Avenay Val d'Or (Marne)

Quatre morts à un passage à niveau

Brève
18/07/2019

Une assistante-maternelle et 3 enfants qu'elle transportait dans sa voiture sont morts lundi 15 juillet dans une collision avec un train à un passage à niveau de la commune d'Avenay Val d'Or.

Très vite, la communication officielle s'est déployée. Avant toute enquête, le chiffre de 98% d'accidents dus à l'inattention des automobilistes a été martelé. Un cynisme qui a choqué.

Cela a amené des habitants à faire des témoignages spontanés. L'un pour assurer que la barrière s'était refermée trop tôt la veille, au risque de coincer sa propre voiture sur les voies. Le maire de la commune a également assuré avoir été plusieurs fois interpellé au sujet de dysfonctionnements de ce passage à niveau. Depuis l'accident, les témoignages dans ce sens se multiplient.

Mais au-delà de problèmes matériels, c'est l'existence même de passages à niveau qui constitue un danger. Depuis 30 ans, les plans se succèdent pour les remplacer par des ponts et des tunnels, mais ces investissements sont toujours considérés comme trop chers.

Les "responsables" préfèrent risquer des drames comme celui-ci plutôt que d'investir dans la sécurité.

Reims

Grève aux urgences du CHU

Brève
28/06/2019

Jeudi 20 juin, 90% des infirmières, aides-soignantes, brancardiers des Urgences du CHU de Reims ont rejoint le mouvement national de grève.

Ils dénoncent le manque d’effectifs, de moyens humains et matériels : cette situation criminelle conduit à des drames. À Reims, les travailleurs des Urgences se souviennent qu’en mars 2018 une femme de 73 ans est morte après avoir attendu 2 heures d’être prise en charge.

Les gouvernements successifs ont démoli le service public de Santé et ce ne sont pas les 70 millions qui viennent d’être débloqués qui suffiront à améliorer la situation : les urgentistes ont bien raison de poursuivre leur mobilisation partout en France.

Reims (Marne)

Manif des jeunes pour le climat – acte II

Brève
27/05/2019

Pour la deuxième fois après le 15 mars dernier, quelques centaines de lycéens ont manifesté dans le centre-ville de Reims ce vendredi 24 mai. S’ils étaient moins nombreux que la dernière fois, ils n’en avaient pas perdu pour autant leur énergie et leur détermination. Une partie des slogans repris par les manifestants dénonçaient le capitalisme.

Oui, il faudra en finir avec le capitalisme si l’on veut préserver la planète des destructions causées par les multinationales Monsanto, Total et toutes les autres qui saccagent la planète sur l’autel de leurs profits. Et cela, ce ne sont pas les pouvoirs publics ni les dirigeants politiques actuels qui y parviendront, eux qui sont au service des plus grandes entreprises. Un tel combat implique que la classe ouvrière exproprie les capitalistes et gère directement et démocratiquement les moyens de production dans l’intérêt général et pour la satisfaction des besoins élémentaires de tous. Autrement dit faire la révolution !

Grantil (Châlons-en-Champagne, Marne)

Une première victoire juridique pour les travailleurs

Brève
27/05/2019

En janvier 2013, les 167 travailleurs de cette usine de papier peint apprenaient brutalement par un simple coup de téléphone de la part de leur direction, la fermeture de l’usine et leur licenciement. Depuis, ils en contestent en justice la validité. 40 % d’entre eux n’ont toujours pas retrouvé de travail.

D’abord déboutés par les Prud’hommes en 2017, la Cour d’appel de Reims vient finalement de reconnaître leur licenciement comme étant abusif. Les actionnaires devront payer des dommages et intérêts aux licenciés. Il a donc fallu 6 ans de combat acharné et obstiné pour que les travailleurs obtiennent ce qu’ils exigeaient.

En attendant, les actionnaires ont pu continuer leurs méfaits ailleurs. Alors, tant mieux, si cette fois-ci, ce sont eux qui passent à la caisse.

Walor – Bogny-sur-Meuse (Ardennes)

Rapport de force gagnant

Brève
27/05/2019

Rachetée par le groupe Walor en novembre dernier, l’usine de Bogny-sur-Meuse produit des bielles pour l’industrie automobile. Le nouveau directeur, passé par GM&S en 2017, prévoit déjà de licencier en se servant des 70 intérimaires (pour 214 CDI) comme variable d’ajustement.

C’est pourtant dans ce climat que les ouvriers du site ont fait grève, bloquant la production pendant une journée. Cela leur a au moins permis d’obtenir de la direction qu’elle s’engage à leur verser la prime de vacances qu’ils recevaient jusqu’à présent courant juin. Il faut dire que le groupe a de quoi payer, lui qui se vante d’un chiffre d’affaires de 179 millions d’euros en 2018 tout en obtenant de la région Grand Est un prêt à taux zéro de 500 000 € pour ses deux sites ardennais.