Champagne-Ardenne

De plus en plus d’étudiants crève-la-faim

Brève
04/11/2011

La hausse continue des prix touche également les étudiants. Le logement prend une place tellement importante dans leur budget que certains d'entre eux doivent maintenant se rendre régulièrement dans la banque alimentaire de leur ville.

Les bourses étudiantes, tout comme les revenus de ceux qui ont trouvé un emploi, le plus souvent dans des fast-foods de l'agglomération rémoise, ne permettent pas de s'en sortir et d'étudier dans de bonnes conditions.

Les allocations étudiantes devraient être revalorisées, et leur évolution être indexée sur les hausses de prix.

Artis, Monthermé (Ardennes)

La justice condamne le patron qui doit encore payer son dû

Brève
03/11/2011

Lundi 30 octobre, un tribunal a reconnu coupable le patron d'Artis d'avoir transféré de l'argent des caisses de son entreprise vers d'autres entreprises lui appartenant ; d'avoir encaissé personnellement des chèques et virements destinés à l'entreprise ; d'avoir fait des faux et d'en avoir usé...

Bien que les juges aient reconnu la gravité des faits, la condamnation parait bien légère. Le patron est condamné à deux ans de prison avec sursis, à 15 000 € d'amende et à l'interdiction de gérer.

Les anciens salariés d'Artis ne comptent pas en rester là et feront appel pour que leur soient versés les 5 000 € qu'ils réclament.

Tinqueux (Marne)

Quand la centième fortune de France jette 1650 salariés à la rue

Brève
01/11/2011

Depuis vendredi, les 150 travailleurs d'Hebdoprint, à Tinqueux, près de Reims, sont en grève pour protester contre la fin annoncée de leur entreprise et la suppression de 1 650 emplois dans le groupe Comareg auquel ils appartiennent, et qui est sous le contrôle d'Hersant, leader dans la presse quotidienne régionale.

Le plan dit « social » qui va se mettre en place sera le quatrième et dernier que les salariés auront connu en trois ans. Entre-temps, 3 000 emplois auront disparu. Le recul de la presse gratuite au profit d'internet était prévisible, mais rien n'a été fait par la direction du groupe pour préparer l'avenir alors même que les salariés y étaient disposés. C'est ce que dénoncent les salariés depuis l'annonce inévitable de la liquidation du groupe du fait de l'absence de repreneur.

Les salariés exigent que le plan social soit abondé par des primes supra-légales et des propositions crédibles de reclassement. Dans les témoignages publiés dans un numéro spécial édité par les travailleurs en grève, on ne peut que souscrire à la proposition « de faire juger Hersant par ses propres salariés pour irresponsabilité sociale ».

Voir également sur ce sujet l'article dans Lutte Ouvrière de cette semaine

Champagne-Ardenne

Explosion du chômage

Brève
28/10/2011

Le chômage a augmenté de 14,8 % au mois de septembre dans la région. L'Aube et la Marne sont les plus touchées, avec une hausse de plus de 20 %. La direction du travail attribue cette explosion à la fin des vendanges. Il n'en reste pas moins que le chômage s'est accru de 14,3 % depuis le début d'année contre 3 % au niveau national. Les chômeurs recensés sont 62 700 et près de 100 000 si on prend en compte toutes les catégories de demandeurs d'emploi. Sur une population active de 616 000 personnes, cela fait une personne sur six qui est privée d'emploi !

Le chômage de longue durée progresse quant à lui de 12 %, alors que les offres d'emploi chutent de 16 %. Autant dire que celui ou celle qui perd son emploi n'a que bien peu de chances d'en retrouver un. Cette situation risque de s'aggraver car de grandes entreprises comme Valéo Reims annoncent la diminution du nombre d'intérimaires, d'autres comme Bosal annoncent des licenciements.

Alors, oui ! Il faut interdire les licenciements, c'est une urgence sociale !

Beine-Nauroy (Marne)

Bosal le Rapide : 70 % des travailleurs dehors et le mépris des pouvoirs publics en prime !

Brève
28/10/2011

L'annonce, la semaine dernière, d'un plan de licenciements de 93 salariés de Bosal à Beine-Nauroy a été ressentie avec colère et incompréhension.

Le carnet de commandes est plein et l'entreprise ne connaît aucune difficulté. La volonté du groupe est de rapatrier une partie des activités en Allemagne et d'en délocaliser une autre partie en Hongrie.

Les collectivités locales qui ont largement soutenu cette entreprise depuis son installation ont exprimé leur indignation. Mais le comportement de la direction de cette entreprise n'est tout de même pas inattendu. Elle est comme beaucoup d'autres entreprises qui prennent les subventions, promettent de créer des emplois... et ne font rien.

Les travailleurs de Bosal ne sont pas décidés à se laisser effacer de la sorte et nul doute que l'on va reparler d'eux dans les prochains jours...