Ardennes, covid-19

Crise économique : ce n’est pas aux travailleurs de payer

Brève
23/03/2020

Avec les fermetures d’usines, certains travailleurs sont mis au chômage partiel, d’autres voient leur mission d’intérim se terminer prématurément, tous se demandent comment leurs familles vont faire pour (sur)vivre pendant les semaines et les mois qui viennent ?

Les 300 milliards d’aides annoncées par Macron pour aider les entreprises ne doivent pas encore servir à engraisser toujours plus les actionnaires ! Ce ne sont pas les patrons mais les travailleurs qui doivent être payés ! Cela, il nous faudra l’imposer collectivement.

Ardennes, Covid-19

Pour quelques dollars de plus

Brève
23/03/2020

Dans les Ardennes, les patrons rapaces de PSA, d’Invicta, d’AFS, de Vignon…, ont jusqu’à la dernière minute gardé les usines ouvertes. Ces patrons, comme d’autres partout en France, auraient bien poursuivi l’activité, même si celle-ci n’est en rien indispensable à la lutte contre le Covid-19. Ils étaient prêts à risquer la santé des salariés pour empocher toujours plus !

Mais heureusement, sous la pression des travailleurs ou contraints par le manque de matières premières et de commandes, la production a été stoppée.

Ne pas travailler à plusieurs dizaines ou centaines dans des ateliers parait une mesure de bon sens pour lutter contre la propagation de l’épidémie. Dans cette crise apparaît clairement que, nous les travailleurs, avons des intérêts diamétralement opposés à ceux des patrons.

Un diffuseur de Lutte ouvrière entendu au tribunal de police de Troyes

La défense de la liberté d’expression est bien vivante !

Brève
22/01/2020

Convoqué au Tribunal de police de Troyes le mardi 21 janvier 2020, un camarade de Lutte Ouvrière a été entendu par le juge qui a mis le jugement en délibéré au mardi 3 mars. Il a contesté le PV de 150 euros dressé pour avoir diffusé un tract à l’entrée de l’usine Devanlay-Lacoste-Solodi de Troyes, le 22 mars 2019. Plus d’une trentaine de personnes sont venues soutenir la liberté de s’exprimer, dont des militants CGT, LFI, PCF, Gilets Jaunes, Collectif de luttes 10, MRAP, Libre Pensée, etc.

La juge a lu le texte sur l’entrave à la circulation et la main courante du brigadier. Celle-ci mentionnait le titre du tract Lutte ouvrière diffusé "Le peuple algérien ne lâche rien face aux manœuvres du pouvoir" et insistait sur son attitude soi-disant "insolente" et son refus de reconnaître l’infraction.

A la juge qui confirmait le droit de diffuser un tract devant l’entreprise, mais rappelait l’interdiction d’entraver la circulation, il a expliqué que l’infraction n’était pas avérée. La police n’a pas été appelée pour un problème de code de la route mais dans le cadre de la grève des salariés de Lacoste. Il a rappelé que quelques semaines auparavant la police, déjà appelée par la direction, avait pu constater que la diffusion d’un autre tract LO ne posait pas de problème. La soi-disant infraction au code de la route était en réalité un prétexte pour l’empêcher de s’adresser aux ouvriers par tractage comme le font des milliers de militants de différentes organisations dans tout le pays. Il a cité le cas d’Yves Gauby, militant CGT qui a contesté avec succès un PV similaire en 2014. Il a conclu que lui infliger un PV reviendrait à permettre à la police d’empêcher les militants de s’adresser aux salariés qui se rendent en voiture à leur travail.

Le nombre important de soutiens présents à l’audience a été remarqué lorsque la salle s’est vidée après l’annonce de la mise en délibéré. Dans cette période de mobilisation contre les attaques du patronat et du gouvernement, face à une police qui estime que tout lui est permis, cette contestation collective est salutaire et réconfortante.

Correspondant LO

 

Reims, grève dans les crèches

La couche est pleine

Brève
17/01/2020

Mardi 14 janvier, plus de 150 travailleurs et travailleuses des crèches de Reims se sont rassemblées devant l’Hôtel de Ville. Avec leurs pancartes, leurs chansons, elles manifestaient contre la nouvelle dégradation de leurs conditions de travail voulue par le gouvernement.

Déjà fatigué par le manque de personnel et le manque de matériel, l’ensemble du personnel se bat aujourd’hui pour ne pas accueillir toujours plus de bébés et d’enfants sans que le nombre de collègues qui encadrent suive.

Sous prétexte de « simplifier le mode d’accueil », le gouvernement cherche en réalité à pressurer toujours plus les auxiliaires de puériculture, les puéricultrices… et à rentabiliser chaque m2 des crèches au détriment de l’accueil et du bon développement des enfants.

Alors pour tous les travailleurs des crèches pas question d’accepter : « Les enfants ne sont pas des sardines et nous ne sommes pas des machines ! ».

Reims (Marne)

La mobilisation continue

Brève
16/01/2020

Pour préparer la journée de grève et de manifestation du jeudi 16 janvier, des travailleurs de nombreux secteurs, syndiqués ou non, du public comme du privé, des retraités, des Gilets Jaunes poursuivent la mobilisation. Ils vont devant les entreprises, sur les marchés, aux ronds points... pour discuter et distribuer des tracts.

Mercredi 15 janvier à 7h15, avant d’aller diffuser au rond point des Droits de l’Homme à l’entrée de la ville, ils étaient une trentaine devant les Ateliers municipaux.

Autour d’un café, il a été facile de discuter avec les travailleurs des Ateliers. Beaucoup ont participé aux précédentes journées d’action et les derniers mensonges de Macron sur un soi-disant « retrait de l’âge pivot » ne trompent personne.

Pour les menuisiers, les électriciens, les maçons, les plombiers, les peintres, le quotidien c’est de porter des charges lourdes, de monter des pots de peintures de 10 kg sur des échafaudages, de peindre des plafonds, de descendre dans d'étroits vides sanitaires, de monter les chalets des manifestations de la ville… Ce sont des travaux physiquement durs, faits par tous les temps et auxquels peuvent s’ajouter des astreintes de nuit.

Faire ce boulot jusqu’à 64 ans ce n’est pas envisageable. Et pour gagner moins, il n’en n’est pas question !

Alors ce que veulent les travailleurs, c'est pas de discussion, pas de négociations mais le retrait total du projet !