Lycée Gaudier-Brzeska - Saint-Jean de Braye (Loiret)

Grève contre les moyens insuffisants

Brève
25/02/2022

Mardi 22 février, une trentaine d'enseignants du lycée professionnel Gaudier-Brzeska, en grève, se sont rassemblés devant le rectorat à Orléans.

Ils dénoncent la prétendue "mixité des publics", qui consiste à réunir dans une même classe des scolaires et des apprentis, alors que leur temps de présence au lycée est différent. Un casse-tête insoluble pour les enseignants, censés leur enseigner le même programme et les préparer au même examen.

Plus généralement, les enseignants dénoncent la diminution des moyens, entrainant la suppression de dédoublements de classes nombreuses, des postes menacés et une charge de travail accrue.

Si le rectorat campe sur ses positions, les grévistes ont le sentiment d’avoir réagi face au mépris et ont renforcé les liens de solidarité : de ce point de vue la grève a été un succès.

Hutchinson - Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire)

Mobilisés pour les salaires

Brève
12/02/2022

C’est au nombre de plusieurs dizaines que les travailleurs se sont retrouvés à l’entrée de l’usine, jeudi 10 février, en même temps que leurs camarades des 17 autres usines du groupe. Beaucoup ont fait grève toute la journée et d’autres ont débrayé quelques heures pour rejoindre leurs collègues rassemblés et discuter avec eux. Au total, près de 150 travailleurs ont participé à la mobilisation, soit plus du tiers de l’effectif. Dans certains secteurs, comme à la Logistique, ils avaient décidé de se mobiliser tous ensemble. Les camions repartaient de l’usine trois fois moins chargés que d’habitude.

Déjà l’affluence aux réunions syndicales la semaine dernière avait montré que le mécontentement sur les salaires était là. En effet, dans les négociations salariales annuelles, la direction d’Hutchinson n’annonçait que 2% d’augmentation générale.

Jeudi, dans les discussions entre grévistes, tout le monde faisait les mêmes comptes : c’est en-dessous des chiffres officiels de la hausse des prix, alors que chacun se rend compte que ces statistiques sont bien en-dessous de la réalité. On guette chaque mois le jour où notre compte arrive à découvert et comme ça vient de plus en plus tôt, il faut toujours trouver de nouvelles dépenses à sacrifier.

Le fait que les travailleurs d’Hutchinson, filiale de Total, se voient refuser la prime de 550 € accordée aux salariés de la maison-mère ne fait qu’augmenter l’écœurement. Total n’oublie pas d’empocher chaque année pour ses actionnaires les dividendes produits par le travail des ouvriers d’Hutchinson (140 millions en 2021) mais quand il s’agit de donner une simple prime, on leur sert le prétexte qu’ils n’appartiennent pas au secteur de l’énergie.

L’annonce le matin même des profits record de Total, avec ses 14 milliards, a beaucoup fait discuter : ils se gavent de profits et ils ont les moyens de payer non seulement la prime, mais aussi des salaires qui permettent à tous de s’en sortir.

Lors de la réunion qui étaient prévue ce jour-là, les patrons ont fixé l’augmentation générale à 2.5%. C’est encore très loin de ce qu’il faut. Mais c’est une chose dont les grévistes sont convaincus : ce n’est qu’en luttant qu’on pourra obtenir plus.

ALVANCE WHEEL (Diors - Indre )

Colère contre les licenciements

Brève
11/02/2022

Rassemblement le 9 février 2022

Mercredi 9 février à l’appel de la CGT un rassemblement a été organisé pour protester contre la suppression de 100 postes dont les licenciements secs de 48 travailleurs.

Ils étaient notamment révoltés par la lettre reçue qui leur interdisait de revenir à l’usine dès le lundi. Ils ont eu l’ordre de récupérer leurs affaires en dehors des horaires de leur équipe. Aucun membre de la direction n’a eu le courage de le leur annoncer de vive voix.

Les millions de subventions de l’État vont être empochés par Di Sério, le nouveau propriétaire. Pour les travailleurs c’est 1 000 euros de supralégal et un reclassement en CDD pour certains dans le nord de la France ou en Suisse… et ils savent déjà que seuls 20 % de leurs collègues licenciés de Poitou fonte ont retrouvé du travail.

Les 160 travailleurs qui restent au travail subissent déjà la hausse des cadences et la baisse des salaires car les périodes de chômages partiels se sont accumulées.

Tous les travailleurs sont attaqués . La lutte doit continuer.

Orléans (Loiret)

Les travailleurs sociaux en ont plein le dos

Brève
12/01/2022

Lors de la journée d’action des travailleurs sociaux du 11 janvier, ils étaient 120 à manifester dans les rues d’Orléans. Ils exigent des augmentations de salaire, en commençant par les 183 euros du Ségur de la santé.

Des assistances sociales racontaient leurs conditions de travail. Elles doivent suivre de plus en plus de familles qui se retrouvent à devoir tout faire sur internet, demandes d’allocations, renseignements avec la CAF, alors que la plupart n’ont pas accès à internet et ne peuvent plus avoir de RV sous prétexte de covid. Elles sont en colère contre le mépris du gouvernement envers les travailleurs sociaux mais surtout envers les plus pauvres. Elles dénoncent aussi les salaires qui n’augmentent pas depuis plusieurs années.

Des éducateurs, des hospitaliers de l’hôpital psychiatrique Daumezon mobilisés depuis des mois, mais aussi les employés de la métropole, étaient en grève pour dénoncer les bas salaires, la précarité et les conditions de travail qui se dégradent. Rendez-vous a été pris le 27 janvier pour être encore plus nombreux.

Orléans (Loiret)

Les animateurs en grève et dans la rue

Brève
16/12/2021

Mardi 14 décembre, une centaine d’animateurs, Atsem et agents d’entretien du Loiret se sont rassemblés devant la préfecture d’Orléans, suite à un appel syndical à faire grève pour exprimer leur colère contre le mépris affiché du gouvernement et de leurs directions.

La plupart des animateurs interviennent dans les écoles pour les pauses du midi, le repas, et l’encadrement le soir après l’école ainsi que le mercredi pour les activités périscolaires. Ils sont en permanence au contact avec les enfants et les parents.

Pendant le 1er confinement en mars 2020, ils se sont retrouvés à encadrer les enfants des soignants, des pompiers et policiers et de ceux qui travaillaient, mais cela personne n’en a parlé et ils n’ont eu aucune compensation de salaire, aucune reconnaissance et se sentent méprisés.

Les animateurs en ont aussi assez de la précarité, des bas salaires, des journées de travail fractionnées tout au long de la journée. Ils dénoncent la surcharge de travail, du fait des absences non remplacées avec la baisse des effectifs. Ainsi à l’Aselqo (Animation Sociale Educative et de Loisirs des Quartiers d'Orléans) qui gère 12 centres sociaux, ils étaient plus de 200 en 2000 et ne sont plus que 98 aujourd’hui, condamnés à faire de la garderie. Comme l’a dit l’une d’elles, « les enfants ce n’est pas une marchandise, ils ont une vie et leurs problèmes ».

Les grévistes étaient contents de se retrouver et ont échangé les téléphones pour organiser la suite de la mobilisation sur le département.