Transports urbains (Reims)

Bientôt des sas anti-fraudes ?

Brève
31/10/2019

Des sas anti-fraudes doivent bientôt être testés sur certains bus du réseau de transports urbains. C'est la réponse de l'exploitant privé du réseau à une fraude estimée en augmentation.

Les salariés dénoncent à juste titre ce surcroît de travail, d'autant que la mission désagréable de gérer cet équipement s'ajoutera à celles qu'effectue déjà le conducteur.

Si on veut lutter contre la fraude, c'est facile : gratuité des transports pour tous ! Le coût du transport doit être supporté par le patronat, qui profite des déplacements de ses salariés et de ses clients !

Transports

Petits fraudeurs et gros voleurs

Brève
31/10/2019

L'exploitant du réseau des transports urbains de Reims a choisi de mettre en scène la lutte contre la fraude. Parlons-en.

Le réseau a été concédé au privé lors de la construction du tramway. La ville s'est endettée pour 34 ans, et a accepté par contrat de compenser à l'exploitant si sa marge (ses profits) n'atteint pas les 9,56 %.

Pendant ce temps, le prix du transport n'a cessé d'augmenter. En une vingtaine d'années, il a plus que doublé, passant d'un ticket à l'unité dans le bus à 0.75€ à 1,60€ aujourd'hui.

Que ce soit comme usager ou comme contribuable, dans les deux cas on se fait bien rouler.

Reims

EHPAD du CHU

Brève
22/10/2019

Mardi 15 octobre, le personnel des 4 EHPAD liés au CHU de Reims ont manifesté aux portes de leurs établissements. Devant les entrées des maisons de retraite Roux, Rousselet, Wilson et Roederer on pouvait lire le slogan « On veut des moyens ».

Les grévistes dénoncent les conditions de travail épuisantes et intenables qui font que de plus en plus de collègues ne tiennent pas et doivent s’arrêter. Ils réclament plus de personnels, plus de moyens, plus d’argent sur la fiche de paie.

Ces revendications rejoignent celles des urgentistes, des agents de réanimation, du SAMU, des infirmières de bloc… qui se mobilisent depuis des mois.

Dans tous ces secteurs, pour montrer l’urgence de leurs revendications, les travailleurs font bloc !

Reims (Marne)

SNCF : unis contre la pression de la direction

Brève
22/10/2019

Depuis jeudi, la direction de la SNCF fait tout pour faire reprendre le boulot aux conducteurs et contrôleurs qui exercent leur droit de retrait. Ce lundi, elle a même fait distribuer des mises en demeure aux cheminots concernés, à Reims où aucun TER ne circule, mais aussi dans d’autres villes de la région comme à Châlons-en-Champagne. Contestant la légalité de cette procédure, des photocopies en ont été faites pour être envoyées à l’inspection du travail qui avait légitimé le droit de retrait et qui aujourd'hui désavoue la SNCF sur les sanctions associées aux mises en demeure.

Ce nouveau coup de poignard, ajouté à la virulente campagne médiatique anti-cheminote du gouvernement, est vécu avec colère et écœurement par les cheminots qui sentent bien qu’ils font face à une attaque politique. Personne ne veut reprendre le travail dans ces conditions. Comme le dit une cheminote, « la direction ne veut pas accepter notre droit de retrait, mais elle dit qu’elle va faire des choses sur la sécurité. Donc, c’est contradictoire, ça veut dire qu’il y a bien un souci. »

La direction veut empêcher les cheminots de dénoncer le manque criant de sécurité. C’est inacceptable.

Poix-Terron (Ardennes)

SNCF : un accident qui met en lumière les besoins vitaux de personnel supplémentaire

Brève
22/10/2019

L’accident entre le TER et le convoi agricole bloqué sur un passage à niveau vers Poix-Terron a fait 11 blessés dont le conducteur du train. C’est le deuxième accident à un passage à niveau en quelques mois dans la région, le précédent ayant eu lieu près d’Épernay en juillet dernier (voir la brève du 18 juillet).

Le conducteur, aujourd’hui en arrêt, a dû briser la vitre de sa cabine pour s’en extirper et se dépêcher malgré ses blessures de signaler l’accident au train venant en face. Si les caténaires n'avaient pas été arrachées au moment de la collusion, coupant l'alimentation électrique de la ligne, il aurait pu à son tour percuter le premier train, ce qui aurait aggravé le bilan humain de l'accident.

Le conducteur n’a pas pu prévenir les passagers de ce qui se passait, puisque la radio a été rendue inopérante du fait de l’accident. Certains ont alors brisé des vitres pour sortir eux-mêmes du train. Entre le moment de l’impact et l’arrivée des pompiers, il s’est ainsi passé un quart d’heure au cours duquel les passagers n’ont eu aucun secours ni aucune information.

Il n’y avait en effet aucun agent accompagnant les voyageurs dans le train en-dehors du conducteur. Et c’est bien là tout le problème que la direction continue pourtant de nier. Sa politique consistant à supprimer de plus en plus de personnel est criminelle, et les cheminots ont entièrement raison de la dénoncer.