Mairie de Tours

Maintien des congés et 120 euros d’augmentation des salaires

Brève
08/06/2022

Rassemblement dans la salle des fêtes de l'hôtel de ville

Depuis des mois, les congés d’ancienneté (jusqu’à cinq jours par an) sont sur la sellette à cause d’une loi qui veut aligner, à la hausse évidemment, le nombre d’heures travaillées dans la fonction publique. Entre temps la question des salaires s’est faite plus aiguë, d’autant plus que les agents de Tours-Métropole ont obtenu 120 euros nets mensuels, et ceux du département 100 euros.
Mercredi 8 juin, plus de deux cents agents se sont réunis dans le cadre des heures d’information syndicale. Aux dernières nouvelles, la mairie proposait de transformer ces congés d’ancienneté en congés pour pénibilité. Mais seulement deux jours sur les cinq, et pas pour tous les agents. Pour les trois autres jours, ils seraient monneyés. Quant aux salaires, ce serait une prime de 300 euros versée une seule fois en juillet.
Les différentes interventions ont d’abord souligné les reculs de la mairie. Au début, c’était rien. Aujourd’hui, les quelques avancées sont à mettre au compte des mobilisations qui se sont  échelonnées ces derniers mois. Mais le constat, c’est qu’on est loin du compte.
Les participants à la réunion ont décidé d’aller au 5ème, là où se trouvent les bureaux du maire, et de lui demander de venir s’expliquer. Il est venu avec son équipe et pendant une heure, ça a été un dialogue de sourds.
Cette municipalité est « union de la gauche ». Pour souligner sa différence avec la direction de la métropole qui est de droite, le maire commence toujours par rappeler son attachement aux services publics. Que cela se fasse au détriment des salariés n’est pas pour le déranger.
Bien sûr, il se retranche derrière un budget limité. Et il s’est même plaint de l’augmentation du prix de l’énergie !
Ce discours n’a pas impressionné les salariés. De nombreuses interventions ont exprimé le ras-le-bol d’être lanternés et la détermination à se faire entendre. Un salarié est intervenu pour dire que de l’argent, il y en a pour payer les cabinets d’audit. Un autre a dit que si la métropole a trouvé de quoi augmenter ses salariés, il n’y a pas de raison que la mairie de Tours n’y parvienne pas. L’augmentation de l’énergie, eh bien justement, les salariés la subissent de plein fouet. Quant aux congés d’ancienneté, c’était un acquis, il n’y a pas de raison qu’ils soient supprimés.
La mairie pour l’instant fait mine d’être ferme. Mais les salariés n’ont pas dit leur dernier mot.
Les syndicats ont appelé l’assemblée du personnel à faire grève le mardi 14 juin.

Tours

La NUPES en action

Brève
25/05/2022

La mairie de Tours

À Tours, la municipalité élue en 2020 est le résultat d'un accord entre EELV, LFI, le PS et le PC. La Nupes avant l'heure en quelque sorte. À Tours-Métropole, le président est LR.

Pendant la grève des agents de la métropole, le maire de Tours, chaque fois qu'il en a eu l'occasion, a souligné devant les grévistes sa différence avec l'exécutif métropolitain. Sans aller, quand même, jusqu'à s'engager sur des augmentations de salaires pour les salariés de la ville de Tours !

Après 13 jours de mobilisation, les agents de la métropole arrachaient une augmentation de 120 euros nets mensuels. 

Lors du conseil métropolitain qui a suivi, les représentants de la ville de Tours n'ont rien trouvé de mieux que de s'inquiéter des "conséquences onéreuses" de l'augmentation de salaire...

Ça a le mérite d'être clair. Ils sont solidaires d'un camp. Pas le nôtre, celui de nos adversaires.

Agents territoriaux de Tours-Métropole

Les grévistes arrachent une augmentation de salaire

Brève
18/05/2022

les grévistes devant le siège de la métropole

Depuis le jeudi 5 mai, une grande partie des agents de la métropole, en particulier les éboueurs et la propreté urbaine, ont fait grève pour le maintien des 5 jours d’ancienneté, une augmentation de salaire de 300 euros et une prime annuelle de 1500 euros, correspondant à un treizième mois.
La direction de la métropole a d’abord joué la fermeté, exigeant la reprise du travail avant toute négociation. Finalement, en fin de semaine, le président de la métropole proposait 150 euros, puis 120. Et lundi 16, plus rien du tout. Cette attitude méprisante a poussé les agents à remobiliser pour le lendemain. La venue annoncée de FR3 était une occasion d’interpeller la direction.
Mardi 17, le dépôt de Tours-Nord était en grève à 100 %. Ils ont décidé d’aller faire le tour des autres dépôts. À celui de Tours-Sud, les grévistes ont convaincu des gars déjà en tenue de travail de se remettre en grève. Ceux-ci sont allés se changer sous les applaudissements de leurs camarades. Ils se sont ensuite tous retrouvés au dépôt de Tours-Centre, rejoints par des agents des parcs et jardins et des déchetteries. Un comité de grève composé de 21 agents de différents services a été élu par l’assemblée générale. Il a été désigné et acclamé par l'AG, comme le seul représentant des grévistes - avec le soutien de la CGT et de FO, syndicats partie prenante de la grève - lors des prochaines négociations avec la direction.
À 15 heures, la direction rencontrait le comité de grève. Au bout de 30 minutes, trois membres du comité de grève ressortait pour rendre compte des propositions : 120 euros nets mensuels, la prime annuelle serait discutée en 2023. Cela ne convenait pas aux grévistes, ils ajoutaient le paiement d’une partie des jours de grève à leurs revendications.
Quand le comité de grève est ressorti, il n’y avait rien de nouveau, sinon que le retrait des jours de grève serait étalé à raison de un jour par mois. Dans l’AG, la discussion s’est engagée parfois houleuse. Certains trouvaient que ce n’était pas assez. D’autres bien plus nombreux intervenaient pour dire que bien sûr ce n’était pas assez, mais avoir arraché 120 euros par la grève, ce n’était pas rien. D'autant que les 120 euros sont étendus aux salariés à statut privé et aux apprentis. Les deux propositions ont été mises au vote et, sans surprise, c’est la décision de prendre les 120 euros nets qui l’a emportée.
Les grévistes étaient contents d’avoir fait céder la direction sur une partie de leurs revendications. Face au mépris et à la duplicité de leurs adversaires, c’est leur ténacité et l’organisation démocratique de la grève qui leur a permis de l’emporter.

Elections législatives dans le Cher

Les candidats de Lutte ouvrière dans la presse

Brève
17/05/2022

Indre-et-Loire

SKF : des débrayages efficaces

Brève
15/05/2022

         A l’usine de Saint Cyr-sur-Loire, la CGT poussée par le ras le bol et l’inquiétude des travailleurs des ateliers Automotive et DGBB, leur a proposé des assemblées dans chacune des équipes.

         Le mardi 3 mai, environ deux cents personnes se sont ainsi rassemblées et ont exprimé leur volonté que des intérimaires soient embauchés pour les soulager du travail de plus en plus intensif et des tâches de plus en plus nombreuses. C’était aussi une réaction à l’annonce de la direction envisageant de baisser de 6 à 4 le nombre des ouvriers sur les lignes du secteur dit DGBB.

         Lors de ces AG, des travailleurs des services méthodes, maintenance et assistance technique ont participé, ce qui n’est pas très fréquent. On y a vu aussi plusieurs intérimaires.

         Le lendemain, lors de nouvelles réunions, la CGT faisait savoir que la direction ne comptait rien faire. Devant le mécontentement, les délégués choisirent alors d’appeler à débrayer 1 heure le jeudi dans chaque équipe.

         C’est ainsi qu’une centaine de travailleurs des équipes du matin et normale se sont retrouvés dehors ensemble. Plusieurs dizaines d’autres en ont fait autant sur l’équipe d’après-midi. Chacun a pu raconter aux autres ses problèmes, liés à la surcharge de travail, à la pression des chefs ou aux inquiétudes quant au maintien des postes de travail. Nombreux parmi ceux qui participaient à ce débrayage exprimaient la nécessité que les intérimaires soient embauchés, car leur turn over permanent suscite beaucoup de ras le bol et les espoirs sont réels parmi ces collègues en situation de précarité.

         Finalement dans l’après-midi même, la direction cédait sur 20 embauches d’intérimaires d’ici au mois de septembre. De plus, elle s’est sentie contrainte d’annoncer le gel des suppressions de postes prévues sur les lignes des DGBB et de faire un effort  en direction des services méthodes ou d’assistance technique.

         Il restera bien sûr à vérifier que les promesses deviennent réalité, en attendant, le sentiment d’avoir fait reculer le patron et d’avoir obtenu la promesse d’embauches espérées depuis longtemps a réjoui tout le monde.