Duralex - La Chapelle Saint Mesmin (Loiret)

Un chômage partiel qui asphyxie les travailleurs

Brève
04/09/2022

Les 250 travailleurs de Duralex ont appris par la presse que la direction projetait de les mettre en chômage partiel. Durant au moins quatre mois, ils ne toucheraient que 72 % de leur salaire net.

Le patron dit qu'il est asphyxié par la hausse du prix de l’énergie mais, grâce au stock réalisé par les travailleurs, ses affaires continuent. Il peut aussi compter sur les aides prévues par le gouvernement pour les entreprises qui font soi-disant preuve de « sobriété énergétique ».

Les travailleurs n’ont pas à faire les frais d’une situation dont ils ne sont pas responsables.

Indre-et-Loire

Transports publics : les discours et la réalité

Brève
29/08/2022

Gouvernement, régions, départements, se plaignent de ne pas trouver de chauffeurs pour assurer les transports scolaires.

En Touraine, ils ont trouvé une solution : le nombre de liaisons interurbaines est réduit et les chauffeurs qui assuraient ces lignes sont affectés aux cars scolaires. Résultat : les salariés qui empruntaient le car pour venir travailler doivent se débrouiller, quitte à prendre leur voiture !

Privilégier les transports publics et laisser la voiture au garage, disent-ils. Nous faire la morale ils savent faire. Mais mettre les moyens pour organiser de vrais transports publics, payer les chauffeurs correctement pour qu’ils puissent vivre de leur travail, ils n’y penseront pas tout seul.

Conseil régional Centre Val de Loire

Des élus de gauche contre les cheminots

Brève
03/07/2022

Jeudi 30 juin, à l'appel des syndicats, une centaine de cheminots se sont rassemblés devant le conseil régional, contre la nouvelle convention signée entre la SNCF et la Région Centre Val de Loire. Celle-ci entérine une baisse du budget de 39 millions d’euros, une mise en concurrence ​de lignes ferroviaires pour les livrer à des sociétés privées, avec pour conséquence une nouvelle dégradation des conditions de travail des cheminots, ainsi que du service rendu aux usagers.

Ce conseil régional à majorité PS-Verts-PC a adopté cette convention, votée par tous les groupes de la majorité régionale, ainsi que par les élus LFI. Bien des cheminots, qui ont voté NUPES aux législatives, peuvent se sentir trahis par le vote de ces élus. D'ailleurs certains d'entre eux se sont fait huer à leur sortie par les manifestants présents. Pour se défendre, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes et leur mobilisation, ils n’ont rien à attendre des élus NUPES, que cela soit au conseil régional ou au Parlement.

Tours

Après ceux de la métropole, les travailleurs de la ville de Tours se font respecter

Brève
29/06/2022

Les grévistes dans la cour de la mairie

À la mairie de Tours où travaillent 2200 agents, titulaires ou contractuels, les salariés se battaient pour le maintien de leurs jours d’ancienneté et pour une augmentation de salaire. Alors qu’en mars déjà, une pétition formulant ces revendications avait réuni 1400 signatures, la mairie faisait le mort.

À la mi-mai, les travailleurs de la métropole de Tours ayant arraché 120 euros nets mensuels, les travailleurs de la ville de Tours se sont sentis renforcés dans leur détermination.

Pendant un mois et demi, 200 à 300 travailleurs se sont retrouvés en assemblée générale, une à deux fois par semaine, en grève ou en heures d’information syndicales. Ces rassemblements se prolongeaient par des manifestations dynamiques dans le centre ville, ou bien carrément envahissaient l’hôtel de ville. Les tentatives des élus venus à leur rencontre pour expliquer que vraiment c’était impossible d’augmenter les salaires, étaient reçues comme il convient. La municipalité a des problèmes pour boucler son budget, peut-être, mais les salariés aussi.

La municipalité (EELV, LFI, PS et PC) a fini par lâcher 120 euros nets mensuels, incluant l’augmentation du point d’indice, une prime de 300 euros versée en juillet, et 100 euros nets par jour d’ancienneté supprimés, cela chaque année à venir. Et deux jours de pénibilité sont octroyés pour 1400 agents de la ville.

Ce mouvement laissera des traces dans les têtes. Face à une municipalité qui fait la sourde oreille aux problèmes des travailleurs, ceux-ci peuvent se faire entendre et respecter. C’est une expérience qui comptera pour l’avenir.

Ville de Tours

La mairie tente un grossier tour de passe-passe

Brève
16/06/2022

Depuis des mois, le maire lanterne les salariés sur les congés d’ancienneté dont une loi de 2019 prévoit la suppression. La pétition signée en mars par 1400 agents pour réclamer des augmentations de salaire est tombée dans l’oreille d’un sourd. À chaque rencontre, le maire déroule toutes les raisons qui font que ces gens-là trouvent normal que les salariés vivent avec une misère (Voir brève du 8 juin).

Mardi 14 juin, à l’appel des syndicats, 250 agents de 24 services différents se sont retrouvés dans la cour de l’hôtel de ville. Après avoir fait le point et réclamé un nouveau rendez-vous avec la municipalité, les grévistes sont partis en manifestation dans les rues du centre-ville. Très remontés, très déterminés face aux méthodes de leur employeur, ils se sont fait entendre avec force sifflets, chansons et slogans.

Au retour, l’adjointe n’avait rien de nouveau à annoncer. Les syndicats ont alors appelé à une nouvelle grève deux jours après, le jeudi 16.

Ce matin-là, juste avant le rassemblement des grévistes, la municipalité avait convoqué les syndicats. Elle annonçait 120 euros pour les catégories C, 100 pour les B, et 80 pour les A. Mais ces sommes incluaient les quelques primes touchées début 2022, et la revalorisation du point d’indice annoncée pour juillet. Après calcul, l’augmentation réelle pour les catégories C serait en fait d’environ 60 euros.

La mairie a ainsi tenté un beau tour de passe-passe. Mais ce dernier a fait flop et a fait monter d’un cran la colère. D’autant plus que la promesse d’une compensation de 100 euros par jours de congé supprimés étaient au passage passés à la trappe.

Les grévistes, au nombre d’un peu plus de 100, ont décidé d’envahir la mairie et s’y sont installés, décidés à être entendus. Ils ont fini par obtenir un nouveau rendez-vous avec le maire le mardi 21 juin. Les syndicats ont appelé à se rassembler en heure d’information syndicale le lendemain pour que les agents puissent se prononcer sur les nouvelles propositions.

Le maire, Europe Écologie Les Verts, a cru pouvoir jouer au plus fin et se débarrasser de la grogne des salariés par de belles paroles. Il a manqué son affaire.