La République du Centre :  Vincent Chevrollier a tout de suite su que Lutte ouvrière était son camp

Article de presse
04/03/2010

Lycéen, déjà, il collait les affiches pour Lutte ouvrière.

Vincent Chevrollier portera le drapeau communiste de Lutte ouvrière pour ces élections régionales. Une fois de plus. Il a déjà été le candidat de LO à deux législatives, une cantonale, aux municipales. Son engagement politique ne date pas d'aujourd'hui. Il le rattache à ses origines.

Père coiffeur, mère femme de ménage, il a grandi à La Guerche-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), à une trentaine de kilomètres de Rennes. « Je viens d'un milieu paysan, pas paysan de la Beauce, les paysans, chez nous, ce sont de petites gens » explique-t-il. Et, dès le plus jeune âge, se souvient-il, il en a éprouvé un sentiment de révolte. « J'ai toujours eu conscience d'être dans le camp des petits et, au bout d'un moment, ta révolte, tu la politises ».

Son grand frère, ses grandes soeurs, de la génération Mitterrand et même un peu avant puisqu'ils ont connu Mai 68, lui inculquent quelques valeurs de gauche. Au lycée, déçu par le deuxième septennat de Mitterrand, il commence à coller des affiches pour Lutte ouvrière. Un parti auquel il est resté fidèle. « Par la suite, lors de la guerre du Golfe, lorsque j'ai milité contre le plan Juppé... j'ai toujours constaté que Lutte ouvrière était le parti qui correspondait le mieux à mes convictions ».

Et lorsqu'il est devenu enseignant, après avoir obtenu une maîtrise de droit, option sciences politiques, Vincent Chevrollier a considéré « qu'il fallait passer à l'action militante ». Il devait être le porte-drapeau.

Boussole politique

« Il y a des gens pour qui la vie est plus dure à la naissance. Ça, c'est mon camp. Et ce camp a besoin d'une boussole politique, d'un drapeau. C'est le drapeau communiste. » Alors ce drapeau, il le portera encore pour ce scrutin. En clamant les mots d'ordre qu'il ne cesse de répéter : interdiction des licenciements, partage du travail Tout en étant persuadé que « ce n'est pas un bulletin de vote qui changera les choses ». Car, pour lui, « Il n'y a que la bagarre collective pour faire bouger les choses ! »

Philippe Abline

© La République du Centre (04-03-2010)