La Nouvelle République :  L’extrême gauche dans le mouvement (social)

Article de presse
05/03/2010

NPA d'un côté, Lutte ouvrière de l'autre. Les deux partis font liste à part cette année mais ne changent pas leur mode de campagne.

La mécanique Lutte ouvrière est bien huilée. Le petit groupe de militants sort son kit de revendications « sortie d'usine » : panneau et affiches, drapeaux rouges, tracts, journal du parti.

Étienne Cherblanc connaît bien Safety (corps d'outils et plaquettes d'outillage) pour y avoir bossé. Avec ses camarades, il est en terrain conquis, aux portes de l'entreprise.

Jean-Jacques Prodhomme, tête de liste, et des colistiers parlent chômage aux salariés qu'ils croisent, temps partiel, intérim, précarité, banquiers et bourgeoisie locale, « caisses de retraite vide ».

Pour LO, « les gens sont assommés par la crise, à force de coups de massue sur la tête ! »




Autre ambiance avec le NPA, hier, marché de la Rabière à Joué. La tête de liste, Fanny Puel, de Tours, grogne : « Plus il y a de partis représentés sur ces marchés, plus on a du mal à discuter avec les gens ».

Avec ses colistiers, elle aime ces rencontres avec le peuple : « Nous sommes un parti contestataire, contre la droite qui casse tout. » Elle appelle à un « arc de force à gauche » pour lutter sur le lourd dossier des retraites et défend ses « projets alternatifs pour les classes populaires ».

Cette psychiatre des hôpitaux sur Loches, conclut : « Il n'y a jamais eu autant de misère au quotidien, de souffrances au travail, de désespoir. »



Agenda (extraits)

Meeting LO mercredi, 20 h 30, centre de vie du Sanitas à Tours, avec Farida Megdoud, tête de

liste régionale.

© La Nouvelle République (05-03-2010)