Bricorama – agglomération de Troyes :  S’unir pour ne pas subir !

Echo d'entreprise
02/05/2021

Vendredi 30 avril, 25 salariés du magasin Bricorama de Saint-André-les-Vergers se sont mis en grève. Il ne restait quasiment plus que des CDD et des intérimaires dans le magasin.

N’ayant ni tradition de lutte ni contact avec un syndicat, mais encouragés par la récente grève dans le Brico Dépôt voisin du groupe Kingfisher, sur les mêmes revendications, les salariés de Bricorama avaient prévenu la direction par courrier. Ils feraient grève le vendredi, veille du premier mai, pour obtenir le rétablissement des primes d’intéressement et de participation, le versement d’une prime Macron et l’augmentation des salaires.

Tout cela dans un contexte où les conditions de travail ont été aggravées sous prétexte du Covid : magasin maintenu ouvert de 12 h à 14 h sans aucune embauche, charge de travail plus lourde avec la montée en flèche des ventes de matériel de bricolage… Les énormes bénéfices engrangés depuis une année justifiaient le slogan « ITM se gave, les salariés en bavent ». En effet, le groupe des Mousquetaires se porte très bien. Alors, la suppression de primes tandis que les salaires sont au plus bas, (1 200 euros net au bout de 10, 15 ou 20 ans d’ancienneté), bloqués toujours au même poste, tout cela ne pouvait pas passer sans réaction.

Ainsi, vendredi 30 avril, la clientèle de Bricorama, attirée par la promotion d’un bon d’achat de 15 € tous les 100 € d’achats était accueillie par un piquet dynamique, banderole et panneaux : « En grève – Non à la suppression de la participation – Non à la baisse de notre pouvoir d’achat ». Ce piquet à l’entrée du parking le matin puis sur la bretelle d’accès a provoqué de gros embouteillages et le manque de personnel, notamment aux caisses, de longues files d’attente à l’intérieur du magasin.

Chacun des grévistes était conforté d’avoir su résister aux pressions de la direction qui avait convoqué dans la semaine tous les signataires, d’avoir obtenu l’aide de la CGT, créé des liens avec des militants locaux, tous convaincus par le mot d’ordre : « Tous touchés – Tous concernés – Tous mobilisés – Ça ne fait que commencer… »