L'Echo Républicain :  Lutte Ouvrière place ses idées

Article de presse
17/02/2010

I1 ne se fait guère. d'illusions sur les chances d'élection; la sienne comme celle de ses camarades. Mais l'essentiel pour Vincent Chevrollier, tête de liste Lutte ouvrière en Eure-et-Loir n'est pas là. Face à ce qu'il considère comme une élection « pas démocratique », dans le sens où la réforme du mode de scrutin, réalisée il y a près de dix ans a mis hors des hémicycles les rares conseillers régionaux dont le parti disposait en 2004, le candidat LO affiche sa volonté d'entrer dans le débat des idées. « Nous sommes partis seuls parce que nous ne voulons pas être de ceux qui ont déjà été aux affaires, ni même de ceux qui veulent faire alliance avec des partis qui y ont déjà été », souligne-t-il, argumentant ainsi sa différence avec d'autres parties de l'aile gauche de l'échiquier politique.

Alors sur le terrain, comme hier matin sur le marché de Beaulieu à Chartres, pas de discours sur les sujets régionaux. « Les gens, ils ne nous parlent pas de la RN 154. Ce qu'ils veulent, c'est avoir les moyens de se nourrir, de se loger, bref, de vivre », indique Vincent Chevrollier, qui souligne que ces thèmes sont discutés en dehors des campagnes électorales.

« COMME UN CRI DE COLÈRE!»

« Comment voulez-vous changer, la situation à l'échelle locale ou régionale si les choses n'évoluent pas au niveau national ? », s'inter roge Vincent Chevrollier, convaincu qu'il faut « voter pour la liste Lutte ouvrière par ras-le-bol. Un bulletin comme un cri de colère ! »

Alors en guise de programme, Lutte ouvrière annonce toujours et encore, vouloir interdire les licen¬ciements, lever le secret sur les financements des banques, arrêter de donner de l'argent public à des entreprises qui s'en servent pour faire des bénéfices. « Il faut nationaliser toutes les banques pour n'en faire qu'une d'Etat. Notre programme est celui d'une lutte quotidienne et pas seulement celui d'une élection », réaffirme Vincent Chevrollier, convaincu - plus que jamais - que la vie ne pourrait changer qu'avec « des luttes amples et massives ».

FF

© L'Echo Républicain - 15-02-2010