SNCF, guichet de la gare de Revin (Ardennes)

Pénurie de personnel

Brève
03/07/2020

Le guichet de la gare de Revin est resté fermé plus d’une semaine par manque de personnel. En effet, des agents ont été contraints de s’absenter pour des raisons de santé ou pour garde d'enfants. La SNCF n'a donc plus les moyens d'assurer l’ouverture des guichets dans toutes les gares et doit « faire des choix » ! Et son choix est vite fait : plutôt que de prendre sur les recettes des années passées pour embaucher, ce sont les usagers qui en font encore les frais.

Cette pénurie de personnel est la conséquence de suppressions de milliers d’emplois depuis des années. La situation déjà chaotique en temps habituel devient catastrophique.

Des guichets restent fermés, faute de personnel alors qu'avec la crise, des centaines de travailleurs sont venus grossir la queue au guichet de Pôle Emploi. Quel gâchis et quelle absurdité !

À la SNCF, comme dans d’autres secteurs, une solution permettrait un meilleur fonctionnement de la société : partager le travail entre tous, sans diminution de salaire en prenant sur les profits accumulés. Cela il nous faudra l'imposer !

Charleville - plan de relance pour l’apprentissage

Quand apprentissage rime avec gavage

Brève
03/07/2020

Au nom d’un énième plan de relance, « pour l’apprentissage » cette fois, le gouvernement met un milliard sur la table. Les centres de formation privés, en bons entremetteurs, encaissent des subventions au passage. Et comme ce n’est jamais suffisant, la Chambre de Commerce et de l’Industrie, le Medef et consorts pleurent pour que ce plan soit étendu aux entreprises de plus de deux cents salariés sous prétexte de respect de l’équité, selon le président de la CCI de Reims.

De l’équité bien comprise : l’embauche d’un jeune en alternance revient à un coût modique, voire nul.

Les apprentis, eux, ne verront rien de ces beaux principes d’équité. Ils devront se contenter de 27 % à 100 % du smic selon leur âge, sans promesse d’embauche ni grande perspective d’avenir.

Et pour cause, l’apprentissage, dans le système capitaliste, n’est qu’une des multiples ficelles permettant aux entreprises de se procurer de la main d’œuvre à moindre coût.

Ardennes Métropole

Travailleurs, défendons-nous nous-mêmes !

Brève
02/07/2020

Ardennes Métropole propose aux petits commerçants et entreprises, tous secteurs confondus, de reporter le paiement de leurs loyers, de leurs charges, d’échelonner le paiement des redevances d'ordures ménagères, de les soutenir pour obtenir la suspension des prélèvements des charges d’eau et d’assainissement… Pour les petits commerçants et petits artisans étranglés par le capitalisme, cela représentera sans doute une bouffée d’oxygène, mais toutes les entreprises ne sont pas à loger à la même enseigne et continuent à engranger des profits, à licencier pour augmenter leurs marges à commencer par les entreprises dépendant des multinationales de la grande distribution comme Carrefour. Alors pour aider ces grandes entreprises, l’intervention des collectivités va de soi !

Mais les travailleurs ont eux aussi pâti du confinement, eux aussi ont du retard pour verser les loyers, du mal à payer les factures, des difficultés à joindre les deux bouts… Mais là, Ardennes Métropole, la ville, les bailleurs sociaux ne sont pas aussi généreux !

Nos loyers, nos charges et nos impôts devraient être annulés. Cette crise n’est pas la nôtre, aux capitalistes de la payer !

Prime aux soignants

Les promesses n’engagent que ceux qui y croient

Brève
01/07/2020

Dans les Ardennes, la Marne et l’Aisne, 25 532 personnes seraient concernées par la prime Covid de 1 500 € promise par le gouvernement. Ce chiffre ne tient compte ni des travailleurs des établissements privés ni de ceux des instituts médico-sociaux, comme si le coronavirus s’était arrêté aux portes de ces structures. L’État renvoie la balle aux Conseils départementaux aux capacités financières déjà limitées et dégradées par la crise sanitaire.

Les critères pour pouvoir bénéficier de la prime se multiplient. Ainsi, il faudrait, dans certains départements, avoir travaillé 40 heures par semaine pour pouvoir la toucher. Donc aucun risque de contamination, en deçà de 39 heures… Ces comptes d’apothicaires sont vraiment insultants !

Salaires insuffisants, surtravail, conditions dégradées et au final, mépris à l’égard de ceux qui au prix de leur vie ont limité les dégâts. Dans ce contexte, la colère exprimée lors des manifestations du 16 juin est légitime.

Une prime, ça ne suffit pas. Avec les personnels soignants, c’est tout le monde du travail qui doit exiger des salaires décents, des conditions de travail correctes et des embauches. De l’argent, il y en a dans les caisses du patronat, et du travail, ce n’est pas ce qui manque !

Sedan, collectif de couturières bénévoles

Quand formation rime avec souci d’émancipation

Brève
30/06/2020

Un collectif de 22 couturières bénévoles du Sedanais a fabriqué plus de 7 000 masques au plus fort de la crise. Ces travailleuses ne comptent pas en rester là, bien qu’elles aient pour la plupart repris leurs activités professionnelles.

Outre la production de masques adaptés aux malentendants et personnes autistes qui se poursuit, elles répondent aujourd’hui à une commande de l’hôpital Necker, en plaids destinés aux nourrissons prématurés. Et une dizaine d’entre elles se lancent dans la formation. Elles dispenseront des cours gratuits afin de former des femmes, en situation de grande précarité, à la couture.

Ces travailleuses pallient non seulement à l’incurie de l’État et cherchent maintenant à permettre à des femmes, que la société capitaliste met sur le carreau, de relever la tête. Cela montre une fois encore le dévouement, les capacités d’initiative et d’organisation dont sont capables les travailleuses et les travailleurs, pour répondre aux besoins de la population.

Alors finissons en avec un système capitaliste qui ne pense qu’en terme de rentabilité, d'intérêt privé,et de profits. Les travailleurs font tout et peuvent tout. A eux de diriger la société !