Châteauneuf-sur-Loire (Loiret)

Collège Jean-Joudiou

Brève
11/06/2021

Jeudi 3 juin, en réponse à l’appel de plusieurs organisations syndicales, l’ensemble des personnels AESH - accompagnants des élèves en situation de handicap - du collège Jean-Joudiou à Châteauneuf-sur-Loire était en grève. Ces cinq collègues dénoncent la précarité de leur profession ainsi que les nouvelles attaques prévues pour la rentrée scolaire prochaine.

Essentielles au sein de l’établissement, elles soutiennent les élèves au quotidien en les aidant à prendre des notes, à se concentrer, en leur reformulant les consignes, en les stimulant sans cesse. En général, elles suivent deux à trois élèves ce qui leur permet de bien les connaître, d’établir une proximité et une confiance avec eux, confiance d’autant plus nécessaire que ces élèves sont en situation de handicap et présentent parfois des troubles du comportement.

Malgré toutes ces tâches, cet emploi est très mal considéré : le salaire mensuel s’élève tout juste à 800 euros car il s’agit de temps partiels imposés. À la rentrée prochaine, elles devront être encore plus mobiles et assurer le « suivi » de davantage d’élèves. Les élèves, quant à eux, pourront avoir différentes AESH.

Travailleuses isolées et souvent peu visibles, les AESH du collège Jean-Joudiou ont affiché leurs revendications et sollicité la presse. Les enseignants ont signé un courrier apportant tout leur soutien à leur lutte. Bien que peu nombreuses, elles sont en colère et bien déterminées à le faire savoir.

Indre-et-Loire

Saint-Pierre-des-Corps – Les municipaux ne se laissent pas faire

Brève
01/06/2021

Lundi 31 mai, pour la deuxième fois en un peu plus d’un mois, des employés de la commune de St Pierre-des-Corps, se sont mobilisés pour protester contre la suppression de jours de congé.

Les animateurs du Patronage laïque, dont l’emploi est menacé, étaient là aussi.

Comme dans de nombreuses villes, la municipalité met en avant la loi de transformation de la fonction publique pour exiger des travailleurs municipaux de travailler plus longtemps.

Ça ne passe pas auprès de nombreux travailleurs et travailleuses qui étaient en grève ce jour-là. Les tâches sont de plus en plus nombreuses, le travail de plus en plus harassant, mais il faudrait travailler encore davantage ?

Le maire avait annulé le rendez-vous prévu. Mais ça n’a pas empêché 150 à 200 salariés de se retrouver toute la matinée devant la mairie. Le rassemblement était dynamique, café, croissants, musique et cornes de brume… Et les élus qui arrivaient à la mairie étaient copieusement accueillis par des sifflets.

Les travailleurs de St Pierre n’ont pas dit leur dernier mot.

Chambray-lès-Tours (Indre-et-Loire)

Colère à la clinique Ronsard

Brève
24/05/2021

Depuis le 7 mai, les soignants de la clinique psychiatrique Ronsard de Chambray-les-Tours ont engagé un mouvement pour protester contre le manque de personnel et revendiquer une augmentation de 500 €.

Espérant calmer la colère, la direction a embauché des vacataires et des intérimaires - mesures provisoires ne résolvant pas les problèmes des soignants - qui parfois se retrouvent avec une seule aide-soignante et deux infirmières pour 90 patients.

La direction a également proposé des primes d’intéressement, de chaussures et à l’embauche prétextant que les soignants bénéficieront de toute façon des revalorisations salariales prévues par le Ségur de la santé.

Elle oublie juste de préciser que pour financer ces augmentations, le groupe a touché 21,5 millions de l’État.

Elle oublie également que la clinique Ronsard est l’un des établissements du groupe Ramsay Santé détenu à 52,5% par Ramsay Health Care UK qui affiche un chiffre d’affaire de 7,8 milliards d’euros, et à 39,6% par Predica (groupe Crédit Agricole Assurance) qui a occupé en 2020 la place de premier assureur-vie en France par le montant de son chiffre d’affaire (262 milliards d'euros en 2019).

Les soignants tiennent bon et organisent des rassemblements devant la clinique tous les lundis et les jeudis.

Les actionnaires ne sont pas sur la paille et ont largement les moyens d’embaucher et de payer ! 

Hôpital de Tours : techniciens de laboratoires en grève

Brève
22/05/2021

Rassemblement sur le parvis de l’hôpital Bretonneau

Les techniciens de laboratoires basés sur les sites de Bretonneau et de Trousseau, au nombre de 180, assurent les analyses nécessaires aux patients hospitalisés (anatomo-pathologie, bactériologie, biochimie etc.), leur cœur de métier. Mais beaucoup de responsabilités périphériques leurs sont également imposées (gestion de la qualité, informatique…) pour lesquelles ils ne reçoivent pas de formation et apprennent « sur le tas ». Cela alourdit leurs tâches et n’a pas été suivi des embauches ni de la revalorisation salariale nécessaires.

Oubliés par le Ségur de la santé qui ne prévoit pas de revalorisation salariale pour cette catégorie de soignants, ils se sont sentis méprisés. Mardi 18 mai, 40% d’entre eux se sont mis en grève.

La plupart étant assignés, ils ont quand même pu se rassembler à une quarantaine sur le parvis de l’hôpital Bretonneau, pour exprimer leur ras-le-bol de la dégradation de leurs conditions de travail, et revendiquer des embauches, de vraies augmentations de salaires et non des primes qui ne comptent pas pour la retraite.

Ce rassemblement a été l’occasion pour eux de mieux se connaître, de se rendre compte de leur nombre et de préparer la suite !

Saint-Pierre-des-Corps (37)

Les municipaux manifestent

Brève
29/04/2021

La manifestattion devant la mairie

Mercredi 28 avril, environ 200 employés municipaux de la ville de Saint-Pierre-des-Corps se sont rassemblés devant la mairie, à l’appel des syndicats CGT et FAFPT (Autonomes), pour protester contre la suppression annoncée d’emplois et de journées de congé dans le cadre de la loi qui prévoit le passage aux 1607 heures par an. Une partie d’entre eux ont débrayé plusieurs heures pour participer à la manifestation.

L’emploi d’une partie des 150 travailleurs en CDD est menacé. Certains ont d’ores et déjà vu leur contrat non renouvelé et se retrouvent au chômage. Même si ces contrats sont peu satisfaisants car en plus d’être précaires, ce sont trop souvent des temps partiels non choisis, ils permettent à de nombreux travailleurs, qui sont essentiels dans l’entretien des écoles ou des espaces verts par exemple, de vivre un peu mieux qu’avec des minima sociaux.

D’autre part, la mairie voudrait imposer des journées de travail plus longues, remettant en cause plusieurs jours de congés obtenus de longue date par les travailleurs municipaux. C’est par une « mutualisation » des services que la direction municipale prévoit de compenser les suppressions d’emplois, en réclamant plus de polyvalence aux employés dont la charge de travail risque de s’accroître considérablement… sans que la paye ne s’améliore, malgré la promesse de primes qui ne concerneront que quelques uns.

Face à la dégradation des conditions de travail et de l’emploi, annoncée par la nouvelle équipe municipale, les travailleurs n’auront pas d’autre choix que de continuer à se battre pour exiger leur dû.