Charleville-Mézières

Les gilets jaunes montrent où est l'argent

Brève
27/01/2019

Pour ce onzième samedi de mobilisation des gilets jaunes, ceux de Charleville ont décidé d'aller manifester jusqu'à Carrefour. Le cortège de 500 à 800 personnes est parti de la préfecture pour rejoindre l'hypermarché Carrefour en périphérie, en passant par le quartier populaire de la Ronde Couture.

Pourquoi Carrefour ? Un tract distribué aux automobilistes retardés par le cortège et aux passants l'expliquait : Carrefour a touché 744 millions de CICE en 6 ans, et a annoncé la suppression de 4500 emplois alors que ses bénéfices tournent autour d'un milliard d'euros par an. L'argent pour augmenter le pouvoir d'achat, revendication des gilets jaunes, n'est donc pas difficile à trouver.

De l'argent, il y en a dans les comptes de Carrefour !

Éducation - Reims

Contre les réformes Blanquer

Brève
27/01/2019

Deux cents lycéens, parents et enseignants en grève ont manifesté jeudi 24 janvier dans les rues de Reims. Ils dénonçaient "l'école de la régression et de la sélection sociale" que souhaite imposer Blanquer, le ministre de l'éducation nationale.

En effet, les lycées professionnels subiront une réforme qui aboutit à limiter l'enseignement des matières générales, qui permettent de comprendre le monde, pour tout concentrer sur l'apprentissage d'un métier, en lien direct avec les organisations patronales. Ces liens avec le patronat existaient déjà mais aujourd'hui plus qu'avant il s'agit de former de la main d’œuvre immédiatement exploitable.

Quant aux lycées généraux, l'orientation se fera dès la seconde, où il faudra choisir ses options en fonction de la sélection Parcoursup après le bac. Là encore, il faudrait savoir à 15 ans ce qu'on fera comme études et comme métier, avec la quasi impossibilité d'en changer !

Ces réformes aggraveront les difficultés pour les enfants des classes populaires. L'école, qui aujourd'hui aggrave les inégalités sociales, serait encore pire demain.

À la suite de la manifestation, un peu moins d'une centaine de manifestants se sont retrouvés pour organiser démocratiquement la suite. Ils ont décidé de s'adresser à tous ceux qui ne sont pas encore mobilisé : le mouvement ne fait que commencer.

Région et emploi

La région et la presse se font recruteurs

Brève
27/01/2019

"Des centaines de milliers de demandeurs d'emplois dans le Grand Est et, en face, des milliers d'offres d'emplois qui ne trouvent pas preneurs." Voici ainsi résumée dans la presse l'ambition du partenariat entre la région et la presse locale, qui reprend le refrain habituel consistant à essayer de culpabiliser les chômeurs qui ne chercheraient pas assez ou qui seraient trop exigeants.

Sans être très forts en maths, il semble que même si "les milliers d'offres d'emplois" étaient pourvues, cela ne suffirait pas à éviter qu'il y ait toujours "des centaines de milliers" de chômeurs.

Une solution plus efficace pourrait être imposée aux patrons : répartir le travail entre tous, pour éviter que les uns se tuent à la tâche pendant que les autres crèvent au chômage.

école privée réactionnaire à Reims

Le dirlo fait de la retape

Brève
27/01/2019

Le cours Colibri, à Reims, est une école hors contrat aux principes on ne peut plus réactionnaires : salut au drapeau, valeurs religieuses, etc.

Malgré son installation à moindres frais dans une ancienne école désaffectée appartenant à la mairie, il semblerait qu'elle ait du mal à recruter. Son directeur a ainsi envoyé un courrier à toutes les écoles publiques de Reims pour leur conseiller de les soulager de quelques élèves en lui envoyant. Devant l'indignation, la présidente de l'association "espérance banlieues", dont dépend l'école, a dû désavouer la démarche de son directeur.

Quand on voit un colibri aux allures de corbeau faire son nid dans celui du voisin, on se dit que ces gens font tout pour mériter des noms d'oiseaux.

Caisse d'épargne Grand Est

550 suppressions d'emplois en vue

Brève
27/01/2019

Il faudra bien lui faire rendre gueule

Les salariés ont appris par la presse la volonté de la direction de supprimer 550 emplois en quatre ans sur les 3010 que comptent les 10 départements de la région Grand Est.

La raison invoquée par la direction de la Caisse d’Épargne est évidemment la "digitalisation", l'informatisation du travail : les clients n'auraient plus besoin de présence humaine puisqu'ils font tout en ligne eux-mêmes.

Outre que nombre de clients se plaignent de cette situation où plus personne n'est là pour les écouter, la véritable raison est à chercher ailleurs : c'est la soif de profit du capital financier.

Les salariés ont exprimé la satisfaction que la transparence s'impose grâce à la presse. Maintenant, ils savent contre quoi se battre et les pouvoirs publics ne pourront plus se cacher. Il faudra bien obliger "l’Écureuil" à lâcher ses noisettes.