Eure-et-Loir

Accroissement de la misère

Brève
30/10/2020

Comme dans bien des régions du pays, les associations caritatives d’Eure-et-Loir constatent un accroissement des demandes d’aide. Le Secours populaire fait ainsi état d’une augmentation de 20 % des personnes faisant appel à lui depuis le début du confinement au printemps. Cela concerne des personnes qui n’étaient jamais venues dans ses locaux, mais aussi certaines qui s’en étaient sorties et ne venaient plus sont aussi de retour. Le constat est à peu près le même du côté du Secours catholique ou des Restos du cœur. De son côté le Conseil départemental a enregistré une hausse de 6 % des bénéficiaires du RSA et s’attend à ce que cette hausse se poursuive dans les prochains mois.

Voilà l’état de la société capitaliste dans un pays riche d’Europe : une petite minorité de possédants et de spéculateurs continuent de s’enrichir en pleine crise, pendant que toute une partie de la population s’enfonce dans la pauvreté.

A propos de la fête à Bourges

Brève
30/10/2020

En raison du nouveau confinement, la salle où devait se dérouler la fête de Lutte Ouvrière à Bourges est fermée. Notre fête régionale annuelle qui, déjà, n’avait pu se tenir le 9 mai comme prévu, n’aura donc pas lieu le samedi 7 novembre au Restaurant Les Rives d’Auron.

Nous tenons à remercier toutes celles et tous ceux qui s’étaient procuré la carte d’entrée à la fête avec l’espoir de pouvoir se retrouver pour débattre et se détendre au cours de cet après-midi et de cette soirée.

Ce n’est à nouveau que partie remise car nous ferons tout pour que notre fête ait lieu en 2021.

D’ici là, nous prévoirons de nous retrouver dès que la réglementation le permettra.

Duralex - La Chapelle-Saint-Mesmin (près d'Orléans - Loiret)

250 emplois menacés

Brève
28/10/2020

Mercredi 28 octobre, une centaine de travailleurs et de militants se sont rassemblés devant le tribunal d’Orléans contre la menace de fermeture de la verrerie Duralex, placée en redressement judiciaire depuis le 23 septembre.

Les travailleurs de cette verrerie, qui produit de la vaisselle de table, ont d’abord enrichi les patrons de Saint-Gobain (ils ont été jusqu’à 1400 travailleurs dans les années 70), et enrichissent les actionnaires de Duralex depuis sa reprise par ce groupe en 2008. L’augmentation de la productivité sur le dos des travailleurs a permis aux patrons de réduire les effectifs à 250. Ces dernières années, ils ont aussi largement bénéficié des aides de l’État : 300 000 euros annuels au titre du CICE pendant plusieurs années, et auxquels s’ajoutent près de 2 millions au titre de la Banque Publique d’Investissement.

Pendant des années les actionnaires s’en sont mis plein les poches, alors c’est à eux et à eux seuls de payer pour maintenir l’intégralité des emplois et les salaires qui vont avec. Les capitalistes sont responsables de la crise, ce n’est pas aux travailleurs, qui créent les richesses, d’être sacrifiés et privés du travail qui les fait vivre.

Indre-et-Loire

Vaccin antigrippal : une pénurie choquante

Brève
25/10/2020

A la date du 23 octobre, alors que la campagne de vaccination contre la grippe a débuté depuis un peu plus d'une semaine, 90 % des pharmacies du département sont en rupture de stock de vaccin antigrippal.

Des personnes âgées qui ont reçu un courrier de la caisse d'assurance maladie pour aller chercher leur vaccin ne pourront pas y avoir accès avant plusieurs semaines.

Comme si l’intérêt accru porté aux vaccins n’était pas prévisible en cette période où la Covid19 préoccupe tout le monde, les plus âgés et fragiles en particulier.

Si gouverner c'est prévoir, alors les gouvernants actuels comme ceux qui dirigent les entreprises pharmaceutiques en sont bien incapables.

Segurel (Dreux)

Les travailleurs en lutte

Brève
22/10/2020

Des travailleurs de Ségurel, un grossiste en produits alimentaires situé à proximité de Dreux, se sont mis en grève plusieurs jours au mois d'octobre.

Auparavant ils avaient une prime de 140 euros par semaine s'ils parvenaient à préparer 100 colis alimentaires dans l'heure. En juin dernier la direction a décidé de changer les règles en prétendant que ce serait à l'essai pour deux mois. Il faut maintenant remplir 200 cartons dans l'heure pour une prime qui normalement devrait être plus élevée. Le problème est que personne n'a vu la couleur de la nouvelle prime car les nouvelles exigences sont impossibles à remplir. Ce changement entraîne pour les ouvriers une perte pouvant aller de 350 à 500 euros par mois sur la fiche de paye. Ils réclament donc un retour à l'ancien mode de calcul et ont raison de s'opposer aux coups tordus du patron.