Orléans (45)

Orléans : la grève des éboueurs tient bon

Brève
13/01/2009

Les éboueurs de l'Agglomération entament leur 19ème jour de grève pour obtenir 100 € nets d'augmentation mensuelle. Leurs salaires ne dépassent pas en effet les 1300 € nets pour 15 ans d'ancienneté.

Ils ont continué à bloquer les dépôts et manifesté devant le siège de l'Agglomération et le tribunal ; les élus ayant porté plainte pour entrave à la liberté du travail.

Les élus de droite osent expliquer que les éboueurs n'ont pas à se plaindre de leurs salaires, alors qu'eux se sont voté des augmentations.

Pour justifier ses 33 % d'augmentation, le président UMP de l'agglomération prétend qu'il a des semaines de travail bien plus longues et des vacances deux fois plus courtes que les éboueurs. Mais s'il estime que les éboueurs sont mieux lotis que lui, pourquoi ne postule-t-il pas à un poste derrière un camion-benne !

Le maire Modem de Fleury-les-Aubrais dont l'indemnité a été relevée de 82 % se demande sur quelle planète vivent les éboueurs pour oser revendiquer de meilleurs salaires, alors qu'il y a tant de personnes dans la difficulté. Mais n'aurait-il pas entendu parler des centaines de milliards donnés aux banques ? Sur quelle planète vit-il ? En tout cas, pas celle des éboueurs, ni des Rmistes et des SDF !

Tous ces discours anti-grève de la droite se retournent contre elle et renforcent le soutien que les grévistes rencontrent dans la population, ce qui les encourage à tenir bon.

Quand TF1 informe...

Mardi 13, le journal de 20 H de TF1 a consacré un reportage à la grève des éboueurs où toutes les personnes interrogées, dont le maire UMP d'Orléans, étaient contre la grève.

Aucun gréviste, par contre, n'a eu la moindre possibilité de parler salaires et conditions de travail. En somme, c'est : "Bosse et tais-toi" !

Mais n'en déplaise à tous ces pourfendeurs de grève, les éboueurs se feront à nouveau entendre ce mercredi 14 en manifestant au moment du passage de Sarkozy à Orléans.

Orléans (45)

la grève des éboueurs continue

Brève
05/01/2009

Les éboueurs de la communauté d'agglomération entament ce lundi leur onzième jour de grève pour une prime de 100 euros mensuels. Il faut dire que les salaires avec quinze ans d'ancienneté ne dépassent pas 1300 euros par mois.

Tous les jours, les grévistes font des piquets devant les dépôts pour que les camions ne sortent pas. Ils se rassemblent aussi dans la matinée devant le siège de l'Agglomération pour faire entendre leurs revendications aux élus et à la population.

Déjà très majoritairement en grève, les éboueurs viennent d'être rejoints dans la grève par leurs collègues de l'assainissement.

Pour toute réponse, l'élu UMP, président de l'Agglomération et donc patron des éboueurs, rétorque que les salaires sont plus bas dans les sociétés privées. Prendre exemple sur une société comme Veolia dont on sait qu'elle réalise des bénéfices considérables à la fois sur le dos des usagers et de ses salariés, quel aveu de la part de ce monsieur qui, lui, s'est fait voter une augmentation de 33 % de son indemnité !

Mais après tout, cela pourrait donner l'idée aux éboueurs de l'Agglomération de renforcer leur mouvement en appelant leurs collègues des sociétés privées à les rejoindre à leur tour dans la lutte.

Avec la hausse des prix que nous avons connue en 2008, les salaires permettent de moins en moins de vivre correctement. C'est pourquoi les grévistes sont décidés à tenir le coup, car ce qu'ils demandent est un minimum.

Tours (37)

Ils pompent l'argent public et massacrent l'emploi

Brève
20/11/2008

Equipementier pour l'aéronautique et l'automobile, connue pour fabriquer des moteurs de F1 pour Renault, des pièces de missiles nucléaires ou des éléments de l'Airbus A 380, Mecachrome est au bord de la cessation de paiement. Il manque paraît-il 50 millions d'euros à cette entreprise que la presse présentait il y a peu comme l'un des fleurons de l'industrie régionale pour qu'elle puisse boucler sa fin de mois. En dépit d'un carnet de commandes rempli pour trois ans, Mécachrome menace de mettre au chômage les 1600 salariés de ses quatre usines françaises.

Il est difficile de savoir dans ce système fou et opaque quelle part de ces difficultés revient à la raréfaction du crédit, et quelle part à la volonté des patrons de Mécachrome de capter des aides publiques en criant à la catastrophe.

Ce qui est sûr, c'est que tout ce que le secteur compte de notables politiques a volé au chevet de l'entreprise, réclamant que le fonds gouvernemental dont Sarkozy vient de dévoiler le montant lors de sa visite en Loir-et-Cher bénéficie à Mécachrome. Fromion, député-maire UMP d'Aubigny-sur-Nère, dans le Cher, où est implantée une usine, Novelli, secrétaire d'État au commerce et aux PME et député d'Indre-et-Loire où s'en situe une autre, et le 1er ministre Fillon lui-même, élu de la Sarthe où sont implantées deux entreprises Mécachrome : tout ce beau monde a paraît-il "pris les choses en main".

Cette entreprise qu'on nous présente comme une PME est en fait un groupe qui possède onze usines dans le monde : en France, en Suisse, à Tanger et au Canada. Et dans le domaine de l'appel aux fonds publics, elle a un incontestable savoir-faire ! De la commercialisation au travers d'un "transfert de technologie" d'un brevet mis au point par le CEA aux multiples aides et subventions obtenues des conseils régionaux du Centre et des Pays-de-Loire, des conseils généraux du Cher, d'Indre-et-Loire, et de la Sarthe, de l'État par l'intermédiaire de l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) et même, au nom de la création d'emplois, du Fonds de Solidarité de la Fédération des Travailleurs du Québec, Mecachrome a une longue expérience en la matière.

Quant aux profits accumulés au fil des années par des patrons qui n'ont jamais toléré la moindre contestation, personne n'en parle. C'est pourtant là qu'il faudrait aller chercher de quoi maintenir l'emploi des centaines de travailleurs aujourd'hui menacés.