Contrat d’engagement jeune : toujours précaire et moins rémunéré

Brève
06/03/2022

Annoncé en juillet 2021 par Macron, le dispositif Contrat d’engagement jeune (CEJ) succède au dispositif Garantie jeune (GJ) depuis le 1er mars.
D’une durée de six à 12 mois, ciblé sur les 16-25 ans, le dispositif prévoit le versement d’une allocation maximale de 500 euros par mois, en fonction des ressources du jeune et de sa famille. Elle ne sera que de 200 euros pour les mineurs. Évidemment cette allocation ne sera pas cumulable avec le RSA ou une autre allocation. Ainsi, le remplacement du dispositif GJ par le CEJ, a donné l’occasion de réduire la rémunération des jeunes.
Fort soucieux de traquer les profiteurs quand ils ne sont pas patrons et milliardaires, le gouvernement précise bien que cette aumône ne sera versée que « sous condition de respecter ses engagements ». Le jeune devra donc fournir de 15 à 20 heures par mois, sous forme d’ateliers collectifs ou de stages d’immersion en entreprise accomplis avec assiduité.
Autre innovation, jusque-là les jeunes en Garantie Jeune étaient suivis par les Missions Locales. Pour le CEJ, Pôle emploi va maintenant concurrencer les Missions locales qui devront mettre en place davantage d’activités, sans moyen supplémentaire en personnels et en locaux. Sans que cela se traduise par plus d’efficacité, bien au contraire.
Même si le but n’est pas de faire disparaître ces jeunes des chiffres du chômage, ce dispositif n’offre guère d’avenir aux jeunes. Au bout de six mois à un an, ils reviendront à la case départ.

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