Tours (37)

Leurs retards mis à part, les trains sont à l'heure !

Brève
11/02/2009

Guillaume Pépy, le président de la SNCF, était en visite à Tours le 10 février. Interrogé par la presse locale, il a déclaré " comprendre le malaise des usagers ", et " entendre les doléances des cheminots ". Cet homme-là n'a donc pas fait d'études pour rien : il comprend. Et par chance en plus, il n'est pas sourd : il entend.

Bien qu'il n'ait rencontré qu'une délégation d'usagers préalablement sélectionnés par ses services, le patron de la SNCF a tout de même eu l'écho du mécontentement qu'entraîne les multiples retards de trains dans la région comme ailleurs. Le problème, selon Pépy, c'est que les usagers jugent a travers " leur vécu ", et non en s'en tenant aux statistiques de la SNCF. Ces dernières sont jugées bonnes par le patron de la SNCF, puisque sur Paris-Tours, 93 % des TGV sont paraît-il à l'heure... " à 10 minutes près ". Quel aveu ! Les TGV à l'heure, ce sont donc ceux qui n'ont pas plus de 10 minutes de retard sur une heure de trajet ! Quant aux TER, cela ne regarde sans doute pas le patron de la SNCF. Et puis de toutes façons, les incidents graves qui se sont produits dans la région étaient dûs, selon Pépy, " à des malveillances, comme les vols de cuivre, des sabotages, mais aussi des ruptures de caténaires et des suicides sur la voie ".

Le manque d'entretien des matériels provoqué par une gestion purement commerciale, le manque de cheminots aux guichets, sur les voies, dans les trains ou dans les ateliers, tout cela, le patron de la SNCF ne veut ni le voir, ni l'entendre. Les présidents, décidément, ont besoin qu'on leur parle plus fort, et plus près des moustaches !

Vierzon (18)

Non aux licenciements à Paulstra

Brève
10/02/2009

La direction de l'entreprise Paulstra vient d'annoncer la suppression de 81 postes de travail dans l'usine de Vierzon, soit un quart de l'effectif, et 102 à Châteaudun en Eure-et-Loir.

Pendant des années, les travailleurs ont permis à Paulstra et aux groupes qui le contrôlaient, notamment Total, d'accumuler des milliards de bénéfices. En 2008, Total annonce un bénéfice record de 14 à 15 milliards.

Les travailleurs de Paulstra ne sont pas responsables de la crise. Il n'y a aucune raison que ce soient eux, qui ont fait la richesse de l'entreprise, qui paient la facture.

Les emplois doivent être maintenus et les salaires payés intégralement même lorsqu'il y a, comme en ce moment, du chômage partiel.

Que l'on prenne, pour cela, sur les profits des maisons mères, Hutchinson et Total et sur les dividendes de leurs actionnaires ! Avec des salaires déjà insuffisants, on ne peut pas se permettre de perdre 200 à 400 euros, comme c'est déjà le cas avec les jours chômés.

Limousin

Des moyens pour l'école !

Brève
27/01/2009

Comme tous les ans, le couperet est tombé : 86 postes d'enseignants en moins pour l'académie à la rentrée prochaine.

Ces suppressions se traduiront évidemment par des classes surchargées, notamment dans les écoles. Certains jeunes ne pourront plus faire les études de leur choix, comme dans l'enseignement professionnel où, au total sur l'académie, ce sont 180 places en moins qui seront proposées en seconde CAP ou Bac pro .

Pour que Sarkozy et son gouvernement puissent distribuer des milliards aux banquiers et aux patrons, il faut faire toujours plus d'économie, même au détriment de l'avenir de la jeunesse des classes populaires.

Orléans (45)

Les éboueurs obtiennent 30 €

Brève
20/01/2009

Les éboueurs en grève de l'Agglomération d'Orléans ont tenu le coup pendant 25 jours. La grève leur a permis d'obtenir une prime mensuelle de 30 euros.

Pendant 3 semaines, les élus de droite de l'Agglomération ont refusé toute négociation en espérant faire plier les grévistes. Cela a été peine perdue.

La détermination des grévistes n'a pas permis cependant d'obtenir les 100 euros qu'ils revendiquaient.

Mais ils ont donné une leçon de dignité face à tous ces notables réactionnaires.

Haute-Vienne

Les usagers du Val de Vienne défendent le service public postal

Brève
20/01/2009

Samedi 17 janvier, plus de 300 manifestants venus de toutes les communes du Val de Vienne, maires en tête, se sont rassemblés devant la Poste de Bosmie - l'Aiguille dont les heures hebdomadaires d'ouverture vont baisser de 29h30 à 18h.

C'est toute la population du Val de Vienne qui se sent concernée car dans bien d'autres communes les horaires ont diminué. C'est de cette façon, en diminuant sans cesse les heures d'ouverture des bureaux , que la direction de la Poste fait pression sur les maires et les usagers pour leur faire accepter la transformation du bureau en Agence Postale gérée par la mairie en échange d'une maigre indemnité, ou en relais-poste chez un commerçant.

En Haute-Vienne, en plus de tous les bureaux déjà fermés ou transformés 25 autres communes sont "ciblées" pour subir le même sort. En Creuse, il y aurait également 25 nouveaux bureaux "cibles" et 41 en Corrèze.

Dans d'autres cas, le bureau est carrément fermé et les usagers doivent se débrouiller pour aller poster leur courrier, acheter des timbres ou retirer de l'argent en allant à la ville la plus proche.

Tout cela , bien évidemment au nom de la "rentabilité" soit -disant dans la perspective de la mise en concurrence au niveau européen, mais surtout à la veille de " l'ouverture du capital" de la Poste, le gouvernement prépare le terrain aux futurs profits des actionnaires privés.

La population refuse de voir disparaître ce qui reste de service public et elle a raison !