Orléans (Loiret)

Les travailleurs sociaux en ont plein le dos

Brève
12/01/2022

Lors de la journée d’action des travailleurs sociaux du 11 janvier, ils étaient 120 à manifester dans les rues d’Orléans. Ils exigent des augmentations de salaire, en commençant par les 183 euros du Ségur de la santé.

Des assistances sociales racontaient leurs conditions de travail. Elles doivent suivre de plus en plus de familles qui se retrouvent à devoir tout faire sur internet, demandes d’allocations, renseignements avec la CAF, alors que la plupart n’ont pas accès à internet et ne peuvent plus avoir de RV sous prétexte de covid. Elles sont en colère contre le mépris du gouvernement envers les travailleurs sociaux mais surtout envers les plus pauvres. Elles dénoncent aussi les salaires qui n’augmentent pas depuis plusieurs années.

Des éducateurs, des hospitaliers de l’hôpital psychiatrique Daumezon mobilisés depuis des mois, mais aussi les employés de la métropole, étaient en grève pour dénoncer les bas salaires, la précarité et les conditions de travail qui se dégradent. Rendez-vous a été pris le 27 janvier pour être encore plus nombreux.

Orléans (Loiret)

Les animateurs en grève et dans la rue

Brève
16/12/2021

Mardi 14 décembre, une centaine d’animateurs, Atsem et agents d’entretien du Loiret se sont rassemblés devant la préfecture d’Orléans, suite à un appel syndical à faire grève pour exprimer leur colère contre le mépris affiché du gouvernement et de leurs directions.

La plupart des animateurs interviennent dans les écoles pour les pauses du midi, le repas, et l’encadrement le soir après l’école ainsi que le mercredi pour les activités périscolaires. Ils sont en permanence au contact avec les enfants et les parents.

Pendant le 1er confinement en mars 2020, ils se sont retrouvés à encadrer les enfants des soignants, des pompiers et policiers et de ceux qui travaillaient, mais cela personne n’en a parlé et ils n’ont eu aucune compensation de salaire, aucune reconnaissance et se sentent méprisés.

Les animateurs en ont aussi assez de la précarité, des bas salaires, des journées de travail fractionnées tout au long de la journée. Ils dénoncent la surcharge de travail, du fait des absences non remplacées avec la baisse des effectifs. Ainsi à l’Aselqo (Animation Sociale Educative et de Loisirs des Quartiers d'Orléans) qui gère 12 centres sociaux, ils étaient plus de 200 en 2000 et ne sont plus que 98 aujourd’hui, condamnés à faire de la garderie. Comme l’a dit l’une d’elles, « les enfants ce n’est pas une marchandise, ils ont une vie et leurs problèmes ».

Les grévistes étaient contents de se retrouver et ont échangé les téléphones pour organiser la suite de la mobilisation sur le département.

Lycée Voltaire - Orléans (Loiret)

Grève des enseignants en colère

Brève
13/12/2021

Le 8 décembre, les professeurs du lycée Voltaire à Orléans se sont mis en grève pour exprimer leur colère face à des conditions d’enseignement dégradées, aggravées par la crise sanitaire. Tous les surveillants et CPE étant malades ou cas contact, le lycée a fonctionné sans vie scolaire le 7 décembre et a réouvert avec un seul CPE le lendemain. Résultats, des incivilités, le déclenchement d’alarmes incendie et des dégradations contre les boitiers électriques se sont multipliés. Le refus de la direction de sanctionner un élève auteur de dégradations a fait monter la colère. Privés d’électricité, d’internet, sans système de sécurité incendie en état, plus d’une cinquantaine de professeurs décidaient d’exercer leur droit de retrait pour exiger le retour à une situation normale de sécurité.

Le lendemain, alors que la Région dépêchait enfin deux techniciens pour réviser les extincteurs, les enseignants votaient la grève qui s’est poursuivie jusqu’au vendredi. Ils réclament des moyens pour faire face aux difficultés récurrentes rencontrées dans le lycée : un 5ème poste de CPE et trois surveillants supplémentaires ainsi que le remplacement des agents techniques en sous-effectif chronique. Ils réclament également un foyer pour les élèves qui n’ont nulle part où aller par mauvais temps, des moyens de sécurisation des installations électriques et incendies, le paiement des jours de grève.

Le rectorat les a reçus et le président de Région s’est déplacé, mais dans l'attente de solutions concrètes les enseignants restent vigilants.

Orléans (Loiret)

Dans la rue pour les salaires et les embauches

Brève
08/12/2021

Mardi 8 décembre, près de 600 travailleuses et travailleurs, en majorité de l’aide sociale et du secteur médico-social, ont manifesté à Orléans à l’appel de syndicats.

De nombreuses pancartes exigeaient les 183 euros d’augmentation promis lors du « Ségur », que seule une minorité, infirmières et aides-soignantes, ont obtenu, tandis que les autres travailleuses les plus mal payées voient leur salaire bloqué. Aussi, d’autres pancartes revendiquaient 300 euros d’augmentation, ou encore : « Embauches, urgence ! ». Des étudiantes du secteur médico-social étaient venues exprimer leur colère contre des conditions de formation toujours plus difficiles.

À la différence des manifestations habituelles, le cortège était très féminin, jeune et dynamique. De quoi donner envie de recommencer à toutes celles et ceux pour qui c’était visiblement la première grève et la première manifestation.

Friche industrielle à Bléré (Indre-et-Loire) : Le principe du pollueur payé !

Brève
07/12/2021

Emmanuelle Wargon, ministre déléguée au logement auprès de la ministre de la Transition écologique était en visite en Indre-et-Loire le 3 décembre. A son menu, la visite d'une friche industrielle à Bléré, dans le cadre de la lutte contre "l'artificialisation des sols". Ecologie oblige, il ne s'agit pas de rebétonner des zones revenues à l'état de friches après la fermeture d'usines.

La friche visitée, située dans la petite ville en bordure du Cher deviendrait donc un espace de vie et d'animation selon les projets de la municipalité. Fort bien. Mais qui va payer les frais de dépollution du terrain où a été implantée de 1960 à 2009 une fonderie sous-traitante de l'automobile ? Les héritiers du fondateur Waeles ? Les actionnaires de l'Union des Banques Suisses qui la reprirent ensuite via leur filiale Valfond ? Ou bien ceux d'Autocast qui se chargèrent de licencier la dernière centaine d'ouvriers restant en 2009 ? En aucun cas ! Même quand les patrons disparaissent, les collectivités sont toujours là pour réparer les dégâts qu'ils ont causés. Après que la commune eut racheté le terrain en 2012, l'Etat mettra la main à la poche pour aider à financer les quelques 7,5 millions d'euros que coûteront les travaux de dépollution et de déconstruction.

On ne va quand même pas empêcher les actionnaires de spéculer en mettant le nez et la main sur leurs fortunes accumulées...