Loches (Indre-et-Loire)

Brève
15/11/2020

À l’Ehpad de Puygibault 143 pensionnaires sur 205 et 47 soignants sont positifs au Covid-19. Douze résidents sont morts.

Cela fait des mois que les personnels des Ehpad se battent pour obtenir des embauches. Au lieu de cela ils sont incités à venir travailler même positifs s'ils sont asymptomatiques et contraints de venir travailler par le retour du jour de carence  et la perte de salaire sur la prime d’assiduité en cas d’arrêt de travail.

Dès le début de la crise sanitaire, la priorité du gouvernement a été de garantir que la machine à profit continue à fonctionner « quoi qu’il en coûte ». Les centaines de milliards ont été pour les grandes entreprises, pas pour l’hôpital ni pour les Ehpad.

Le gouvernement est complètement responsable de cette situation révoltante.

Chinon (Indre-et-Loire)

Brève
15/11/2020

La Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) de la Rabelaisie (coordination de professionnels de santé) , annonce la mise en place d’une cellule de soutien psychologique destinée aux soignants libéraux et hospitaliers. Une psychologue témoigne ressentir énormément d'anxiété en particulier chez les  hospitaliers par l'attente de la deuxième vague de Covid-19.

Ce soutien psychologique gratuit est sans doute bienvenu, mais le personnel hospitalier verrait certainement cette deuxième vague avec énormément moins d'anxiété s'il voyait une réponse concrète à toutes ses revendications !

Depuis des mois, le personnel hospitalier en lutte a dénoncé le manque de lits et de personnel. Les vagues épidémiques se succèdent et prouvent combien les travailleurs de la santé ont raison de se battre et combien ils auront raison de continuer.

Orléans (Loiret)

10 novembre : Face au mépris, les enseignants en grève

Brève
11/11/2020

Manifestation à Orléans, 10 novembre 2020

Ce mardi 10 novembre, des enseignants du primaire, de collège et de lycée, ont fait grève dans tout le pays.

Lors de la rentrée du 2 novembre, ils se sont sentis méprisés, quand le ministre Blanquer a annulé au dernier moment le temps de concertation prévu suite à l’assassinat de Samuel Paty. Et avec l’insuffisance des mesures sanitaires dans les établissements scolaires face à la covid 19, beaucoup estiment, à juste titre, que l’on se moque d’eux.

Face aux mobilisations de la semaine dernière, le ministre Blanquer avait reculé, ouvrant la possibilité pour les chefs d’établissement de dédoubler les classes nombreuses. Mais cette mesure, laissée à leur appréciation, est appliquée seulement quand le rapport de force local les y contraint. En tout cas, il n’a pas été prévu d’embaucher massivement du personnel, que ce soit pour soulager les agents qui se retrouvent avec beaucoup plus de travail à faire, ou pour permettre le dédoublement des classes. Accorder les moyens pour permettre ces embauches serait pourtant la seule mesure de bon sens aujourd’hui.

À Orléans, comme dans de nombreuses villes, une partie des grévistes a eu la satisfaction d’exprimer dans la rue sa colère malgré le confinement. Et après que le rectorat n’ait donné aucune réponse favorable, beaucoup s’interrogent sur les suites.

Tours

Des lycéens qui veulent se faire entendre

Brève
07/11/2020

            Jeudi 5 novembre l’entrée du lycée Gandmont, un établissement de 2700 élèves, a été bloquée dès  7 heures par la mobilisation des lycéens qui voulaient dénoncer leurs conditions de travail et l’impossibilité de respecter les distances de sécurité imposées par la circulation du virus Covid19.

            Avec des classes surchargées jusqu’à 36 élèves et aucun dédoublement mis en place jusque là, malgré une épidémie montante depuis plusieurs semaines, avec un restaurant scolaire accueillant plusieurs milliers d’élèves des trois établissements voisins, les gestes-barrières sont impossibles et les craintes de propagation du virus légitimes.

            Les lycéens ont bien compris ce qu’il faut faire pour se faire entendre quand le ministre Blanquer et le rectorat laissent la situation se dégrader depuis la rentrée de septembre sans rien faire. Ce sont bien les manifestations de tous ceux qui sont concernés, jeunes et personnels, qui peuvent obliger les responsables locaux et le gouvernement à améliorer les conditions de la vie collective au lycée.

Celio (Dreux)

Non aux licenciements !

Brève
03/11/2020

L’enseigne de prêt-à-porter Celio vient d’annoncer la fermeture de 102 magasins en France et 383 salariés sont menacés de perdre leur emploi début 2021. En Eure-et-Loir ce plan de fermeture concernerait le magasin de Dreux. La direction de Celio prétend que la marque est fragilisée par la crise du coronavirus et que certaines boutiques sont sources de pertes financières. Mais selon la fédération CGT du commerce la réalité est tout autre. « Les bénéfices ont bien été enregistrés, les dividendes ont bien été distribués, les aides de l’État ont bien été prises », explique-t-elle dans un communiqué. Et puis cela fait des années que les effectifs diminuent drastiquement dans tous les magasins. Une fois de plus la crise sanitaire sert de prétexte pour supprimer des emplois.