Champagne-Ardenne

TER : ce lundi, les cheminots ne reprennent pas le travail

Brève
22/10/2019

L’accident survenu mercredi 16 octobre au passage à niveau de Saint-Pierre-sur-Vence, a mis en évidence ce que les cheminots ne cessent de dénoncer : le manque de personnel à la SNCF ! (suivre ce lien vers la brève)

Depuis jeudi, des cheminots de la région et de toute la France ont cessé le travail pour réclamer plus de moyens et donc des contrôleurs à bord des trains car il en va de la sécurité de tous.

Les négociations nationales et régionales, qui ont eu lieu ce week-end, ne les ont pas satisfaits. Alors pour eux, ce lundi, c’est toujours : « Arrêt en gare de Champagne-Ardenne ».

Cheminots en colère

Brève
21/10/2019

Une collision à un passage à niveau dans les Ardennes entre un TER et un camion a fait plusieurs blessés le 16 octobre.

Le conducteur du train, seul cheminot présent à bord, a dû faire face à d'incroyables difficultés pour engager les procédures de sécurité afin de faire stopper la circulation aux abords de l'accident, alors qu'il était seul et blessé, tandis que les 70 passagers du train restaient livrés à eux-mêmes après le choc.

Face au silence de la direction de la SNCF, le ras-le-bol face à la dégradation incessante de la sécurité, lié au manque de personnel tant à bord des trains que dans les gares, a provoqué la réaction collective des cheminots. En refusant d'assurer la circulation des trains dans ces conditions, c'est la sécurité de tous, cheminots comme usagers, qu'ils protègent.

Michelin - La Chapelle-Saint-Luc (Aube)

Les travailleurs ne doivent pas payer la casse

Brève
15/10/2019

Sur le site de La Chapelle-Saint-Luc, l’usine où sont produits les pneus agricoles, Michelin a mis en place tout un savant planning de journées de chômage partiel. En gros, nombreux sont les salariés qui chôment les jeudis et vendredis. Ce qui se traduit, de mois en mois, par une diminution des salaires de dizaines voire de centaines d’euros.

Lors de ces journées en activité partielle le salarié ne touche que 70 % du brut de l’horaire effectif. Ce qui signifie que pour chaque journée de 8 heures chômée, au lieu de toucher 100 % des 8h, les travailleurs sont indemnisés de 70 % de 7h10. Les 50 minutes de temps de pause inclues dans le temps de travail ne comptent plus. C’est une double arnaque.

À tout cela, s’est ajouté l’arrêt de l’usine de La Chapelle le mardi 8 octobre pour le reste de la semaine. Une pièce qui casse en préparation à chaud et toute l’usine est arrêtée. Là c’est du chômage technique.
Ce chômage technique va-t-il représenter une perte pour les actionnaires de Michelin ? Certainement pas puisque les salaires de tous ceux en activité partielle vont être pris en charge par l’État. Un État qui veille à éviter aux entreprises toute baisse de ressources même en cas d’arrêt de travail pour des raisons techniques ou en cas de soi-disant difficultés conjoncturelles.

Par contre, pour les ouvriers, cela va encore représenter une baisse de salaire. Nos emplois et nos salaires doivent passer avant les dividendes des actionnaires !

Mémorial Charles-de-Gaulle (Haute-Marne)

Encore une grève chez De Gaulle

Brève
15/10/2019

Huit des douze salariés qui font tourner le site de Colombey-les-Deux-Églises ont débrayé dimanche 29 septembre pour protester contre leurs conditions de travail. Ils étaient 17 à l’ouverture du site en 2008, et ne sont plus que douze (dont deux CDD) aujourd’hui, avec la même amplitude horaire. Résultat : des semaines à 40-42 heures en saison haute, les week-end travaillés, jamais deux jours de repos consécutifs, et tout ça pour 1200 à 1400 euros par mois.

Devant cette première grève de l’histoire du mémorial, la direction a proposé 2 % d’augmentation de salaire dès octobre, mais pour les grévistes, ça n’est bien-sûr pas suffisant. Ils réclament notamment une prime pour les dimanche et jours fériés, la suppression des jours de carence et des congés imposés pendant la fermeture du site, un 13ème mois, et de vraies augmentations de salaires.

En tout cas, les salariés ont pu faire l’expérience que c’est collectivement et par le rapport de forces qu’ils ont contraint la direction à prendre en compte leurs revendications.

Ardennes (08)

Non à la fermeture des collèges !

Brève
15/10/2019

Le Conseil départemental des Ardennes, à majorité LR, veut fermer 7 collèges, dont 3 à Charleville. À Sedan, il ne resterait plus que deux collèges publics alors même qu’en septembre, une grève dénonçait les effectifs pléthoriques des classes du collège qui risque de fermer. Dans toutes les communes concernées, la nouvelle suscite une profonde émotion et beaucoup de colère. Les parents dénoncent l’allongement du temps de transport des enfants. Les enseignants dont les postes vont être supprimés craignent avec raison de ne pas tous réussir à en retrouver un dans le département.

L’objectif manifeste du département est de faire des économies budgétaires en regroupant les élèves dans un nombre restreint de plus gros établissements. Mais les parents comme les enseignants ne comptent pas se laisser faire. Des réunions s’organisent, une pétition a été lancée et une journée école et collège morts est annoncée à Signy-le-Petit pour le vendredi 18 octobre.