Diors (Indre)

Alvance Wheels en grève

Brève
25/10/2021

Les salariés d'Alvance Wheels sont en grève depuis le 18 octobre à Diors près de Châteauroux. Ils sont menacés de licenciement car l’entreprise placée en redressement judiciaire risque la fermeture faute de repreneur. Ils alternent entre période de travail et activité partielle, et les salaires en baisse provoquent des fins de mois difficiles.

La grève, d’abord prévue pour deux jours, a continué malgré les pressions de la direction. Ils se sont installés, relayés et rassemblés devant l’usine pour discuter de l’avenir du mouvement.

Les camarades du Poitou Alu et GMS sont venus les soutenir vendredi. Une dame a amené à manger en disant qu’elle était d’autant plus solidaire qu’elle venait d’être licenciée récemment.

Pannier Runacher, secrétaire d’état à l’économie prétendant protéger le dernier producteur de roues français a utilisé un vocabulaire guerrier. Elle a promis « d’activer une mission choc industriel dans le cadre du programme Territoire d'industrie », de « déployer une équipe commando à Châteauroux » .Son plan de bataille, c’est uniquement la promesse d’arroser le sous-traitant qui voudra bien reprendre l'entreprise, si Renault et Peugeot veulent bien assurer les commandes...

Les travailleurs n’ont plus d’illusions et en ont ras le bol d’être trimballés d’échéance en échéance.

Depuis douze ans, les salariés d'Alvance Wheels ont déjà connu trois plans sociaux. Cette fois-ci les annonces, les revirements, les incertitudes sont devenus insupportables et loin de calmer les travailleurs ont renforcé leur détermination.

Mairie de Tours – Les travailleuses des écoles protestent contre le sous-effectif

Brève
21/10/2021

Mardi 19 octobre, les salariées de la mairie travaillant dans les écoles de la ville de Tours étaient en grève. Les problèmes d’effectifs et de charge de travail existent depuis des années. Mais la situation s’est aggravée depuis la rentrée. Beaucoup de salariées, épuisées, ont dû s’arrêter, et ne sont pas remplacées, le travail retombant sur celles qui restent. Dans toutes les écoles, il manque une, deux, trois personnes. C’est seulement quelques jours avant la grève que la municipalité reconnaissait qu’il manquait 36 agents... pour annoncer 10 recrutements, ce chiffre passant à 27 la veille de la grève.
Dès neuf heures, 120 grévistes (sur 400 salariées dans le service) se sont retrouvées dans la cour de la mairie avec klaxons, sifflets, et autres instruments bruyants. La joie de se retrouver si nombreuses et de pouvoir s’exprimer était manifeste. Quand le directeur du service est venu proposer de recevoir une « délégation de 5 ou 6 personnes », la proposition a été rejetée bruyamment. Les manifestantes voulaient des explications des élus, devant tout le monde.
C’est la municipalité qui a fini par craquer. Elle a proposé un rendez-vous à midi dans la grande salle de l’hôtel de ville. Comme beaucoup de grévistes avaient prévu de ne faire qu’une demi-journée de grève et auraient dû retourner au travail, elles ont demandé que ce moment leur soit payé. Sans tergiverser, la mairie a accepté de donner deux heures pour que tout le monde puisse assister à cette réunion.
À midi, il y avait près de 100 personnes qui ont profité de la présence des élus pour raconter leurs difficiles conditions de travail, les efforts épuisants qu’il faut déployer tous les jours pour accueillir malgré tout les élèves dans les meilleures conditions possibles. La réponse des élus n’a bien sûr pas été très concluante. Ils s’engagent sur 27 recrutements, et encore, avec des contrats de trois mois, bien loin des 40 recrutements demandés par les grévistes. Mais la partie n’est pas finie.
Les travailleuses n’ont pas dit leur dernier mot.

Ehpad – Tours : Le ras-le-bol s’exprime

Brève
30/09/2021

Lundi 27 septembre, 60 travailleurs et travailleuses des Ehpad municipaux étaient en grève et rassemblés dans la cour de la mairie pour demander des comptes à leur employeur.

Depuis des mois, le travail est devenu particulièrement éprouvant. Les absences ne sont pas remplacées, et lorsqu’elles le sont, c’est par des intérimaires qui ne restent que quelques jours. Chaque fois, en plus de son travail, il faut prendre le temps de tout réexpliquer.

En plus de l’effectif insuffisant, les problèmes matériels alourdissent encore la charge de travail : des ascenseurs en panne depuis trois ans, la présence de légionellose qui condamne l’utilisation de l’eau chaude, qu’il faut aller chercher à l’autre bout du couloir, et des pannes à répétition du matériel courant comme les téléphones, le matériel informatique, les lève-personnes...

Une adjointe au maire et le directeur du service ont dû écouter pendant plus d’une heure le mécontentement des employés. Elle s’est plainte d’avoir du mal à recruter. Évidemment, vu les salaires et la charge de travail éreintante, le travail n’est pas attractif. Quant aux problèmes matériels, elle s’est longuement exprimée sur les difficultés et sur les délais pour passer des contrats…

Ce numéro n’a pas convaincu les grévistes. Ils veulent des engagements écrits, pas seulement de belles paroles. Ils ont voté la reconduction de la grève pour le lendemain pour qu’une délégation soit reçue, l’occasion de se rassembler à nouveau.

Tout le monde était content d’avoir marqué le coup, d’avoir eu l’occasion de dire en face à la hiérarchie la colère qu’ils ressentent. Ils sont bien conscients que s’ils veulent obtenir quelque chose, il ne faudra pas lâcher la pression.

 

Foyer départemental de l’enfance Blanche de Fontarce à Châteauroux

Le personnel en colère

Brève
15/09/2021

Le foyer d’urgence recueille les enfants de 5 à 17 ans qui sont considérés comme en danger dans leur famille. Ces enfants sont censés être accueillis de façon temporaire pour quelques mois mais certains sont là depuis deux ans faute de place.

En fait ils sont si nombreux que cet été certains enfants dormaient dans des bureaux sur des matelas, dans les couloirs, en pleine crise de Covid. Les locaux sont vétustes et des vitres étaient cassées. On imagine l’effet produit sur des enfants en grande difficulté ou maltraités.

Le personnel lui aussi est méprisé avec des salaires proche du SMIC. Ils n’ont pas été concerné par le Ségur de la santé sous prétexte que l’établissement est autonome et rattaché au département. En sous effectif, les agents jugent qu’ils ne peuvent s’occuper correctement des enfants.

Cette situation révoltante a déclenché la colère des éducateurs et soignants à plusieurs reprises ils se sont mobilisés, mais rien de concret n’a été fait. Mardi 15 septembre ils se sont mis en grève de nouveau et ont manifesté.

Ils dénoncent des conditions indignes et une situation de « maltraitance institutionnelle ».

Ils exigent de meilleurs conditions de travail, des hausses de salaires, des embauches, et ils ne veulent rien lâcher.

Saint-Pierre-des-Corps (37)

Le 14 juillet des enfants

Brève
10/07/2021

Vingt quatre enfants membres du conseil municipal des enfants sont invités au 14 juillet à Paris. Ils assisteront au défilé des troupes marchant au pas depuis une tribune officielle, et les représentants de l’Etat, dont plusieurs élus municipaux, tenteront de leur faire admirer les engins de mort.

Pendant ce temps, la majorité des enfants de cette ville vivant dans des foyers dont le revenu médian annuel ne dépasse pas 18 000 €*, passeront leurs vacances d’été au pied des immeubles, tandis que la mairie leur promet un accès rendu plus difficile par des hausses de tarifs, à la piscine, à la bibliothèque ou à d’autres loisirs.

Pendant que les uns seront incités au nationalisme et au militarisme, les autres apprendront peut-être la révolte pour préparer la prise de nouvelles Bastilles.

* [13% de moins que la moyenne nationale - données de l’année 2018]