mai, la journée des grévistes de Tours-Nord a commencé tôt. 30 agents se sont retrouvés à 5 h au dépôt de Tours-Centre. D’autres étaient à Tours-Sud et les ont rejoints ensuite. Pendant une heure, les grévistes ont discuté, ont cherché des arguments pour convaincre leurs collègues qui n’avaient pas fait grève le jeudi précédent. Et ils l’ont emporté ! La quasi totalité du dépôt a finalement décidé de faire grève. Les agents qui s’étaient mis en tenue de travail sont retournés se changer. Dans la foulée, ils sont allés voir les égoutiers qui embauchent juste à côté, et ils les ont entraînés eux aussi ! Ils étaient 100 quand ils sont arrivés au dépôt de la Propreté Urbaine. Vu leur nombre, ils n’ont pas eu beaucoup de mal à convaincre les agents de ce service de rejoindre le mouvement.

À 9 heures, entre 250 et 300 agents des deux collectivités se sont retrouvés sur la place devant l’hôtel de ville. Là, ils ont discuté ensemble de la suite du mouvement. Il a été décidé d’appeler à la grève le jeudi 12. Une forte minorité continuant le mouvement pour préparer cette journée. Ils sont ensuite partis en manifestation jusqu’au siège de la métropole.

Mardi 10 mai, les grévistes de la collecte se sont retrouvés comme la veille à 5 heures. De leur côté les agents de la Propreté Urbaine décidaient de se mettre en grève le jour-même sans attendre jeudi. Les grévistes revendiquent le maintien de leurs jours d’ancienneté et une augmentation de 300 euros, ainsi qu’une prime annuelle de 1500 euros. La métropole qui refuse de discuter tant que la grève dure, attise plutôt les choses. Les grévistes s’organisent pour aller voir leurs collègues d’autres secteurs comme les Parcs et jardins pour les entraîner dans la grève. Ils sont déterminés pour tenir jusqu’à la journée de jeudi où ils vont se retrouver avec les agents de la ville de Tours.