Occupation du théâtre d'Orléans (Loiret)

Les travailleurs de la culture veulent pouvoir vivre dignement

Brève
18/03/2021

Comme dans plusieurs villes françaises, depuis vendredi 12 mars des artistes, techniciens, salariés et précaires de la culture occupent le théâtre d’Orléans jour et nuit pour dénoncer le mépris du gouvernement.

Comme tous les travailleurs, ils veulent pouvoir vivre de leur travail, ce dont les prive la crise actuelle. Dans le communiqué qu’ils ont voté en Assemblée Générale le premier soir, ils demandent le retrait de l’attaque contre l'assurance chômage et revendiquent une année de prolongation de leurs droits, pour tous les intermittents comme pour les autres catégories de travailleurs.

Depuis le premier jour, ils se réunissent chaque soir à plusieurs dizaines, et ouvrent le théâtre sur l’extérieur pour populariser leur combat. Le premier week-end, près de 200 personnes se sont ainsi réunies avec eux devant le théâtre. Chaque jour, ils reçoivent de nombreuses marques de soutien de la population et de militants, comme des croissants apportés dimanche matin par une délégation de cheminots qui ont été chaudement accueillis.

Tout cela les encourage et ils ont bien raison d’être déterminés à faire reculer le gouvernement.

Châteaudun (Eure-et-Loir)

Non à la fermeture de l’école Jean Macé !

Brève
01/02/2021

La nouvelle municipalité « divers gauche » de Châteaudun a décidé d’abandonner le projet de reconstruction des deux écoles du groupe scolaire Jean Macé, dont les bâtiments sont devenus vétustes. Elle prétend que cette reconstruction représenterait un « dérapage financier » pour les comptes de la mairie et rejette la responsabilité sur la municipalité précédente. Elle envisage donc de répartir les 225 élèves du groupe scolaire actuel sur les autres écoles de la ville.

250 parents d’élèves et enseignants ont manifesté le samedi 16 janvier pour se rendre devant l’hôtel de ville et interpeler le maire. Une maman d’élève disait : « Vous nous dites que construire une école est trop cher, ce qui nous est cher, à nous, parents, ce sont nos enfants et à travers eux, l’avenir ». Un autre parent d’élève s’adressait au maire : « Beaucoup d’entre nous ont voté pour vous. Vous nous aviez dit que vous défendiez l’école, vous nous souteniez quand on demandait que des rénovations soient faites. Nous avons compris trop tard que cela n’était que de belles paroles en l’air. » Les manifestants se sont quittés en se disant qu’ils ne lâcheraient rien, qu’ils iraient jusqu’au bout et qu’ils reviendraient.

Une nouvelle manifestation de parents et d’enseignants s’est déroulée le mardi 26 janvier, lors de la journée nationale de mobilisation dans l’éducation nationale. Après la manifestation à Châteaudun, les directrices des deux écoles du groupe scolaire se sont rendues à la manifestation chartraine pour sensibiliser sur leur situation. Elles ont expliqué comment la mairie tente de justifier la fermeture en prétendant que, si on répartissait les élèves de Jean Macé dans les autres écoles de la ville, cela ferait tout de même 2 m² par élève et que c’était suffisant !

Les parents d’élèves et les enseignants ont bien raison de se mobiliser contre cette fermeture d’école. Dans cette période de crise où de nombreuses familles sont touchées par le chômage, la précarité, les bas salaires, il est révoltant de voir que l’on s’attaque aussi à leurs enfants, en dégradant les conditions dans lesquelles ils peuvent étudier.

Michelin (Clermont-Ferrand)

Une réaction salutaire

Brève
08/01/2021

Rassemblement devant la Combaude

Dès jeudi matin, une quarantaine de travailleurs de la Combaude, à Clermont-Ferrand, se sont réuni pour aller demander des comptes à la direction de l’usine sur le plan de suppression de postes annoncé la veille.

Ils ont dit leur colère et leur inquiétude pour l'avenir des jeunes qui ne trouveront encore plus difficilement du travail avec ces suppressions d'emplois.

Ainsi, au service MMS une dizaine d’entre eux doit partir en retraite dans les 3 prochaines années sur un effectif d’environ 80. S’ils ne sont pas remplacé, ce sera encore plus de travail pour ceux qui restent.

Ils ont raison de ne pas accepter l'inacceptable.

Michelin : non aux suppressions d’emplois !

Brève
08/01/2021

Le groupe Michelin a décidé de supprimer 2 300 emplois en France d'ici 2024, pour moitié dans les bureaux, pour moitié en production. Cette coupe de 10 % dans les effectifs, le PDG l'appelle un « plan de simplification et de compétitivité ».

Pour s'éviter les procédures et les dépenses liées à un plan dit social, Michelin compte en passer surtout par des départs en pré-retraites, et par des ruptures conventionnelles collectives - méthode introduite par Macron fin 2017 pour faciliter la tâche aux grands patrons quand ils détruisent des emplois.

Vu la pénibilité des conditions de travail chez Michelin, il n'est pas impossible que la direction trouve, dans ses différents sites, des « volontaires » au départ lui, évitant ainsi des licenciements secs. Mais vu la crise, et la difficulté actuelle de retrouver un nouvel emploi, ce n'est pas certain.

Ces suppressions d'emplois, qui plus est de la part d'un groupe florissant, sont révoltantes. Ces dix dernières années, le dividende distribué par action a été multiplié par trois, la famille Michelin reste dans le top 100 des plus grandes fortunes françaises. Il faut donc imposer de prendre sur les profits passés et présents et sur les fortunes accumulées par les gros actionnaires, en particulier celle de cette famille Michelin, pour maintenir tous les emplois, avec maintien du salaire de tous !

 

Château-Renault (Indre-et-Loire)

Radiall : des licenciements inacceptables

Brève
24/12/2020

Quarante six licenciements viennent d’être annoncés chez Radiall à Château-Renault dans le cadre d’un « plan de sauvegarde de l’emploi ». L’entreprise fabrique des composants électriques et électroniques pour les radars, satellites et pour l’aéronautique, entre autres.

Dans l’entreprise de l’ex-patron du MEDEF (de 2013 à 2018) qui prétendait à la création de plus d’un million d’emploi en cassant le code du travail, il y a déjà eu une centaine de licenciements cette l’année sous la forme de fin de mission pour des intérimaires et CDD, plus 24 autres départs, arrangés en rupture conventionnelle collective, entre juillet et novembre.

Une fois de plus la crise sanitaire sert à justifier les suppressions d’emplois. Dans cette ville déjà sinistrée, ce sont donc plus de 170 emplois qui disparaissent chez Radiall alors que son patron Pierre Gattaz possède une fortune de plusieurs centaines de millions d’euros… gagnés grâce au travail des licenciés d’aujourd’hui, entre autres.

Ces millions permettraient largement de maintenir les emplois que Gattaz veut sacrifier.

Gattaz et les aides de l’état

Depuis la crise du Covid-19, c’est à dire depuis plus de six mois, l’entreprise de Pierre Gattaz à Château-Renault a été bénéficiaire des aides de l’État sous la forme de chômage partiel devenu indemnités pour activité partielle longue durée, des indemnités perçues par le patron qui touche ainsi jusqu’à 80 % de ce qu’il verse aux salariés comme salaire partiel.

Ainsi chez Radiall, pour une entreprise qui employait 350 personnes, ce sont des centaines de milliers d’euros que l’État a d’ores et déjà versé ou promis.

Cela aidera sûrement Gattaz à acheter un nouveau vignoble ou un autre château tel que celui qu’il a acquis dans le Lubéron en 2017 pour une modique somme de 11 millions d’euros.