La Nouvelle République :  LO : " Les travailleurs doivent se faire entendre "

Article de presse
26/02/2014

Séance photo pour la liste Lutte Ouvrière, ce samedi au Sanitas. Une liste composée d'ouvriers, d'employés et d'enseignants.



Pas de grands discours, ce samedi après-midi, au Centre de vie du Sanitas, où les membres de la liste « Faire entendre le camp des travailleurs » de Lutte Ouvrière se sont rassemblés pour la traditionnelle photo de famille. Une liste menée par Anne Brunet, 46 ans, enseignante en lycée professionnel à Tours, militante depuis plus de 20 ans et porte-parole départemental de Lutte ouvrière. A ses côtés, Jean-Michel Hernandez, un employé de banque de 58 ans.

« Nous n'avons pas de projet spécifique pour Tours, avance-t-elle. Nous pensons que les travailleurs doivent avant tout dénoncer la politique du gouvernement, qui ne conteste pas le pouvoir des classes riches et de la bourgeoisie. C'est du bluff de faire croire que les différents candidats peuvent changer la vie des travailleurs localement, en soutenant une politique nationale qui agit contre les travailleurs. » La tête de liste assure « ne pas mépriser les problèmes locaux » : « On voit plutôt qu'il y a des choses en commun à accomplir, c'est pourquoi nos listes ont le même nom à Tours, à Joué ou à Saint-Pierre. »

Jeunes, actifs ou retraités

Et d'insister pour que « les travailleurs votent pour leur camp, le camp des ouvriers, contre les licenciements, et les bas salaires », tout en mettant en garde : « Voter FN, c'est voter pour notre pire adversaire : aucun travailleur n'a intérêt à voter pour un parti de milliardaires, ni à prendre pour ennemi d'autres travailleurs parce qu'ils n'ont pas la même couleur ou la même religion. »

Cette liste présentée par Lutte Ouvrière compte des jeunes de 20 ans, des actifs, des retraités, des militants actifs ou non. « Tous sont issus du monde du travail. Ce sont des ouvriers, des enseignants ou des employés qui subissent cette société, et font le geste de se faire entendre collectivement. Il faut ainsi que les travailleurs soient mobilisés pour leurs exigences. S'ils exigeaient de savoir, par exemple, où va l'argent, il y aurait bien des affaires, et notamment à Tours, qui n'attendraient pas des années à être révélées. »

Cécile Lascève

© La Nouvelle République (26/02/2014)