La Nouvelle République :  La candidate Lutte ouvrière travaille dur, mais...

Article de presse
24/02/2012

Nathalie Arthaud, hier soir à Tours, espère rassembler autour d'elle tout ce qui est communiste, mais elle ne décolle pas dans les sondages.

C'est elle qui a succédé à Arlette Laguiller à la tête de Lutte ouvrière. Et avec Nathalie Arthaud, c'est aussi clair qu'avec « Arlette » : à gauche toute. Pas question de tromper les travailleurs et les travailleuses sur la marchandise. Et comme les communistes n'ont pas de candidat estampillé PCF (c'est Mélenchon qui les représente, non sans talent oratoire, d'ailleurs), eh bien la brune Nathalie Arthaud s'affiche comme « la candidate communiste », et enfonce le clou : « Nos convictions communistes fondent toute notre politique. » A gauche toute, mais elle prévient : « On dénonce la politique sarkozyste, mais on ne fait pas plus confiance à François Hollande pour défendre les intérêts fondamentaux des ouvriers, pour interdire les licenciements, contrôler les entreprises, indexer les salaires sur les prix. » Elle met Jean-Luc Mélenchon dans le même panier : « Son programme est même en dessous de celui de Mitterrand en 81 ! »

Nathalie Arthaud est dans la rupture, dans la « révolution sociale » et non pas « citoyenne ». La présidentielle ne changera rien, à ses yeux. C'est dans la rue, « comme en Grèce et en Espagne, qu'il faudra mener les luttes contre les rapaces du patronat et le capitalisme ». Elle insiste, en effet, pas rassurante : « On est dans un premier état de choc et tôt ou tard, des millions d'hommes et femmes seront, oui, dans la rue. »

© La Nouvelle République (édition de l'Indre-et-Loire) 23/02/2012