La Nouvelle République :  Alain Lombard (LO) ne baisse pas les bras

Article de presse
02/06/2012

Alain Lombard sera une nouvelle fois le candidat de Lutte ouvrière et continuera à défendre certes des idées minoritaires mais qui existent.

Alain Lombard incarne les propositions de Lutte ouvrière.

Instituteur en Loir-et-Cher, où il se trouve domicilié aux confins de la première et de la troisième circonscription, Alain Lombard n'est pas un nouveau venu en politique. « J'ai commencé à militer quand j'étais au lycée, au lendemain des événements de 1968. À l'époque, ça fourmillait d'idées contestataires. Ce sont celles de Lutte ouvrière qui m'ont paru les plus cohérentes ».

Alain Lombard a représenté son parti à plusieurs élections départementales, « et notamment la seule fois où nous avons franchi la barre des 5 % » se souvient-il. Au lendemain de la victoire de la gauche à la présidentielle, il avoue ne pas attendre de miracle du nouveau gouvernement et se situer spontanément « dans l'opposition », tant l'expérience du passé l'a convaincu que « les socialistes ne sont pas plus capables de juguler la crise que décidés à défendre les salariés contre le grand capital ». Une analyse sans concession qui le pousse à « défendre des idées minoritaires, mais qui existent et qui doivent trouver à s'exprimer en dehors de la pression du vote utile ».

Idées minoritaires ? Peut-être. Elles ont au moins le mérite de la clarté. Les priorités de Lutte ouvrière tiennent en quelques points : interdiction des licenciements, partage du travail sans diminution des salaires, levée du secret bancaire, création d'un établissement financier public chargé du financement des PME. À terme, l'objectif ultime reste « le renversement du capitalisme au profit d'une organisation communiste de la société ».

Au cas par cas

Car sur le fond, Alain Lombard ne renie rien de ses choix idéologiques de lycéen : c'est le capitalisme qui est rétrograde. Et il ne doute pas que les événements lui donneront raison. « On ne peut se réclamer de la classe ouvrière sans s'attaquer résolument aux intérêts financiers. Et comme on ne voudra pas le faire, ce sont les classes moyennes qui seront mises à contribution, ce qui aura pour effet de les rejeter dans les bras de la droite ».

Sans illusion sur ses chances de figurer au second tour, Alain Lombard n'anticipe pas la position qu'il sera amené à prendre vis-à-vis des candidats restant en lice, y compris en cas de triangulaire sur la circonscription de Blois. « On jugera au cas par cas »

© La Nouvelle République - édition du Loir-et-Cher (02/06/2012)