Bledena - Brive (Corrèze)

80 suppressions d’emplois chez Blédina, pour augmenter encore les profits de Danone !

Brève
06/07/2009

Blédina, un des fleurons du groupe Danone et leader français de l'alimentation pour bébé, vient de présenter un plan de suppressions de 80 emplois sur les 600 que compte le site. Uniquement des départs « volontaires », assure son directeur général, étalés sur trois ans et demi. On sait ce qu'il en est, du prétendu volontariat, lorsque les patrons ont décidé de baisser les effectifs.

Ces suppressions d'emplois sont d'autant plus révoltantes que Blédina rapporte des bénéfices à Danone qui vient d'investir 22 millions d'euros sur l'usine pour accueillir une nouvelle ligne de fabrication. En effet, au printemps, Blédina fermait une usine de plats préparés en Belgique pour délocaliser la production à Brive sans créer le moindre emploi.

Aujourd'hui, Danone ne peut même pas prétendre à un ralentissement de l'activité de l'usine Blédina de Brive, au contraire, la production augmente. Les suppressions d'emplois sont justifiées par la recherche « d'une meilleure compétitivité et de nécessaires adaptations structurelles et organisationnelles ». En clair, les actionnaires en veulent encore plus !

Ballan-Miré (Indre-et-Loire)

L'abolition des privilèges ? A recommencer !

Brève
01/07/2009

Olivier Thibault La Carte La Ferté Senectère est un patron qui sait que, pour être soumises au suffrage universel, les institutions de la République n'en sont pas moins bonnes filles avec ceux qui possèdent le capital.

Reprenant en 2007 l'entreprise Schrub qui, à Ballan-Miré, est spécialisée dans la fabrication de produits pour le soudage en métaux non ferreux, il a monté une holding visant à accompagner la transmission progressive de la société entre ses mains.

Première intervention de fonds publics pour épauler le nouveau patron : 20 % du capital ont été avancés par « Centre Capital Développement », investisseur dont l'un des actionnaires n'est autre que la Région Centre (dirigée par la gauche, mais l'argent n'a pas d'odeur). Second coup de pouce des fonds publics, l'autorisation accordée à Schrub d'utiliser 15 000 heures de chômage partiel dans les trois prochains mois. Deux « immixtions » de toute évidence compatibles avec la liberté d'entreprendre.

Et puis voilà que dans le même temps, l'équipe municipale de gauche qui a conquis la mairie de Ballan-Miré en 2008 s'avise de proposer le rattachement de cette commune à la communauté d'agglomération de Tours-Plus, conformément à son programme électoral. Là, M. de la Ferté voit rouge, il crée un comité, mobilise le député de droite, s'insurge dans la presse : l'augmentation des taxes qu'entraînerait paraît-il le rattachement à Tours-Plus « l'obligerait probablement à licencier deux personnes avant l'été » !

En fin de compte cette semaine, ce ne sont pas deux, mais huit suppressions d'emplois qui ont été annoncées (sur un effectif de 82), en même temps que l'investissement de 110 000 euros pour l'achat de machines destinées à équiper un site de fournitures de Schrub en Bulgarie... Et il faudrait s'incliner devant les oukases de cette aristocratie du fric, avec ou sans particule ?

Loir-et-Cher

Licenciements : une épidémie à laquelle il ne faut pas se résigner

Brève
28/06/2009

Sous le titre « Les entreprises paient un lourd tribut à la crise », le quotidien La Nouvelle-République a dressé l'impressionnant bilan des licenciements dans le département : 140 sur 340 chez Ranger à Theillay ; 276 chez Thyssen-Krupp à Vendôme, qui ferme ses portes ; 60 aux Transports TFM de la Chaussée-Saint-Victor également liquidés ; 17 sur 65 chez MDVL (mécanique et décolletage) ; 29 chez Senior Automotive à Blois ; 32 sur 48 chez Seab-Mura à Ouzouer-le-Marché, 23 chez Lorcet (fibre de verre) à Vendôme, qui ferme, comme ferme Panodia à Dhuizon en licenciant 18 salariés ou encore Vendôme-Menuiseries qui en laisse 45 sur le carreau. Pour ne pas remonter à la fermeture de Matra à Romorantin, ces licenciements s'ajoutent à ceux qui ont eu lieu au tournant 2008-2009 lors de la fermeture de Porcelaine de Sologne et de Québécor, et des licenciements qui ont touché près de 200 travailleurs dans une dizaine d'entreprises début 2009.

A y regarder de plus près, qui donc paie un « lourd tribut » ? Les entreprises, leurs propriétaires, ou bien les seuls travailleurs ?

Poser la question, c'est y répondre, car d'abord beaucoup de ces entreprises sont des filiales de groupes qui comportent bien d'autres établissements, et continuent à faire des profits. Beaucoup, pour ne pas dire toutes ont eu accès à des fonds publics, que ce soit au titre de l'aide à la sous-traitance automobile, de la prise en charge du chômage partiel (380 000 heures depuis le début de l'année en Loir-et-Cher !). Ainsi Caillau - qui produit à Romorantin des colliers de serrage pour l'automobile - en est à son quatrième plan social depuis 2004, à chaque fois financé par des fonds publics. Cette année, ses comptes sont excédentaires et les patrons ont tout de même annoncé un nouveau plan de licenciement de 58 personnes.

Alors à l'encontre du président de la Chambre de Commerce et d'Industrie, qui ose dire que les entreprises font tout pour conserver leurs salariés, c'est bien à la seule préservation des profits que servent les sacrifices multiples imposés aux familles ouvrières. Des profits dont il faudra imposer qu'ils servent à garantir l'emploi et les salaires.

Limoges (Haute-Vienne)

TGV ou POLT, la majorité de la population pas entendue !

Brève
23/06/2009

Le débat sur le barreau TGV Poitiers-Limoges qui mettrait Limoges à 2H10 de Paris est relancé plus de deux ans après que Bernadette Chirac en ait fait la proposition, après le refus de l'État de financer le « POLT » (train pendulaire Paris, Orléans, Limoges, Toulouse).

Les élus régionaux de gauche, à l'époque hostile au barreau Poitiers-Limoges en sont maintenant partisans, tandis qu'un certain nombre d'associations et une partie des militants PC continuent de défendre le projet POLT, moins coûteux et qui a l'avantage à leurs yeux de traverser tous les départements du Limousin.

Les partisans du « barreau » rétorquent que ce projet permet d'assurer une liaison transversale rapide, ce qui est rare.

Mais dans tout cela, où est vraiment l'intérêt des usagers des couches populaires ?

Des trains permettant de joindre en peu de temps la capitale, des liaisons transversales pratiques et rapides, tout le monde y aurait intérêt. Sauf que d'expérience, on sait que la mise en place d'un TGV signifie augmentation des tarifs et moins de gares desservies.

La SNCF et l'État sont prêts à engloutir des sommes faramineuses dans des trains de prestige, par contre, investir dans la rénovation des lignes classiques ou circulent les TER empruntés par de plus en plus de travailleurs et qui desservent un maximum de communes, ce n'est pas leur choix : faute d'entretien, sur ces lignes, il y a des centaines de KM de ralentissements qui augmentent les temps de voyage et faute d'un nombre suffisant de rames, il y a peu de choix dans les horaires.

Limousin

Le rachat de Sonas et Rencast : le Déjeuner des Rapaces

Brève
20/06/2009

C'est pour une bouchée de pain, 750.000€, que le groupe Franco-allemand Halberg vient de racheter toutes les usines de l'équipementier Sonas qui était en liquidation judiciaire depuis novembre dernier. Sur le site de Saint Nicolas en Seine Maritime, 104 sont licenciés sur 113, 46 à la Souterraine, 47 à Bessines, avec les autres sites, cela fait en tout 248 travailleurs « remerciés ». Et cela alors même que Halberg est assuré d'un certain nombre de commandes de la part des constructeurs automobile.

Le directeur général du groupe, Patrice Durand, a le culot de se poser en « sauveur », alors qu'en réalité, il réalise une excellente affaire. Et il est prêt à continuer sur sa lancée puisque le groupe est candidat au rachat des usines Rencast, autre équipementier automobile en liquidation judiciaire avec 40 licenciements à la clef pour les 151 travailleurs de l'usine de Brive.

La « crise » c'est, pour les capitalistes, l'occasion de réaliser d'excellentes affaires en rachetant usines et travailleurs en solde et c'est aussi le prétexte pour en jeter la moitié sur le pavé pour tuer au travail ceux qui restent !