CAF (Haute-Marne)

Des préoccupations révélatrices

Brève
21/07/2021

Deux dirigeants de la CAF de Haute-Marne ont fait part au quotidien local de leur préoccupation de lutter contre la fraude. Une fraude qui d’après leurs propres chiffres ne représente que 0,05 % des montants versés. Plutôt que de mépriser ceux qui sont de plus en plus nombreux à être poussés vers la pauvreté, ces hauts fonctionnaires ne trouvent rien à redire sur ce grand patronat qui touche des aides, bénéficiant aussi d’allègements de cotisations sociales.

Déménagement des Forges de Bologne

Tous unis pour financer les profits du groupe LISI

Brève
21/07/2021

À peine réélus, les présidents de la région Grand Est et du département de la Haute-Marne ont loué le projet de déménagement des Forges de Bologne. Cette usine réalisant notamment des pièces pour l'aéronautique doit déménager de Bologne à la nouvelle zone industrielle de Chaumont d'ici 2022.

Les nouveaux bâtiments de 24 000 m² et le site sont financés par une structure financée par la région, le département, l'agglomération de Chaumont et les fonds publics du GIP Haute-Marne pour un total de 34 millions d'euros. Le patron n'aura à débourser que l'investissement modernisant les machines, évalués à 110 millions d'euros.

Cela fait des dizaines d'années que toutes les collectivités subventionnent le grand patronat en prétendant sauvegarder l'emploi, et les suppressions d'emplois continuent. La seule chose qui soit garantie, c'est que l'argent public se transformera en profits privés.

ONF (Haute-Marne)

Manifestation contre les suppressions de postes

Brève
21/07/2021

Une cinquantaine de salariés de l'ONF (Office National des Forêts) ont manifesté à Chaumont lundi 5 juillet. Ils ont dénoncé les suppressions de postes : 500 au niveau national. Des élus des communes forestières les soutenaient, et dénonçaient l'augmentation de ce que paient les communes à l'ONF : +36% en cinq ans.

L’État montre ainsi que pour lui, la forêt doit se gérer avec les seuls critères de la rentabilité financière, au détriment des agents, des communes et de la forêt elle-même.

Comme le faisait remarquer un participant : "on scie la branche sur laquelle on est assis".

 

Lycée De Gaulle à Chaumont

Une suppression de classe dénoncée

Brève
04/07/2021

Au lycée Charles De Gaulle de Chaumont, une classe de première générale est menacée de fermeture. Ce n’est pas la première fois, puisqu’à la rentrée 2020, une classe de seconde avait déjà été fermée, ce qui a eu des conséquences aussi désastreuses que prévisibles. Ainsi les retards scolaires, notamment du fait de la période de confinement, n'ont pu être résorbés et se sont aggravés.

La fermeture d’une classe de première générale, à la prochaine rentrée entraînerait des effectifs de classe à 36 élèves, sans compter que la suppression d’un poste d’agent de laboratoire a aussi été décidée en 2021.

Une manifestation a eu lieu le 30 juin à Chaumont et a réuni une centaine de personnes dont un groupe de lycéens déterminés  brandissant  un emblème, une sardine,  et  criant un slogan : « On ne veut pas être entassés ». Le rectorat compte sur les vacances pour démobiliser. Rien n’est moins sûr !

Grève des travailleurs sociaux

Une protestation bienvenue

Brève
04/07/2021

Depuis le 24 juin, les travailleurs sociaux  de la Circonscription d’Action Sociale (CAS) de Chaumont  sont en grève, tous les jeudis. Ce mouvement de grève a été lancé par la CGT de la Haute Marne pour dénoncer le sous-effectif et les conditions de travail. Ils pointent en particulier, le non-remplacement des congés maternité et des congés maladie et demandent des embauches.

En fait, cet appel à la grève correspond à un mot d’ordre national et vient souligner que les travailleurs sociaux font eux aussi les frais de la crise et de la politique d’économie du gouvernement.

Et de fait, le CAS de Chaumont qui est censé aider une population de plus en plus fragilisée par la crise se trouve  en sous-effectif permanent, ce qui ne lui permet pas de faire face à toutes les demandes, en matière de protection maternelle et infantile, par exemple, ou de lutte contre l’exclusion. Les travailleurs sociaux refusent donc d’avoir à choisir entre les dossiers et devoir, comme ils le disent eux-mêmes, "prioriser certaines interventions au détriment d’une partie du public ".

Cette protestation qui continue, vient rappeler que les intérêts de tous les travailleurs sont les mêmes et qu’il est plus qu’urgent d’imposer des conditions de travail et de vie dignes, pour tous.