Foyer départemental de l’enfance Blanche de Fontarce à Châteauroux

Le personnel en colère

Brève
15/09/2021

Le foyer d’urgence recueille les enfants de 5 à 17 ans qui sont considérés comme en danger dans leur famille. Ces enfants sont censés être accueillis de façon temporaire pour quelques mois mais certains sont là depuis deux ans faute de place.

En fait ils sont si nombreux que cet été certains enfants dormaient dans des bureaux sur des matelas, dans les couloirs, en pleine crise de Covid. Les locaux sont vétustes et des vitres étaient cassées. On imagine l’effet produit sur des enfants en grande difficulté ou maltraités.

Le personnel lui aussi est méprisé avec des salaires proche du SMIC. Ils n’ont pas été concerné par le Ségur de la santé sous prétexte que l’établissement est autonome et rattaché au département. En sous effectif, les agents jugent qu’ils ne peuvent s’occuper correctement des enfants.

Cette situation révoltante a déclenché la colère des éducateurs et soignants à plusieurs reprises ils se sont mobilisés, mais rien de concret n’a été fait. Mardi 15 septembre ils se sont mis en grève de nouveau et ont manifesté.

Ils dénoncent des conditions indignes et une situation de « maltraitance institutionnelle ».

Ils exigent de meilleurs conditions de travail, des hausses de salaires, des embauches, et ils ne veulent rien lâcher.

Saint-Pierre-des-Corps (37)

Le 14 juillet des enfants

Brève
10/07/2021

Vingt quatre enfants membres du conseil municipal des enfants sont invités au 14 juillet à Paris. Ils assisteront au défilé des troupes marchant au pas depuis une tribune officielle, et les représentants de l’Etat, dont plusieurs élus municipaux, tenteront de leur faire admirer les engins de mort.

Pendant ce temps, la majorité des enfants de cette ville vivant dans des foyers dont le revenu médian annuel ne dépasse pas 18 000 €*, passeront leurs vacances d’été au pied des immeubles, tandis que la mairie leur promet un accès rendu plus difficile par des hausses de tarifs, à la piscine, à la bibliothèque ou à d’autres loisirs.

Pendant que les uns seront incités au nationalisme et au militarisme, les autres apprendront peut-être la révolte pour préparer la prise de nouvelles Bastilles.

* [13% de moins que la moyenne nationale - données de l’année 2018]

Tours

Des dégâts tout à fait évitables dans un lycée

Brève
26/06/2021

Les pluies relativement conséquentes de ces derniers jours n’ont pas seulement provoqué des ralentissements routiers, mais aussi l’effondrement du plafond d’une salle, accompagné de nombreuses fuites importantes dans d’autres salles d’un lycée professionnel de la ville.

L’incident a eu lieu à l’étage supérieur du bâtiment dit « l’extension », l’un des plus récents de l’établissement, alors que, par chance, il n’y avait ni élève ni adulte dans ce lieu, en cette fin d’année scolaire.

Les élèves et le personnel doivent supporter depuis longtemps les conséquences de la mauvaise conception et de la qualité insuffisante de cette construction. Ainsi, quelques semaines auparavant, la société Attila était intervenue pour colmater des fuites d’eau dans ce bâtiment où elles sont habituelles.

Lorsque de tels problèmes durent depuis des années, les petites réparations ne suffisent plus. La région Centre-Val de Loire, en charge de l’entretien des lycées, en aura cette fois pour son argent !

TOURS

Les municipaux se mobilisent

Brève
24/06/2021

Une vue partielle de l'assemblée

À Tours, 150 agents municipaux se sont réunis en heure d’information syndicale dans la cour de la mairie mardi 22 juin.
Comme dans de nombreuses villes, la municipalité a entrepris de s’aligner sur la « loi » : 1607 h annuelles et 35 heures hebdomadaires. Cela signifie la perte de un à deux jours de congés, la perte des RTT liés aux 35 heures, les congés d’ancienneté sont eux aussi sur la sellette.
Pendant sa campagne électorale, le candidat EELV avait distribué un tract s’adressant aux agents, leur promettant qu’il serait « un allié face aux attaques répétées du gouvernement ». Mais une fois devenu maire, évidemment il s’est comporté comme n’importe quel patron. Depuis un an, les agents ont dû faire face aux tâches supplémentaires liées aux protocoles sanitaires, sans les effectifs suffisants.
Lorsque l’heure d’information syndicale a été programmée, prétextant le trop grand nombre de demandes d’absence, une note aux agents des écoles limitait le nombre d’agents à 1 sur 3 dans les maternelles, et à 1 sur 2 dans les primaires. Dans d’autres endroits, le formulaire de demande d’absence était introuvable sur le site intranet, et du coup la demande n’aurait pas été faite à temps.
Certains ont décidé de passer outre, y compris en faisant grève.
Tout le monde était content de se retrouver, de discuter de tous les problèmes rencontrés. Ce n’est qu’un début. Ils sont bien décidés à donner une suite à la rentrée.

Déraillement à Rebréchien (Loiret)

La conséquence de dizaines d’années de sous-investissement de l’État

Brève
16/06/2021

Mardi 8 juin en fin d'après-midi, un train transportant des céréales a déraillé au niveau de la commune de Rebréchien, sur une ligne ferroviaire dédiée au fret entre Orléans et Pithiviers.

À cause d’un rail cassé, deux wagons de queue sont sortis des rails, détruisant et endommageant 700 mètres de voies.

Depuis des dizaines d’années, les cheminots dénoncent le manque de moyens alloués par l’État et la direction à l’entretien de ces voies. En 2015, État, Région et Europe avaient fini par mettre 12 millions d’euros pour des travaux de remise en état, mais seulement parce que l’état des voies était tel que les trains ne pouvaient plus rouler qu’à 20 km/h sur certains tronçons pour éviter l’accident.

Cerise sur le gâteau de l’organisation capitaliste, depuis une semaine les wagons sont toujours en attentes de "relevage", car SNCF et entreprises de fret se renvoient la balle… personne ne veut payer le ramassage des céréales éparpillées sur le talus !